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Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?
Jan 27, 06 12:39 am     Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        0
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 Quelque chose de pourri dans la Chiraquie
20/10/2005 
Scandale – Au-delà des cris d’orfraie poussés par la presse française, le vrai scandale qui risque d’emporter Alliot-Marie et Jacques Chirac (qui veulent sacrifier Poncet pour leur survie politique) est la soustraction aux yeux de la justice française des indices pouvant faire avancer l’enquête. Les auditions des assistants techniques de l’armée ivoirienne sont censurées ; Bentégeat ment sur les boîtes noires des Sukhoï…
«Le Courrier d’Abidjan» l’a affirmé dès que l’information de la suspension du général Henri Poncet a été rendue publique. Au-delà de «l’affaire Mahé», les représailles de Michèle Alliot-Marie et de Jacques Chirac contre l’ancien patron de Licorne, étaient directement et exclusivement liées aux événements de novembre 2004. Les choses sont devenues plus claires depuis hier : deux jours après l’annonce qui a fait trembler la «Grande muette», le dossier est exhumé par le quotidien Le Monde, historiquement très compréhensif vis-à-vis de la «raison d’Etat».

Dans un article catégorique, le quotidien affirme que «l’enquête française désigne le pouvoir ivoirien». Il suffit pourtant de lire l’article en question et de faire un certain nombre de recoupements sur le terrain ivoirien pour se rendre compte que la déclassification des documents secret-défense ainsi que la présence actuelle en France d’Ange Kessy, procureur militaire ivoirien, menacent plutôt l’exécutif français.

En effet, le dossier à charge de la juge Raynaud est prodigieusement vide. A part les rumeurs malveillantes de la rue Saint-Germain, où se situe l’état-major français, elle n’apporte rien de nouveau. Selon elle, la preuve qui atteste de manière absolue que le «bombardement» de Bouaké a été directement ordonné par le pouvoir ivoirien, c’est… une note de la Direction du renseignement militaire (DRM), structure de renseignement directement sous les ordres d’Alliot-Marie. Laquelle affirme, sur la base du tableau d’avancement de l’armée ivoirienne, que l’armée «accorde notamment une promotion aux pilotes soupçonnés d′avoir bombardé les emprises de la force Licorne, le 6 novembre 2004 à Bouaké». «Sont ainsi promus par le président ivoirien Laurent Gbagbo le lieutenant-colonel Oueï, ainsi que deux pilotes, les lieutenants Gnanduillet et Degri Akpali. Selon la DRM, ces officiers seraient les «seuls à avoir bénéficié d′une promotion au mérite. (...) Cet avancement n′est pas dénué d′ambiguïté et apparaît comme une récompense pour services rendus»», écrit Le Monde, qui affirme pourtant par ailleurs que le lieutenant-colonel Oueï (aujourd’hui colonel) a été «noté très au-dessus de la moyenne» pendant ses années de formation en France.

A part ce jugement de valeur émis par les services secrets, la juge Raynaud n’a rien. Elle n’a rien parce que Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense, a une fois de plus menti. Le 4 octobre, le ministère de la défense a indiqué que "Michèle Alliot-Marie – avait – décidé de suivre l′avis de la commission consultative du secret de la défense nationale et de procéder à la déclassification des documents en rapport" avec le bombardement de Bouaké. Il n’en est rien. Selon Le Monde, elle a décidé de censurer une partie du dossier ivoirien figurant dans les archives militaires. Dans le courrier qu′elle a fait parvenir à la juge Raynaud, le 4 octobre, la ministre écrit ceci : «Je vous informe que la commission consultative du secret de la défense nationale a rendu un avis favorable à la déclassification partielle des informations sollicitées et que j′ai décidé de suivre cet avis. J′estime toutefois opportun de ne pas déclassifier deux extraits du document nº135 du 5 novembre 2004, page 2 avant-dernier paragraphe, page 3 dernier paragraphe, après "ville" ainsi que la page 4 intégralement, tous éléments fondés sur des rumeurs faisant état de faits sans liens avec votre saisine.»

