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Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet
Juin 14, 17 4:08 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        30
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Les choses étranges que nous faisons en Afrique au nom de : ''C'est notre culture"

*1. Nous nous soucions plus des morts que des vivants.

*2. Nous dépensons plus pour enterrer une personne que nous ne le faisons pour la sauver.

*3. Nous ne voyagerons pas pour aller voir un parent malade mais nous irons l'enterrer.

*4. Les gens vous respecteront rarement pendant que vous êtes vivant mais voudront «payer leurs derniers respects>> à votre cercueil.

*5. Une personne ne recevra pas de roses dans sa vie entière mais elle en obtiendra des lots déversés sur sa tombe.

*6. Nous passerons une nuit à la veillée d'un voisin et ce sera notre première fois d'entrer chez lui.

*7. Personne ne s'efforcera de connaître votre village jusqu'à ce que vous mourriez et ils rempliront des bus entiers pour "escorter" votre cadavre.

*8. Nous emmènerons les morts à la mosquée, denomination catholique tout en sachant parfaitement qu'ils n'avaient rien à voir avec cela pendant leur vie.

*9. Nous n'avons pas de marbre ou du granit chez nous, mais nous ferons des pierres tombales en marbre ou granit.

*10. Un village entier pourrait ne pas avoir une seule maison avec le sol cimenté, mais le seul endroit avec du ciment, ce sera le cimetière.

Ce n'est pas la culture africaine, c'est la mode; La culture africaine est pour la vie et non la mort: «Avant, quand un membre de notre communauté était malade, tous les voisins lui rendaient visite, à la maison ou à l'hôpital. Si il / elle mourait, la communauté se réunissait pour les funérailles. Les femmes de la communauté apportaient de la nourriture, pas de cercueil qui coûtait des centaines de mille, pas de morgue, pas de service traiteur et pas de réception. Bref, pas de spectacle...

*Nous devons valoriser la vie avant la mort.*

S'il vous plaît, aimez votre prochain pendant qu'il est en vie, montrez-lui votre bonté maintenant qu'il en a besoin,votre présence à ses funérailles ne compensera jamais votre absence pendant qu'il avait le plus grand besoin de vous.Faites-le maintenant pour ne pas le regretter plus tard. Visitez votre prochain, donnez lui a manger, de quoi se vetir, visitez les prisonniers, aidez-les a se prendre en charge, trouvez des emplois si possible a ceux que vous connaissez et qui sont dans le besoin, traitez-les comme Dieu le désire car un jour nous allons tous rendre compte.

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Les Ivoiriens et partant les Africains doivent se debarasser du m'a-tu vuisme. Nous nous sommes assez amuses. Ca suffit, reveillons-nous!
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Juin 15, 17 4:46 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        31
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Eburneenne 3


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UN HISTORIEN ISRAELIEN RETABLIT LA VERITE SUR L'HISTOIRE FALSIFIEE DE L'AFRIQUE

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Juin 16, 17 8:16 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        32
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Eburneenne 3


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ON LE VOIT BIEN, LE MACHIN CPI NE VEUT JUGER QUE LES AFRICAINS

A peine libéré, le machin cpi demande l’arrestation immédiate du fils de Kadhafi, Saif Kadhafi. Fatou Bensouda, la negresse de service du machin cpi a demandé le mercredi 14 juin  son arrestation immédiate, qu’un groupe armé libyen affirme avoir relâché le 9 juin dernier. Fatou Bensouda (au service d´Israel) a invité les autorités libyennes, le conseil de sécurité de l'autre machin onu et les Etats concernés à transmettre tout renseignement pertinent dont ils disposeraient.

La Libye, c’est loin d’être terminé. Le machin cpi n’a pas fini de faire le nettoyage. On aurait pu croire qu’après tout ce qui s’est passé en Libye depuis sa destruction brutale, un peu de bon sens était revenu dans les esprits. Toutes les accusations contre Kadhafi et les autorités libyennes, des massacres de Benghazi aux poches bourrées de viagra des soldats libyens, se sont avérées fausses, et tout le monde le sait aujourd’hui, mais le machin cpi n’en a cure. En s’abritant derrière la procédure, le machin cpi veut donner l’impression d’être sereine et neutre, et tous les hypocrites s’en satisferont.
« Je suis libre et j’aimerais contribuer dans l’avenir à l’instauration d’une paix et d’une sécurité durable en Libye. Je n’abandonnerai jamais la mission de mon père, celle pourquoi, il n’est plus parmi nous aujourd’hui. Je suis jeune et formaté pour la même mission. Cette mission conduisant à la liberté, et à la dignité de l’homme. Que la jeunesse africaine soit sûre que la mémoire de mon père ne sera jamais trahie», Saïf al-Islam dès sa sortie de prison

VOICI LES CRIMES DE KADHAFI PÈRE EN LIBYE SELON L´OCCIDENT ET LE MACHIN CPI

1- L’électricité à usage domestique etait gratuite !
2- L’eau à usage domestique etait gratuite !
3- Le prix d’un litre d’essence etait de 0,08 euros!
4- Le coût de la vie en Libye etait beaucoup moins élevé que celui qui prévaut en France. Par exemple, le prix d’une demi baguette de pain en France est d’environ 0,40 euros , tandis qu’en Libye il etait de 0,11 euros !
5- Les banques libyennes accordaient des prêts sans intérêts !
6- Les citoyens n’avaientt pas d’impôts à payer, et la TVA n’existait pas !
7- La Libye etait le dernier pays dans la liste des pays endetté ! La dette publique etait à 3,3% du PIB. En France, elle est à 84,5% ! Aux US, 88,9% ! Aux Japon à 225,8% ! [http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_... ] !
8 – Le prix pour l’achat d’une voiture (Chevrolet, Toyota, Nissan, Mitsubishi, Peugeot, Renault…) etait au prix d’usine (voitures importées du Japon, Corée du sud, Chine, Etats-Unis…).
9- Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribuait une bourse de 1 627,11 euros par mois.
10- Tout étudiant diplômé reçevait le salaire moyen de la profession du cursus choisi s’il ne trouvait pas d’emploi.
11- Lorsqu’un couple se mariait, l’Etat  paiyait le premier appartement ou maison (150 mètres carrés).
12- Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçevait une aide de 300 euros par mois.
13- Il existait des endroits nommés « Jamaiya », où on vendait à moitié prix les produits d’alimentation pour toute famille nombreuse, sur présentation du livret de famille.
14- Pour tout employé dans la fonction publique, en cas de mobilité nécessaire à travers la Libye, l’Etat  fournissait une voiture et une maison gratuitement. Et quelque temps après, ces biens etait à lui.
15- Dans le service public, même si la personne s’absentait un ou deux jours, pas de déduction de ces jours sur son salaire, et pas de justificatif de maladie.
16- Tout(e) citoyen(ne) libyen(ne) n’ayant pas de logement pouvaitt s’inscrire auprès d’un organisme d’Etat, et il lui en etait attribué un sans qu’il ou elle n’avance aucuns frais, et sans crédit. Le droit au logement etait fondamental, en Libye. Et un logement appartenait à celui qui l’occupait.
17- Tout citoyen libyen souhaitant faire des travaux dans sa maison pouvaitt s’inscrire auprès d’un organisme d’Etat, et ces travaux etaient effectués gratuitement par des entreprises de travaux publics choisies par l’Etat.
18- Le souci de l’égalité entre hommes et femmes prévalaientt, et les femmes avaientt accès à des fonctions importantes et à des postes de responsabilité.
19- Chaque citoyen(ne) libyen(ne) pouvait s’investir activement dans la vie politique et dans la gestion des affaires publiques, aux niveaux local, régional et national, dans le cadre d’un système de démocratie directe (cela allait des Congrès populaires de base, permanents, jusqu’au Congrès général du peuple, le grand congrès national qui se réunissait une fois par an) : sur 3,5 Millions d’adultes, 600 000 citoyens participaient activement à la vie politique !
20- La Libye etait la première réserve pétrolière d’afrique !
21- La Libye contient 1800 km de côtes sur la méditerranée et a un des taux d’ensoleillement les plus élevé au monde !
22- Les soins médicaux etaient gratuits !
23- L’éducation secondaire et universitaire etaient gratuites. Le taux d’alphabétisation etait supérieur à 90% !
24- Il y avait des subventions sur toutes les denrées alimentaires de bases (ex : un kg de pâtes acheté 1€ à un producteur tunisien, le gouvernement libyen le revend 0,50€ aux Libyens) !
25- La Libye participait ardemment au développement de l’Afrique, à son indépendance vis-à-vis des occidentaux et leur système monétaire dictatorial. C’est plus de 60 milliards de dollars que l’état libyen était prêt à investir dans 25 pays d’Afrique et donner du travail à des millions d’Africains.
26- La Libye etait le 6 ou 7 eme fond souverain financier dans le monde. Les reserves fiduciaires etaient supérieures à celle de la Russie, par exemple.
Si cela etait de la dictature, je signe maintenant, car aucun dictateur ne ferait ces genres de choses, les Libyens vivaient mieux que nous avant cette guerre imperialiste. Les medias occidentaux nous ont menti pour la guerre en Irak et en Afghanistan et tout d’un coup ils diraient la vérité sur la Libye????

