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 | Franchement le dialogue des militaires tourne au ridicule ! |  |
Avr 05, 06 7:02 am
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Franchement le dialogue des militaires tourne au ridicule ! |
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Son Excellence |
| Sir Saintjer |
 
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Fanci et rebelles s’accrochent à Bouaké Soir Info - 4/4/2006 11:25:23 PM /S papier d’angle Soir info du 04/04/06
Les états majors des Forces armées nationales et des Forces armées des forces nouvelles se sont retrouvés, hier, au Ran hôtel, en plein cœur de Bouaké, fief de la rébellion, pour avoir des discussions au sujet de certaines questions militaires, ainsi que cela avait été annoncé au terme de leur avant-dernière réunion qui s’est tenue, samedi dernier, à Yamoussoukro. Les deux états majors, après une heure 30 minutes de conclave sous la houlette du ministre de la Défense, René Aphing Kouassi, ont convenu, à nouveau, de se retrouver pour aborder le fond des questions. “ Les échanges ont été fructueux et ont porté sur les préoccupations des deux forces et sur la mise en place d’un cadre structurel de discussions. Les deux états majors se retrouveront les mardi 11 et mercredi 12 avril, à Yamoussoukro ”, indique le communiqué final lu par le lieutenant-colonel Babri Gohourou, porte-parole des Forces de défense et de sécurité. Ce communiqué tout aussi succinct que celui ayant sanctionné la précédente réunion, ne retrace pas dans les détails les points qu’ont soulevés les différentes parties. N’empêche que, selon une source proche des discussions, les deux armées se sont accrochées à leurs revendications de départ. les Forces nouvelles ont égrené un chapelet de revendications qui reprennent, dans une leur large part, des points précédemment évoqués par eux et qui n’ont pu être franchement débattus du fait de l’interruption du dialogue militaire. Les Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) auraient ainsi mis sur la table des échanges, en tout, dix-neuf (19) points présentés par le colonel Gueu Michel, ancien ministre des Sports. Bakayoko Soumaïla et sa délégation ont demandé que soit défini un cadre structurel qui permettrait d’identifier et de discuter des maux qui minent l’armée nationale. C’est qu’à leurs yeux, les Forces de défense et de sécurité, dans leur configuration actuelle, ne seraient pas à l’image de la Côte d’Ivoire réconciliée, des ressortissants de certaines parties du pays étant davantage représentés que d’autres. Les FAFN ont souhaité une refondation de l’armée nationale et ont remis au goût du jour la question de l’état-major intégré, un concept d’apparition récente et qui a tout l’air d’être au centre des exigences rebelles. Ils étaient, d’ailleurs, revenus sur cette notion d’état-major intégré dans le communiqué qui a sanctionné leur 5ième conseil militaire tenu samedi 1er avril à Bouaké. “ Le conseil a noté que la réunification des deux armées apparaît comme la garantie réelle de la paix et l’amorce de la dynamique nécessaire à la cessation de l’état de belligérance. C’est pourquoi le conseil a encouragé cette réunification en déterminant les modalités, au nombre desquelles, la mise sur pied d’un état-major intégré apparaît en point de mire ”, lit-on dans le communiqué final du conseil militaire des Forces nouvelles (FN).
Du vote d’une nouvelle loi d’amnistie
Hier donc, la délégation du colonel Bakayoko a insisté sur la question mais elle a surtout soulevé d’autres points tels, la reconnaissance des grades que les Forces nouvelles se sont octroyées et le problème des salaires des combattants FN. Egalement, il a été exigé par les Forces nouvelles que l’on se penche sur le problème des combattants aujourd’hui en exil. Michel Gueu aurait même fait savoir qu’ils souhaitaient que la question des militaires exilés soit non seulement traitée mais qu’elle soit bien traitée. Au nombre de ses revendications, la délégation FN a demandé la démobilisation des 4000 recrues qui figurent dans les rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS) et de tous les combattants côté FANCI qui ont été intégrés au fil des dernières années dans la gendarmerie nationale et à la douane. Les FAFN ont encore demandé que soit votée une nouvelle loi d’amnistie et que les victimes de la guerre (cette fois-ci côtés FANCI et FAFN) bénéficient de prises en charge. Il y a eu, toujours au chapitre des points énumérés par les éléments FN, la question du démantelement des milices et la mise en œuvre du programme DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion). A propos de DDR, les FAFN ont indiqué qu’il fallait réactualiser l’ancien chronogramme resté inappliqué du fait de contingences à la fois militaires et politiques. Des points tels que la défense et la sécurité pendant les élections, les conditions du redéploiement de l’administration dans les zones sous contrôle de la rébellion, l’identification des populations et des combattants, la réunification du territoire ou encore la libre circulation des personnes, figuraient sur la liste présentée par la délégation FAFN, nous a confirmé notre source. A la reprise des travaux, mardi prochain, soit dans six jours, la délégation des FDS devrait avoir son mot à dire sur au moins quelques-uns des points soulevés, hier, par leurs frères d’armes. Il pourrait s’agir de la réponse du berger à la bergère face à ce que l’on pourrait qualifier des nouvelles exigences des Forces nouvelles avant d’accéder peut-être probablement au dépôt de leurs armes. |
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Dernière édition par Sir Saintjer le Avr 07, 06 4:36 pm;
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Avr 06, 06 3:53 am
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Re:FRANCHEMENT LE DIALOGUE DES MILITAIRES TOURNE AU RIDICULE |
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