Derrière le brouhaha phénoménal orchestré par les médias français à la solde du pouvoir, c’est plutôt ce «charcutage» du dossier secret-défense, ce refus sournois de se soumettre aux recommandations de la commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), qui avait demandé la déclassification d’un certain nombre d’éléments du dossier – contrairement à une tradition française qui veut que cette commission soit toujours suivie par les politiques, et ce depuis sa création en 1998. «Entre le "tri" effectué par la CCSDN et celui du ministère de la défense, les rapports, notes et fiches déclassifiés et versés à la procédure ont été largement amputés. De fait, une bonne partie des documents transmis à la juge Raynaud sont constitués de feuilles blanches barrées d′une ligne noire, ce qui confère au dossier une aura de mystère supplémentaire», est obligé de reconnaître Le Monde. Il y a en tout cas quelque chose de sidérant à voir la Chiraquie critiquer en Poncet le «goût immodéré du secret» alors qu’elle-même fait disparaître les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité sur la mort de plusieurs ressortissants français…

Les auditions des assistants techniques de l’armée ivoirienne ont disparu

En plus, la «censure» d’Alliot-Marie est d’autant plus scandaleuse qu’elle touche le cœur du dossier. La France officielle a toujours accusé des assistants techniques de l’armée ivoirienne, originaires de Biélorussie, d’avoir été les mains ouvrières du bombardement de Bouaké. C’est pour cette raison qu’en occupant par la force l’aéroport d’Abidjan, la France a arrêté, de manière tout à fait illégale et à grand renfort de publicité, 15 assistants techniques originaires d’Europe de l’Est – Biélorussie, Ukraine, Russie. Elle les a gardés pendant quatre jours, les a photographiés, les a interrogés avant de les remettre au Consulat de Russie par l’intermédiaire de la Croix-Rouge (au nom de quoi ?). Qu’ont donc dit ces «mercenaires» aux enquêteurs de Licorne ? Ont-ils avoué ? Ont-ils accusé le pouvoir ivoirien de leur avoir donné un ordre ? Impossible de le savoir : Michèle Alliot-Marie a décidé de soustraire leurs dépositions des regards de la juge Reynaud. L’armée française ment une fois de plus en disant qu’elle n’avait pas mandat pour interroger les «mercenaires» (avait-elle mandat pour les arrêter, en plus loin du théâtre des opérations ?).

Mais les avocats des parties civiles, qui ont eu le dossier amputé, commencent à gronder, comme l’indique une dépêche de l’agence américaine Associated Press. «Le 9 novembre 2004, soit pendant la rétention des mercenaires, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie affirme que cette attaque résulte d′une action "délibérée des pilotes des chasseurs, dont on sait qu′ils sont des mercenaires biélorusses". Au vu des déclarations de la ministre et de certains documents déclassifiées, les parties civiles se demandent si les mercenaires biélorusses - pilotes des deux Soukhoï - dont fait état Mme Alliot-Marie ne se trouvaient pas parmi les quinze mercenaires arrêtés par l′armée française le 7 novembre.

Parmi les documents en possession de la juge, figure une planche photographique des mercenaires suivie d′une dizaine de feuillets dont la levée du secret-défense a été refusée. Les feuillets pourraient correspondre à l′audition des mercenaires lors de leur rétention à Abidjan, estime Me Jean Balan, l′un des avocats de la partie civile». De bonne foi, cet avocat pense que cette censure vise à protéger les autorités ivoiriennes. "La raison d′Etat ne peut être que compatible avec la recherche de la vérité", assure-t-il. "Si ces quinze mercenaires devaient être mis en examen, ils risquent de désigner les donneurs d′ordre qui ne peuvent venir que de la plus haute autorité ivoirienne et cela ne peut qu′embarrasser le gouvernement français"». Les autorités françaises, qui accusent à cor et à cri le président ivoirien d’avoir ordonné l’attaque du camp français de Bouaké, ne peuvent pas, logiquement, le «couvrir» dans le même temps. Ce sont ceux qui cachent les dépositions des assistants techniques qui pourraient, en réalité, être «désignés» par les éléments qu’ils dissimulent à la justice et aux familles des victimes…