" C'est aux générations futures de poursuivre le combat pour la libération de l'Afrique " Mouammar Kadhafi


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Juin 16, 17 2:46 pm     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        33
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Lagohayou


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N'y a-t-il aucune autorité judiciaire africaine digne ce nom capable de lancer un mandat d''arrêt contre cette pestiférée de fatou la soudure pour qu'enfin elle comprenne sa folie furieuse.

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Juin 17, 17 4:54 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        34
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Lagohayou: ''N'y a-t-il aucune autorité judiciaire africaine digne ce nom capable de lancer un mandat d''arrêt contre cette pestiférée de fatou la soudure pour qu'enfin elle comprenne sa folie furieuse.''

______________________________________________

Fatou la soudure comme tu l'as si bien ecrit n'est qu'un faire-valoir, un prete-nom, une coquille vide, une negresse de service qui travaille pour Soros, l'un des sinistres personnages qui composent l'oligarchie imperialiste. C'est plutot l'imperialisme et leurs collabos africains appeles presidents que nous devons combattre pour  arracher  nos independances confisquees par la faute d'indignes fils d'Afrique toujours prets a faire le lit de l'imperialisme.

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Juin 17, 17 5:22 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        35
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Le néolibéralisme est une hydre du meme acabit que le néocolonialisme, la mondialisation et l'impérialisme qui vide les peuples d'Afrique et du Moyen-Orient de leurs substances vitales allant jusqu'a la deshumanisation. Le néolibéralisme etait une doctrine mais, est devenu maintenant une idéologie politique, economique et sociologique qui frappe partout meme en Europe et en Amerique. Les austerites, delocalisations et appauvrisssements des peuples pour enrichir les plus riches touchent toutes les couches vulnerables.

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Juin 17, 17 6:03 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        36
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CHAIR A CANON: LES AFRICAINS DE L'ARMEE AMERICAINE!!!

Qui est-ce qui n'a jamais salivé devant un gagnant de la loterie americaine??? Très souvent, on les appelle les ''ELUS DU PARADIS AMERICAIN'' pour la simple raison qu´ils auront droit à une green card (titre de séjour) sur le territoire américain ou alors à la nationalité américaine trois ans apres leur arrivée. Derrière ce faux projet humaniste se cache un projet obscur de pillage et de génocide des forces vives Africaines. Très souvent, beaucoup de ces nouveaux arrivants sur le territoire américain faute de trouver un emploi correspondant à leurs attentes ou à leurs qualifications, se font enrôler dans les rangs de l'armée américaine. Il en est de même pour la legion d'honneur française. Ces Africains alles chercher un bonheur hypothétique chez l'oncle Sam, une fois enrôlés dans les rangs de l'armée américaine, réalisent très tard que le piège monstrueux s'est referme sur eux. En fait, ils réalisent qu´ils ne sont que de la chair à canon au service du capitalisme dans les différents théâtres d'opérations des guerres impérialistes américaines.

Ce sont bien ces enfants de l'Afrique que l'Amérique utilise aujourd'hui dans ses operations de destabilisation du continent Africain par l'AFRICOM parce qu'ils se fondent mieux dans la masse Africaine. C´est le but recherché de ces recrutements massifs d'Africains arrivés aux Etats-Unis. Ces Africains endoctrinés par la propagande militaire sont ainsi donc retournes par la suite contre leur continent d'origine dans des opérations secrètes par ceux-là même qui organisèrent il y a 500 ans les razzias négrières des populations Africaines.
Ces Africains attirés par l'espoir d'une vie confortable dans les armées occidentales ne sont rien d'autre que la chair à canon postée en première ligne, à découvert et à la merci des tirs ennemis. Une vraie épuration!!!
Que ce soit pendant la première guerre occidentale ou pendant la deuxième guerre occidentale, bref, dans toutes les guerres impérialistes occidentales, les Africains dans leur devouement credule n'ont toujours constitue que des boucliers humains que leur maîtres esclavagistes utilisent a dessein. Les statistiques sont claires, les soldats Africains dans les armées occidentales tombent au front plus que les leucodermes. En temps de guerre, les Africains au service des armees occidentales meurent en grand nombre parce qu'ils sont places aux avant-postes des batailles perilleuses et coûteuses en vies humaines. Vous avez dit chair a canon???


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Juin 18, 17 12:30 pm     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        37
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Eburneenne 3


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Oser se libérer des carcans de l’histoire !!!

Après la colonisation, l’histoire s’est poursuivie!!! Des générations de ''pères fondateurs & co'' ont pillé et fait piller nos pays par leurs maitres coloniaux, brades le contenu des mers, des terres, des sols et sous-sols ainsi que des putschistes de tout crin et de tout poil se sont emparés de l’appareil étatique ici et là pour le compte de l'oligarchie imperialiste.  Il y a eu plus de 80 coups d’États en Afrique, dont les dirigeants occidentaux tiraient les ficelles.

PLEURER SUR L’ESCLAVAGE ??? C’EST BON, C’EST BIEN. LA RAZZIA OCCIDENTALE, LE COMMERCE TRIANGULAIRE… Oui, il faut l’enseigner à nos enfants ; mais comment ??? Avec toute la rigueur amassée au long des siècles pour aborder les questions historiques. Mais aussi et surtout, il faut en tirer des enseignements muris, des conclusions réfléchies, des leçons pratiques capables d’éclairer l’avenir. Joseph Ki-Zerbo et d’autres érudits l’ont dit de mille manières : le passé, l’histoire doit éclairer le présent et orienter vers le futur.

Outre l’expurgation, il faut aussi interroger les programmes d’enseignements : qu’est-ce qu’on enseigne à nos enfants ??? Ailleurs, toute réforme du système scolaire est critiquée et débattue, défendue ou désapprouvée par des personnalités de tout bord. Il y a des pays où l’on débat même sur le système solaire ou sur des évidences séculaires… Bref, chez nous, il faut un débat public sur cette question, comme sur tant d’autres d’ailleurs. Un vrai débat permettrait aux jeunes d’élargir leur vision sur l’avenir du continent.

Il faut sortir du carcan historique, libérer les esprits, connaitre le vrai passé et  surtout se projeter. Arroser le passé de chaudes larmes ne fera pas fleurir l’avenir.

La jeunesse Africaine, présentée comme l’espoir du continent, a besoin de raisons tangibles d’espérer. L’avenir est à faire. Des challenges immenses attendent le continent. Et les jeunes, en première ligne, devront oser construire l’avenir sur leur terreau culturel et historique, aussi douloureux soit-il. Il faut arrêter de falsifier et d’édulcorer l’histoire. Il faut s’ouvrir à demain. Nous sommes libres de le faire. Mais, il faut savoir que la Liberté commence où l’ignorance finit.


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Juin 20, 17 10:29 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        38
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Un exercice de stérilisation de masse, déclarent des médecins kenyans qui ont trouvé un agent anti-fertilité dans le vaccin contre le tétanos.

Des pays africains sont sans nul doute, depuis des décennies, des laboratoires in vivo d’expérimentations de masse (stérilisation, mutations génétiques, infections, virus, etc.) qui sont dirigés par des firmes pharmaceutiques privées, par le département militaire des maladies infectieuses et qui sont financés par les Bill Gates de ce monde.


Je rappelle que tous les pays occidentaux vaccinent contre le tétanos, sans compter le calendrier vaccinal des enfants, les vaccins saisonniers, les vaccins contre la méningite, vaccin contre le cancer du col de l’utérus.

Selon un communiqué publié mardi par l’association des médecins catholiques du Kenya, l’organisation a trouvé un antigène dans un vaccin administré à 2,3 millions de filles et de femmes qui provoque des fausses couches. Ce vaccin est administré par l’organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF.

''Nous avons envoyé six échantillons provenant de partout au Kenya à des laboratoires en Afrique du Sud. Ils ont été testés positifs pour l’antigène HCG.'', dit le Dr. Muhame Ngare du Mercy Medical Centre à Nairobi au LifeSiteNews.



Le Dr. Ngare, porte-parole de l’association des médecins catholiques au Kenya, a déclaré dans un bulletin publié le 4 novembre:

« Cette campagne de l’OMS n’est pas d’éradiquer le tétanos néonatal, mais c’est un exercice bien coordonné de stérilisation de masse avec un vaccin qui régule la fertilité. Cette preuve a été présentée au ministère de la santé avant le troisième tour de vaccination, mais elle été ignorée ».

lifesitenews.com

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Juin 22, 17 8:38 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        39
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Eburneenne 3


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Le 29 mai, l'ambassadrice du Kenya auprès du programme des nations unies pour l'environnement a accuse formellement le président de la délégation égyptienne d'avoir traité les Africains subsahariens de « chiens et esclaves » lors de l'assemblée de l'onu pour l'environnement, qui s'est déroulée la semaine du 23 Mai à Nairobi. Ces propos sont une piqure de rappel concernant le passé tragique qui lie les peuples Arabes et Africains subsahariens mais aussi le mépris et la haine que les peuples Arabes (vivant en Afrique ou non) ont pour les Africains.

Ce passé tragique est la razzia arabo-musulmane très méconnue car on associe ce génocide du peuple Africain uniquement à la razzia transatlantique. Sa forme la plus inhumaine et la plus destructrice est le génocide commis par les peuples Arabes. Ce fut un génocide car les procédés utilisés étaient clairement destinés à vider l'Afrique de sa population au profit de leurs intérêts. Après toutes les formes d'abus et d'exploitations, il a été question de faire disparaitre toute trace de la population africaine au sein de leurs sociétés.

Les Arabes ont donc ouvert la voie à toute forme de razzias massives impliquant un déplacement important de population. Elle débuta au VIIe siècle. Ce fut la plus intense, la plus inhumaine et la plus longue. Pendant 13 siècles les Arabes ont razzié sans interruption l'Afrique. Ce drame a entraîné 17 millions de morts et de déportés.

L'amnésie volontaire et tacite qui frappe aussi bien les bourreaux que les victimes est motivée par plusieurs éléments. L'atrocité des méthodes utilisées par les Arabes a fait disparaitre presque totalement les preuves visibles de ce crime contre l'humanité. La castration systématiquement pratiquée sur les hommes et les infanticides n'ont pas permis la constitution d'une population et d'une descendance de ces esclaves comme c'est le cas dans les Amériques et les Caraïbes (70 millions de personnes). Le rôle haineux et néfaste de soit-disants érudits de renom a aussi contribué à cet horrible crime contre l'humanité.

Leur interprétation des textes religieux dans le but de justifier et perpétuer le génocide du peuple Africain  a été à l'avant garde de la hiérarchisation des races, définie par les Européens qu'au 19e siècle. Une telle position émanant de leaders religieux est totalement destructrice car elle donne le droit de chosifier et maltraité un autre groupe humain. Comme l'a fait le catholicisme avec la razzia transatlantique. Ainsi, le peuple Africain a ete infériorisé vis-à-vis du peuple Arabe. D'où les termes « chiens et esclaves » utilisés par le diplomate Égyptien et bon nombre de ses semblables à l'égard des Africains.

Les Africains quant à eux prennent aussi part à cette négation. On l'observe comme un « syndrome de Stockholm à l'Africaine » motivé par une solidarité religieuse car parmi les descendants des victimes, beaucoup aujourd'hui partagent la même religion que les descendants des bourreaux. L'islam défend le principe de solidarité entre ses membres.

Mais cette solidarité a toujours été à sens unique. Différents exemples illustrent cette amnésie des Africains, par exemple l'absence de réactions des musulmans Africains face aux actes de « négrophobie » qu'ils subissent lors de leur pelerinage à la mecque en Arabie Saoudite. Lors de leur dernier pelerinage, la ville de Mina a été le théâtre d'une boucherie humaine.