Boîte noire des Sukhoï : les graves mensonges de Bentégeat

Où sont donc passées les boîtes noires des deux Sukhoï qui, prétend-on, auraient détruit le camp français à l’aide «d’au moins cinq» roquettes (selon le reporter de France 2 sur place, il s’agissait de deux à trois roquettes) ? C’est la question que s’est posée la juge Reynaud. Elle a interrogé le chef d’état-major de l’armée française, le général Bentégeat, qui lui a répondu par un mensonge grossier. Ainsi, Le Monde écrit : «Dans sa commission rogatoire, la magistrate, qui évite toute mise en cause directe, a fait part de son souhait de retrouver les boîtes noires des deux avions Soukhoï détruits par l′armée française peu après l′attaque de Bouaké. Peine perdue. Dans un courrier du 5 octobre, le général Henri Bentegeat, chef d′état-major des armées, a ruiné ses espoirs : "Je vous confirme que – les boîtes noires – n′ont jamais été récupérées par un militaire français. Les avions ont été détruits à distance, sans que les militaires français s′en soient approchés."»

Hallucinant ! Les médias du monde entier ont pourtant raconté de manière unanime comment les choses se sont passées. Il y a eu trois quart d’heures entre le moment où les Sukhoï 25 sont revenus à l’aéroport de Yamoussoukro le 6 novembre, et celui où l’aviation française, qui occupait de manière structurelle le tarmac de l’aéroport, a tout juste retourné ses canons contre les avions ivoiriens et les a bombardés, provoquant la fuite des militaires ivoiriens. Les avions n’ont donc pas été détruits à distance. Ce sont 3 MI-24, un PUMA et un MI-8 positionnés à l’intérieur du palais présidentiel de Yamoussoukro qui, dans la nuit du 6 novembre, ont été détruits au sol par des missiles lancés par des hélicoptères Gazelle n’émettant aucun signal lumineux ou sonore.

L’armée française est restée maîtresse de l’aéroport de Yamoussoukro pendant plusieurs jours. A son départ, elle a laissé les carcasses des Sukhoï… sans leurs boîtes noires. Où sont-elles donc passées ? Auront-elles le même destin que celle de l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, volatilisées elles aussi, en 1994, au début du génocide rwandais ? Le mensonge de Bentégeat vise en tout cas à camoufler la boîte dans laquelle figurent toutes les conversations de l’équipage des Sukhoï.

Par ailleurs, pourquoi la juge française n’a-t-elle pas eu les éclats des roquettes qui ont détruit le camp militaire français ? Où sont-ils passés, alors que l’armée française s’est fait un devoir de nettoyer de fond en comble leur camp et ses environs avant de laisser entrer toute personne étrangère, notamment le procureur militaire ivoirien. Pourquoi n’y a-t-il eu aucune reconstitution des faits à Bouaké, alors que les militaires français continuent d’y demeurer ? Pourquoi aucun journaliste n’a pris des photos claires des dégâts ? Quand l’armée française montrera-t-elle des images nettes de son camp détruit ?