Des milliers de pelerins ont perdu la vie dont beaucoup d'Africains. D'ailleurs, avant même la clôture des enquêtes, les Saoudiens par voie officielle ont accusé les pelerins africains d'être à l'origine de la bousculade meurtrière. Cela donne une indication sur le sens unique de la solidarité entre musulmans du monde. Comment peut-on subir/commettre des actes haineux  en terre soit-disant ''sainte'' d'islam durant le pelerinage qui constitue l'un de leurs piliers???

De même le silence des états subsahariens concernant les actes haineux (racistes, l'euphemisme) que subissent leurs population dans le nord de l'Afrique (viols, harcèlement, agressions violentes, discriminions, insultes…). Mais aussi dans les pays du golfe et surtout au Liban dont beaucoup de ressortissants vivent en Afrique subsaharienne où ils sont accueillis et traités comme il se doit. L'actualité nous rappel sans cesse le statut d'esclave et d'animal que les populations Arabes confèrent aux Africains. Les traitements inhumains dont souffrent les domestiques subsahariennes au Liban (violences sexuelles, morales et physiques) entrainent parfois le suicide ainsi que les agressions voir les meurtres dans les pays du nord de l'Afrique.

Le refus des Marocains d'accueillir la dernière CAN 2015 sur son sol pour cause d'Ebola est l'illustration d'un mepris des Africains, pourtant au même moment la compagnie aérienne marocaine royal air Maroc n'a pas cessé de desservir l'Afrique subsaharienne.

Les nombreux comptes « négrophobes » que l'on peut trouver sur les réseaux sociaux où les populations Arabes étalent sans crainte leurs haines des Africains attestent la réalité. Par ailleurs, ce système esclavagiste persiste en Mauritanie où l'on trouve encore aujourd'hui des Africains étant la propriété d'Arabes. Et, les militants sont fermement muselés par le pouvoir en place (emprisonnement et violation des droits de l'homme).

Il est temps que les populations Africaines mettent fin à cette amnésie. Un travail de mémoire et de recherche concernant la razzia transatlantique, a été indispensable pour les descendants des victimes. Cela permet aujourd'hui «un semblant de vivre ensemble» avec les descendants des bourreaux. Nous devons adopter la même démarche concernant la razzia arabo-musulmane.

Ce pan de l'histoire de l'humanité doit être connu de tous et faire l'objet d'un travail de mémoire. Cela relève en premier lieu de la responsabilité des chercheurs Africains et Afro-Américains. Mais jusqu'aujourd'hui beaucoup d'entre eux sont aussi frappés d'amnésie et de mutisme car tout comme les bourreaux, ils sont pour certains musulmans donc prisonniers de la solidarité islamique supra-nationale.

Il est primordial que les musulmans sub-saheriens s'affranchissent de cette solidarité religieuse, qui visiblement n'est qu'à sens unique et qui permet un mépris des arabes sans impunité.

Sisi Adouni, stagiaire

Source: Rpmedias
Leblogdugriot.over-blog.com

Un jeune fille, victime de la haine que les Arabes ont pour les Africains




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Juin 27, 17 10:17 am     Re:Une Afrique sans les Africains: voila le projet        40
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HISTOIRES OUBLIÉES, HISTOIRES OCCULTÉES:
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LE CODE NOIR 

Le code noir est un recueil de textes juridiques haineux (racistes) et esclavagistes applicables dans les colonies françaises aux esclaves d’origine africaine et à leurs descendants.


Le fondement raciste du code noir, inspiré par cinquante années de pratique esclavagiste française aux Antilles, s’inscrit dans un courant «décomplexé » proche des idées des « libertins », dont Madame de Maintenon, seconde épouse du roi, était imprégnée, incluant la mise en cause de l’origine unique de l’humanité par Isaac la Peyrère dès 1655 et l’affirmation de l’existence de races humaines par le médecin François Bernier en 1684.

La première version du code noir a été promulguée en mars 1685 par Louis XIV et préparée, sur son ordre, par le ministre Colbert et son fils, le marquis de Seignelay. Elle fut contresignée par Michel Le Tellier, marquis de Louvois.


C’est en 1681 que Louis XIV , soucieux de légaliser le racisme, a décidé qu’un statut particulier serait donné aux populations africaines déportées aux Amériques. Le ministre Colbert fut chargé de ce travail qu’il délégua aussitôt à l’intendant de la Martinique, Jean-Baptiste Patoulet (puis, en juillet-octobre 1682, à son successeur, Michel Bégon) ainsi qu’au gouverneur des Antilles, Charles de Courbon-Blénac.

En 1681, Colbert s’adressait en ces termes à son intendant (Patoulet) : ''Sa Majesté estime nécessaire de régler par une déclaration tout ce qui concerne les nègres dans les isles, tant pour la punition de leurs crimes que pour tout ce qui peut regarder la justice qui leur doit être rendue, et c’est pour cela qu’il faut que vous fassiez un mémoire le plus exact et le plus étendu qu’il sera possible, qui comprenne tous les cas qui peuvent avoir rapport aux dits nègres en quelque manières que ce puisse être qui mériteraient d’être réglés par un ordre et vous devez bien connaître l’usage observé jusqu’à présent dans les isles et votre avis sur ce qui devrait être observé à l’avenir.''

Il s’agissait d’entériner les usages esclavagistes des colonies et particulièrement
de la Martinique qui étaient contraires à la législation française laquelle interdisait formellement l’esclavage.

Deux mémoires seront transmis à Versailles en 1682 et 1683.


Le code noir en est la synthèse, approuvée par Louis XIV, après de nombreuses discussions, notamment sur le statut des enfants nés d’un père libre.

Il en résulte que les esclaves africains, l’esclavage n'étant pas reconnu pour les non Africains ne sont que des biens meubles (l’humanité leur étant refusée) auxquels des peines particulières peuvent être légalement appliquées.

La condition d’esclave est héréditaire.


Le code noir fut appliqué aux Antilles en 1687, en Guyane en 1704, à La Réunion en 1723, en Louisiane (avec certaines dispositions encore plus rigoureuses) en 1724.

Le code noir, abrogé par la loi du 4 février 1794, fut remis en vigueur par Napoléon le 20 mai 1802 et appliqué jusqu’au 27 avril 1848.

Il concerna 1 200 000 esclaves et occasionna 16 millions de morts en Afrique.


Sur les auteurs, l’inspiration et les origines de ce texte, voir l’intéressant article de Vernon Valentine Palmer, publié en 1998 dans la revue internationale de droit comparé, et qui exclut toute inspiration fondée sur le droit romain.

Essai sur les origines et les auteurs du code noir


L’achèvement du code noir fut suivi, le 16 juillet 1685, d’une fête prodigieuse donnée par Colbert fils, Jean-Baptiste-Antoine Colbert, marquis de Seignelay, au château de Sceaux. Louis XIV y assista. On y met sur pied, à l’orangerie du château, l’idylle sur la paix ou idylle de sceaux, un poème de Racine, alors historiographe du roi glorifié en pacificateur (il s’agit de la trêve de Ratisbonne, conclue l’année précédente, avec l’archiduc d’Autriche Léopold 1er). Le poème était mis en musique par Lulli.

Au même moment, sœur Louise-Marie de Sainte-Thérèse dite « La Mauresse de Moret », une jeune religieuse au phénotype africain, allait apparaître au couvent de Moret-sur-Loing. La rumeur affirmait qu’elle était la fille de la reine ou du roi.


Edit du roi touchant la police des îles de l’Amérique Française Louis, par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre : à tous, présents et à venir, salut. Comme nous devons également nos soins à tous les peuples que la divine providence a mis sous notre obéissance,nous avons bien voulu faire examiner en notre présence les mémoires qui nous ont été envoyés par nos officiers de nos îles de l’Amérique, par lesquels ayant été informés du besoin qu’ils ont de notre autorité et de
notre justice pour y maintenir la discipline de l’Eglise catholique, apostolique et romaine, pour y régler ce qui concerne l’état et la qualité des esclaves dans nos dites îles, et désirant y pourvoir et leur faire connaître qu’encore qu’ils habitent des climats infiniment éloignés de notre séjour ordinaire, nous leur sommes toujours présent, non seulement par l’étendue de notre puissance, mais encore par la promptitude de notre application à les secourir dans leurs nécessités.


A ces causes, de l’avis de notre Conseil, et de notre certaine science,pleine puissance et autorité royale, nous avons dit, statué et ordonné,disons, statuons et ordonnons, voulons et nous plaît ce qui ensuit :

Art. 1. Voulons et entendons que l’edit du feu roi de glorieuse
mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit
exécuté dans nos îles ; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de
chasser, de nosdites îles, tous les juifs qui y ont établi leur
résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous
commandons d’en sortir dans trois mois, à compter du jour de la
publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens.


Art. 2. Tous les esclaves, qui seront dans nos îles, seront baptisés et
instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine;
enjoignons aux habitants qui achètent des nègres nouvellement arrivés,
d’en avertir dans huitaine au plus tard, les gouverneurs et intendants
des dites îles, à peine d’amende arbitraire, lesquels donneront les
ordres nécessaires pour les faire inscrire, et baptiser dans le temps
convenable.

Art. 3. Interdisons tout exercice public, d’autre
religion que celui de la religion catholique, apostolique et romaine ;
voulons que les contrevenants soient punis comme rebelles, et
désobéissants à nos commandements ; défendons toutes assemblées pour cet
effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites, séditieuses,
sujettes à la même peine, qui aura lieu même contre les maîtres qui les
permettront, ou souffriront à l’égard de leurs esclaves.

Art. 4.
Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des nègres, qu’ils
fassent profession de la religion catholique, apostolique et romaine, à
peine de confiscation desdits nègres, contre les maîtres qui les auront
préposés,et de punition arbitraire contre les commandeurs qui auront
accepté ladite direction.

Art. 5. Défendons à nos sujets de la
religion prétendue réformée, d’apporter aucun trouble ni empêchements à
nos sujets, même à leurs esclaves, dans le libre exercice de la religion
C. A. et R. à peine de punition exemplaire.

Art. 6. Enjoignons à
tous nos sujets de quelque qualité et conditions qu’ils soient,
d’observer les jours de dimanche et fêtes, qui sont gardés par nos
sujets de la religion C. A. et R; leur défendons de travailler, ni de
faire travailler leurs esclaves auxdits jours, depuis l’heure de minuit
jusqu’à l’autre minuit, à la culture de la terre, à la manufacture des
sucres, et à tous autres ouvrages, à peine d’amendes et de punition
arbitraire, contre les maîtres, et les confiscations tant des sucres,
que des esclaves qui seront surpris, par nos officiers, dans le travail


Art. 7. Leur défendons pareillement de tenir le marché des nègres et de
toutes autres marchandises, lesdits jours, sur pareilles peines de
confiscations des marchandises qui se trouveront alors au marché, et
d’amende arbitraire contre les marchands.

Art. 8. Déclarons nos
sujets, qui ne sont pas de la religion C. A. et R, incapables de
contracter à l’avenir aucuns mariages valables ; déclarons bâtards les
enfants qui naîtront de telles conjonctions, que nous voulons être
tenues et réputées, tenons et réputons pour vrais concubinages.


Art. 9. Les hommes libres, qui auront un ou plusieurs enfants de leurs
concubinages avec leurs esclaves,ensemble les maîtres qui les auront
soufferts, seront, chacun, condamnés en une amende de 2000 livres de
sucre ; et s’ils sont les maîtres de l’esclave de laquelle ils auront eu
lesdits enfants, voulons, outre l’amende, qu’ils soient privés de
l’esclave et des enfants ; et qu’elle et eux soient confisquées au
profit de l’hôpital,sans jamais pouvoir être affranchis ; n’entendons,
toutefois, le présent article, avoir lieu, lorsque l’homme libre, qui
n’était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son
esclave, épousera, dans les formes observées par l’Eglise, ladite
esclave, qui sera affranchie par ce moyen, et les enfants rendus libres,
et légitimes.

Art. 10. Les solennités prescrites par
l’ordonnance de Blois , articles XL, XLI, XLII, & par la déclaration
du mois de novembre 1629,pour les mariages, seront exécutées, tant à
l’égard des personnes libres, que des esclaves, sans néanmoins que le
consentement du père et de la mère de l’esclave y soit nécessaire, mais
celui du maître seulement.

Art. 11. Défendons très expressément,
aux curés, de procéder aux mariages des esclaves, s’ils ne font apparoir
du consentement de leurs maîtres ; défendons aussi, aux maîtres, d’user
d’aucune contrainte sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.


Art. 12. Les enfants, qui naîtront des mariages entre les esclaves,
seront esclaves, et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves, et
non à ceux de leurs maris, si le mari et la femme ont des maîtres
différents.

Art. 13. Voulons que si le mari esclave a épousé une
femme libre, les enfants tant mâles que filles, soient de la condition
de leur mère, et soient libres comme elle, nonobstant la servitude de
leur père ; et que si le père est libre et la mère esclave, les enfants
soient esclaves pareillement.

Art. 14. Les maîtres seront tenus
de faire enterrer en ''terre sainte'', et dans les cimetières destinés à cet
effet, leurs esclaves baptisés ; et à l’égard de ceux qui mourront sans
avoir reçu le baptême, ils seront enterrés de nuit, dans quelque champ
voisin du lieu où ils seront décédés.

Art. 15. Défendons aux
esclaves de porter aucune armes offensives, ni de gros bâtons, à peine
de fouet, et de confiscation des armes au profit de celui qui les en
trouvera saisis ; à l’exception seulement de ceux qui seront envoyés à
la chasse par leurs maîtres, et qui seront porteurs de leurs billets, ou
marques connues.

Art. 16. Défendons pareillement aux esclaves
appartenant à différents maîtres, de s’attrouper le jour ou la nuit,
sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l’un de leurs maîtres, ou
ailleurs, et encore moins dans les grands chemins, ou lieux écartés, à
peine de punitions corporelles, qui ne pourra être moindre que du fouet,
et de la fleur de lys ; et en cas de fréquentes récidives, et autres
circonstances aggravantes, pourront être punis de mort : ce que nous
laissons à l’arbitrage des juges : enjoignons à tous nos sujets de
courir sus aux contrevenants, de les arrêter, et de les conduire en
prison, bien qu’ils ne soient point officiers, et qu’il n’y ait contre
eux aucun décret.

Art. 17. Les maîtres qui seront convaincus
d’avoir permis ou toléré telles assemblées, composées d’autres esclaves
que de ceux qui leurs appartiennent, seront condamnés, en leurs propres
et privés noms, de réparer tout le dommage qui aura été fait à leurs
voisins, à l’occasion desdites assemblées, et en dix livres d’amende
pour la première fois, et au double, en cas de récidive.

Art. 18.
Défendons aux esclaves de vendre des cannes à sucre, pour quelque
cause, et occasion que ce soit, même avec la permission de leurs maîtres
; à peine du fouet contre les esclaves, de 10 livres tournois contre le
maître qui l’aura permis, et de pareille amende contre l’acheteur.


Art. 19. Leurs défendons aussi d’exposer en vente au marché, ni de
porter dans les maisons particulières, pour vendre, aucune sorte de
denrées, même des fruits, légumes, herbes pour la nourriture des
bestiaux et leurs manufactures, sans permission expresse de leurs
maîtres, par un billet ou marques connues ; à peine de revendication des
choses ainsi vendues, sans restitution du prix par les maîtres, et de 6
livres tournois d’amende à leur profit, contre les acheteurs.


Art. 20. Voulons, à cet effet que deux personnes soient préposées par
nos officiers, dans chacun marché, pour examiner les denrées et
marchandises qui y sont portées par les esclaves, ensemble les billets
et marques de leurs maîtres, dont ils seront porteurs.

Art. 21.
Permettons, à tous nos sujets et habitants des îles, de se saisir de
toutes les choses dont ils trouveront les esclaves chargés, lorsqu’ils
n’auront point de billets de leurs maîtres, ni des marques connues, pour
être rendues incessamment à leurs maîtres, si leur habitation est
voisine du lieu où les esclaves auront été surpris en délit ; sinon,
elles seront incessamment envoyées à l’hôpital, pour y être déposées,
jusqu’à ce que les maîtres en aient été avertis.

Art. 22. Seront
tenus les maîtres, de faire fournir, par chacune semaine, à leurs
esclaves âgés de dix ans, et au dessus, pour leur nourriture, deux pots
et demi mesure de Paris, de farine de manioc, ou trois cassaves pesant
chacune deux livres et demie, au moins, ou autre chose à proportion ; et
aux enfants depuis qu’ils sont sevrés, jusqu’à l’âge de dix ans, la
moitié des vivres ci-dessus.

Art. 23. Leur défendons de donner
aux esclaves de l’eau de vie de cannes, ou guildive, pour tenir lieu de
la substance mentionnée en l’article précédent.

Art. 24. Leur
défendons pareillement de se décharger de la nourriture et subsistance
de leurs esclaves, en leur permettant de travailler certains jours de la
semaine, pour leur compte particulier.

Art. 25. Seront tenus les
maîtres de fournir, à chaque esclave, par chacun an, deux habits de
toile, ou quatre aunes de toile, au gré desdits maîtres.

Art. 26.
Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs
maîtres, selon que nous l’avons ordonné par les présentes, pourront en
donner avis à notre procureur, et mettre leurs mémoires entre les mains,
sur lesquelles, et même d’office, si les avis lui viennent d’ailleurs,
les maîtres seront poursuivis à sa requête, et sans frais ; ce que nous
voulons être observé, pour les crimes et traitements barbares et
inhumains des maîtres, envers leurs esclaves.

Art. 27. Les
esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la
maladie soit incurable, ou non, seront nourris et entretenus par leurs
maîtres ; et en cas qu’ils les eussent abandonnés, les dits esclaves
seront adjugés à l’hôpital, auquel les maîtres seront condamnés de payer
10 sols, par jour, pour la nourriture et l’entretien de chacun esclave.


Art. 28. Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à
leurs maîtres, et tout ce qui leur vient par industrie, ou par la
libéralité d’autres personnes, ou autrement, à quelque titre que ce
soit, être acquis, en pleine propriété, à leurs maîtres ; sans que les
enfants des esclaves, leurs pères et mères, leurs parents ou tous
autres, y puissent rien prétendre, par succession, disposition entre
vifs, ou à cause de mort ; lesquelles dispositions déclarons nulles,
ensemble toutes les promesses, et obligations qu’ils auront faites,
comme étant faites par gens incapables de disposer, et contracter de
leur chef.

Art. 29. Voulons néanmoins que les maîtres soient
tenus de ce que leurs esclaves auront fait pour le commandement,
ensemble ce qu’ils auront géré et négocié dans leurs boutiques, et pour
l’espèce particulière de commerce à laquelle leurs maîtres les auront
préposés, et en cas que leurs maîtres ne leur aient donné aucun ordre,
et ne les aient point préposés, ils seront tenus seulement jusque, et à
concurrence de ce qui aura tourné à leurs profits ; et si rien n’a
tourné au profit des maîtres, le pécule desdits esclaves, que leurs
maîtres leur auront permis d’avoir, en sera tenu, après que leurs
maîtres en auront déduit, par préférence, ce qui pourra leur en être dû,
sinon que le pécule consistât, en tout, ou en partie, en marchandises
dont les esclaves auraient permission de faire trafic à part, sur
lesquelles leurs maîtres viendront, seulement, par contribution au sol
la livre, avec les autres créanciers.

Art. 30. Ne pourrons les
esclaves, être pourvus d’offices, ni de commission ayant quelque
fonction publique ; ni être constitués agents par autres que leurs
maîtres, pour gérer ou administrer aucun négoce, ni être arbitres,
experts ou témoins, tant en matière civile que criminelle ; et en cas
qu’ils soient ouïs en témoignage, leur déposition ne servira que de
mémoire, pour aider les juges à s’éclaircir d’ailleurs, sans qu’on en
puisse tirer aucune présomption, conjoncture, ni adminicule de preuve.


Art. 31. Ne pourront aussi les esclaves être parties, ni être22 en
jugement en matière civile, tant en demandant, qu’en défendant ; ni être
parties civiles dans les affaires criminelles ; sauf à leurs maîtres
d’agir et défendre, en matière civile, et de poursuivre, en matière
criminelle, la réparation des outrages et excès qui auront été commis
contre leurs esclaves.

Art. 32. Pourront les esclaves être
poursuivis criminellement, sans qu’il soit besoin de rendre leurs
maîtres parties, (sinon) en cas de complicité ; et seront les esclaves
acculés, jugés en première instance par les juges ordinaires, et par
appel au Conseil souverain, sur la même instruction, et avec les mêmes
formalités, que les personnes libres.

Art. 33. L’esclave qui aura
frappé son maître, ou la femme de son maître, sa maîtresse, ou le mari
de sa maîtresse, ou leurs enfants, avec contusion, ou effusion de sang,
sera puni de mort

Art. 34. Et quant aux excès de voies de fait,
qui seront commis par les esclaves contre des personnes libres ; voulons
qu’ils soient sévèrement punis, même de mort s’il y échet.

Art.
35. Les vols qualifiés, même ceux de chevaux, cavales, mulets, boeufs ou
vaches, qui auront été faits par les esclaves ou par les affranchis,
seront punis de peines afflictives, même de mort si le cas le requiert.


Art. 36. Les vols de moutons, chèvres, cochons, volailles, cannes à
sucre, pois, mil, manioc ou autres légumes faits par les esclaves seront
punis selon la qualité du vol, par les Juges qui pourront, s’il y
échet, les condamner d’être battus de verges par l’exécuteur de la Haute
justice, et marqués d’une fleur de lys.

Art. 37. Seront tenus,
les maîtres, en cas de vol, ou d’autre dommage causé par leurs esclaves,
outre la peine corporelle des esclaves, de réparer le tort en leur nom,
s’ils n’aiment mieux abandonner l’esclave à celui auquel le tort aura
été fait ; ce qu’ils seront tenus d’opter dans trois jours, à compter de
celui de la condamnation, autrement ils en seront déchus.

Art.
38. L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter
du jour que son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles
coupées, et sera marqué d’une fleur de lys sur une épaule ; s’il
récidive, un autre mois, à compter pareillement du jour de la
dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d’une fleur de
lys, sur l’autre épaule; et la troisième fois, il sera puni de mort.


Art. 39. Les affranchis, qui auront donné retraite, de leurs maisons,
aux esclaves fugitifs, seront condamnés par corps, envers les maîtres,
en l’amende de 3000 livres de sucre, par chaque jour de rétention ; et
les autres personnes libres, qui leur auront donné une pareille
retraite, en dix livres tournois d’amende, par chacun jour de rétention.


Art. 40. L’esclave, puni de mort sur la dénonciation de son maître, non
complice du crime pour lequel il aura été condamné, sera estimé, devant
l’exécution, par deux des principaux habitants de l’île qui seront
nommés d’office par je juge ; et le prix de l’estimation en sera payé au
maître; et pour à quoi satisfaire, il sera imposé par l’intendant, sur
chacune tête des nègres payant droits, la somme portée par l’estimation,
laquelle sera régalée sur chacun des nègres, et levée par le fermier du
Domaine royal d’Occident pour éviter à frais.

Art. 41. Défendons
aux juges, à nos procureurs et greffiers, de prendre aucune taxe dans
les procès criminels contre les esclaves, à peine de concussion.


Art. 42. Pourront seulement les maîtres, lorsqu’ils croiront que leurs
esclaves l’auront mérité, les faire enchaîner, et leurs faire battre de
verges ou cordes ; leur défendons de leur donner la torture, ni de leur
faire aucune mutilation de membres, à peine de confiscation des
esclaves, et d’être procédé contre les maîtres, extraordinairement.


Art. 43. Enjoignons à nos officiers de poursuivre criminellement les
maîtres, ou commandeurs, qui auront tué un esclave étant sous leur
puissance, ou sous leur direction ; et de punir le meurtre suivant
l’atrocité des circonstances ; et en cas qu’il ait eu à l’absolution,
permettons à nos officiers de renvoyer tant les maîtres que les
commandeurs absous, sans qu’ils aient besoin d’obtenir de nous lettres
de grâce.

Art. 44. Déclarons les esclaves être meubles, et comme
tels, entrer dans la communauté ; n’avoir point de fuite par hypothèque ;
se partager également entre les cohéritiers, sans préciput et droit
d’aînesse ; n’être sujet au douaire coutumier, au retrait féodal et
lignager, aux seigneuriaux et féodaux, aux formalités des décrets, ni au
retranchement des quatre quints en cas de disposition, à cause de mort,
et testamentaire.

Art . 45. N’entendons, toutefois, priver nos
sujets de la faculté de les stipuler propres à leurs personnes, et aux
leurs de leur côté, et ligne, ainsi qu’il se pratique pour les sommes de
deniers, et autres choses mobilières.

Art. 46. Seront, dans les
saisies des esclaves, observées les formes prescrites par nos
ordonnances, et les coutumes, par les saisies nobiliaires : voulons que
les deniers en provenant soient distribués par ordre des saisies, ou, en
cas de déconfiture, au sol la livre, après que les dettes privilégiées
auront été payées et généralement, que la condition des esclaves soit
réglée, en toutes affaires, comme celle des autres choses mobilières,
aux exceptions suivantes.

Art. 47. Ne pourront être saisis et
venus séparément, le mari et la femme, et leurs enfants impubères, s’ils
sont sous la puissance d’un même maître : déclarons nulles les saisies
et ventes qui en seront faites; ce que nous voulons avoir lieu dans les
aliénations volontaires : sous peine contre ceux qui feraient les
aliénations d’être privés de celui, ou de ceux qu’ils auront gardés, qui
seront adjugés aux acquéreurs, sans qu’ils soient tenus de faire aucun
supplément de prix.

Art. 48. Ne pourrons aussi les esclaves,
travaillant actuellement dans les sucreries, indigoteries, et
habitations, âgés de quatorze ans, et au dessus jusqu’à seize ans, être
saisis pour dettes ; sinon pour ce qui sera dû du prix de leur achat ;
ou que la sucrerie, indigoterie , ou habitation, dans laquelle ils
travaillent, soit saisie réellement ; défendons, à peine de nullité, de
procéder par saisie réelle, et adjudication, par décret, sur les
sucreries, indigoteries, et habitations, sans y comprendre les nègres de
l’âge susdit, y travaillant actuellement.

Art. 49. Le fermier
judiciaire des sucreries, indigoteries, ou habitations, saisies
réellement, conjointement avec les esclaves, seront tenu de payer le
prix entier de son bail, sans qu’il puisse compter, parmi les fruits
qu’il perçoit, les enfants qui seront nés des esclaves, pendant son
bail.

Art. 50. Voulons, nonobstant, toutes conventions
contraires, que nous déclarons nulles, que les dits enfants
appartiennent à la partie saisie, si les créanciers sont satisfaits
d’ailleurs, ou à l’adjudicataire, s’il intervient un décret ; et à cet
effet, il sera fait mention, dans la dernière affiche, avant
l’interposition du décret, desdits enfants nés des esclaves, depuis la
saisie réelle dans laquelle ils étaient compris.

Art. 51.
Voulons, pour éviter aux frais, et aux longueurs des procédures, que la
distribution du prix entier de l’adjudication conjointe des fonds, et
des esclaves, et ce qui proviendra du prix des baux judiciaires, soit
faite entre les créanciers, ou suivant l’ordre de leurs hypothèques, et
privilèges, sans distinguer ce qui est pour le prix des esclaves.

Art. 52. Et néanmoins, les droits féodaux, et seigneuriaux, ne seront payés, qu’à proportion du prix des fonds.


Art. 53. Ne seront reçus les lignagers, et les seigneurs féodaux, à
retirer les fonds décrétés, s’ils ne retirent les esclaves vendus
conjointement avec les fonds ; ni l’adjudicataire à retirer les
esclaves, sans le fonds.

Art. 54. Enjoignons aux gardiens,
nobles, et bourgeois usufruitiers, amodiateurs, et autres jouissants des
fonds auxquels sont attachés des esclaves qui travaillent, de gouverner
lesdits esclaves comme bons pères de famille ; sans qu’ils soient
tenus, après leur administration finie, de rendre le prix de ceux qui
seront décédés ou diminués par maladie, vieillesse, ou autrement, sans
leur faute ; et sans qu’ils puissent aussi retenir comme fruits à leur
profit, les enfants nés desdits esclaves, durant leur administration,
lesquels nous voulons être conservés, et rendus à ceux qui en sont les
maîtres, et les propriétaires.

Art. 55. Les maîtres, âgés de
vingt ans, pourront affranchir leurs esclaves, par tout acte entre vifs,
ou à cause de mort, sans qu’ils soient tenus de rendre raison de
l’affranchissement, ni qu’ils ayant besoin d’avis de parents, encore
qu’ils soient mineurs de vingt cinq ans.

Art. 56. Les esclaves,
qui auront été faits légataires universels, par leurs maîtres, ou nommés
exécuteurs testamentaires, ou tuteurs de leurs enfants, seront tenus et
réputés, les tenons et réputons, pour affranchis.

Art. 57 .
Déclarons les affranchissements, faits dans nos îles, leur tenir lieu de
naissance dans nos îles ; et les esclaves affranchis n’avoir besoin de
nos lettres de naturalité, pour jouir de l’avantage de nos sujets
naturels de notre royaume, terres et pays de notre obéissance, encore
qu’ils soient nés dans les pays étrangers.

Art. 58. Commandons,
aux affranchis, de porter un respect régulier à leurs anciens maîtres, à
leurs veuves, et à leurs enfants, en sorte que l’injure, qu’il leur
auront faite, soit punie plus grièvement, que si elle était faite à une
autre personne : les déclarons, toutefois, francs, et quittes envers
eux, de toutes autres charges, services, et droits utiles que leurs
anciens maîtres voudraient prétendre, tant sur leurs personnes, que sur
leurs biens, et successions, en qualité de patron.

Art. 59.
Octroyons, aux affranchis, les mêmes droits, privilèges, et immunités
dont jouissent les personnes nées libres ; voulons que le mérite d’une
liberté acquise produise, en eux, tant pour leur personne, que pour
leurs biens, les mêmes effets que le bonheur de la liberté naturelle
causé à nos autres sujets.

Art. 60. Déclarons les confiscations
et les amendes, qui n’ont point de destination particulière, par ces
présentes, nous appartenir, pour être payées à ceux qui sont préposés à
la recette de nos droits, et de nos revenus : voulons, néanmoins, que
distraction soit faîte du tiers des dites confiscations, et amendes, au
profit de l’hôpital établi dans l’île, où elles auront été adjugées. Si
donnons en mandement à nos amés et féaux les Gens tenant notre Conseil
souverain établi à la Martinique, Guadeloupe, Saint-Christophe, que ces
présentes ils aient à faire lire, publier et enregistrer, et le contenu
en elles garder et observer de point en point selon leur forme et
teneur, sans contrevenir ni permettre qu’il y soit contrevenu en quelque
sorte et manière que ce soit, nonobstant tous édits, déclarations,
arrêts et usages, auxquels nous avons dérogé et dérogeons par ces dites
présentes.

Car tel est notre bon plaisir ; et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous y avons fait mettre notre sceau.

Donné à Versailles au mois de mars mil six cent quatre-vingt-cinq, et de notre règne le 42e.
●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●●
Louis,
Le roi.
Colbert.Le Tellier.

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Les Ivoiriens et partant les Africains doivent se debarasser du m'a-tu vuisme. Nous nous sommes assez amuses. Ca suffit, reveillons-nous!
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Juil 01, 17 9:48 pm     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        41
Son Excellence
Eburneenne 3


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Africains, mefiez vous des occidentaux et meme des Chinois dirais-je, qui viennent avec de soits-disants grands projets de developement en Afrique, car ils ont d'autres motifs cachés. Ecoutez cette jeune fille tres lucides qui expose tres bien ce que connait l'Afrique comme problemes depuis belle lurette.

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Les Ivoiriens et partant les Africains doivent se debarasser du m'a-tu vuisme. Nous nous sommes assez amuses. Ca suffit, reveillons-nous!
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Juil 05, 17 3:09 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        42
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Eburneenne 3


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Les resistances africaines à la veille de la colonisation.

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Les Ivoiriens et partant les Africains doivent se debarasser du m'a-tu vuisme. Nous nous sommes assez amuses. Ca suffit, reveillons-nous!
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Juil 05, 17 3:44 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        43
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Un extrait du film le plus réaliste sur la razzia des Africains: " Good bye Uncle Tom ". Un long métrage tourné en Haïti par des réalisateurs italiens, ce film conçu pour traumatiser l'oncle Tom est tellement choquant qu'il a été interdit dans les salles de cinéma en 1971.

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Juil 06, 17 7:45 am     Re: Une Afrique sans les Africains: voila le projet        44
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La femme qui est sur ce billet de 1000 FCFA et dont la photo est adjacente s’appelait Marie Kore. De son nom de jeune fille Zogbo Céza Galo Marie, elle est née vers 1912 ou 1910 selon les sources et etait originaire du village de Gossa en Côte d’Ivoire. Elle avait épousé Kore Sery René, un Ex-fonctionnaire des PTT.

Elue présidente du comité féminin du PDCI-RDA à Treichville, à partir de 1947, Marie Koré a participé, à la tête des femmes, aux manifestations devant le palais du gouverneur Péchoux, comme à celles qui eurent lieu les 23, 24 et 25 décembre 1949. C’est aussi elle qui fut à la tête des femmes qui marchèrent sur la prison de Grand-Bassam où des militants et non des moindres du PDCI avaient été incarcérés, sans jugement. Il s’agit notamment parmi les plus connus de : Bernard Dadié, Mathieu Ekra, Jacob Wiliam, Jean Baptiste Mokey, Albert Paraiso, René Séry Koré, Lama Kamara et Phillipe Veira.

Leurs mouvements de protestation avaient porté ses fruits puisque trois mois plus tard, les prisonniers politiques du PDCI passaient en jugement et furent condamnés à des peines atténuées. C’est en souvenir de cet acte héroïque des femmes, surtout de celui du 25 Décembre 1949, que le pont sur la lagune Ouladine fut baptisé : le pont de la victoire.

Elle était crainte par l’administration coloniale.

En 1953, alors qu’elle souffrait d’un simple panaris, elle se rendit a l’hôpital annexe de Treichville pour se faire soigner. On lui aurait incisée le doigt malade en lui faisant une piqûre à titre d’anesthésie locale. Elle serait morte dans les heures qui ont suivi cette intervention médicale. Cette mort suspecte est restée dans les mémoires de ceux qui l’ont aimé sans jamais être élucidée. Pour certains, c’est plutôt de l’éther qui lui avait été administré en lieu et place de la drogue anesthésiante.

Rappelons qu’à l’époque, l’hôpital annexe de Treichville était tenu, en grande partie, par des médecins européens.

C’est à juste titre que la BCEAO a choisi de l’honorer. Hommage à cette dame!!!

Source : texte inspiré de l’écrit de Nina Olga Boro et du blog de Daniel Baoulé.

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