Il est aujourd’hui évident que le quatuor Chirac-Alliot-Marie-Bentégeat-Poncet a fait disparaître tous les indices matériels pouvant permettre d’établir rationnellement les faits qui se sont déroulés à Bouaké. Mais cela n’a pas suffi. Dans leurs anticipations, les trois premiers se rendent compte que le mensonge ne pourra pas tenir longtemps. Ils ont donc décidé de sacrifier le dernier cité, en préparant l’opinion à admettre qu’il a menti et induit ses supérieurs en erreur sur le bombardement de Bouaké.
Théophile Kouamouo - kouamouo@yahoo.com
Source: Le Courrier d′Abidjan

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Jan 27, 06 1:10 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        1
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Melusine


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Espérons que la juge française soit très tétue et ne lacheras pas ce dossier.

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Jan 27, 06 2:45 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        2
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«Ivoire nue» écrit par l’ancien porte-parole de Licorne, le lieutenant-colonel Georges Peillon
 
Le livre du lieutenant-colonel Georges Peillon, qui tance les rebelles, la presse française et la politique ivoirienne de Jacques Chirac, pousse l’Etat-major français à bander les muscles et à interdire de parole l’ex-porte parole de Licorne. L’Elysée a peur d’autres révélations provenant de la Grande Muette, qui pourraient l’éclabousser sur le dossier ivoirien.

Le livre «Ivoire nue» écrit par l’ancien porte-parole de Licorne, le lieutenant-colonel Georges Peillon, sous le pseudonyme de Georges Neyrac, continue de faire des vagues. Cet ouvrage, dont nous parlions dans notre numéro 442 du 18 juin dernier, critiquait en effet vertement la presse française, notamment RFI, qu’il accusait d’avoir «assassiné Jean Hélène, à force de médisances et d’ignorances mêlées, une presse qui a poussé les Ivoiriens à la xénophobie et à l’exaspération et qui exerce un terrorisme intellectuel de bon aloi imposant, quelle que soit la tendance politique invoquée, une rare et stérile pensée unique» et qui dénonçait les rebelles – «capables du pire, sans cesse entre le mensonge et la veulerie, la trahison et le pillage, quand ils ne se livrent pas à des exécutions sommaires au coin d’une case, au viol de familles entières, le canon des fusils déchirant l’intimité de femmes terrorisées et l’innocence des enfants abandonnés à ces soi-disant libérateurs».

Pis, il mettait lourdement en interrogation la politique ivoirienne de Jacques Chirac : «Le droit a été bafoué, les principes essentiels de la démocratie ont été niés par le pacte passé avec les rebelles, des mutins, des hors-la-loi. C’est comme si nous avions parié sur le mauvais cheval, comme si l’illusion de sauver le monde une nouvelle fois nous avait aveuglés.»

Ces phrases ont eu l’ire d’énerver la haute diplomatie française, alertée par les réseaux ouattaristes – dont Jean-Pierre Béjot, un lobbyiste s’exprimant dans «La lettre diplomatique» – qui ont engagé très rapidement une campagne anti-Peillon. Ce qui devait arriver arriva. Muté dans la ville de Lyon après son séjour en Côte d’Ivoire, Georges Peillon a été convoqué par son chef d’Etat-major à Paris. Après avoir été vertement tancé, il a entendu la sanction : interdiction formelle de parler désormais de son ouvrage «à la presse africaine» sans autorisation préalable de son Etat-major. Pas question de salir une image officielle de la France déjà lézardée en Côte d’Ivoire à cause des turpitudes de la classe dirigeante actuelle !

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et l’affaire Peillon dégrade encore plus un climat qui était déjà délétère depuis novembre 2004 dans les milieux militaires liés d’une façon ou d’une autre à la crise ivoirienne. Même parmi les hauts gradés, la sanction contre le lieutenant-colonel Peillon fait jaser. La «Grande Muette» n’est plus prête à se taire et à assumer les calculs d’apprentis-sorciers de Dominique De Villepin, architecte de Linas-Marcoussis et Premier ministre actuel ; et de Michèle Alliot-Marie, marraine de la boucherie de novembre 2004 exécutée par le général Henri Poncet. Et l’on évoque, dans les milieux spécialisés, la dernière réforme du statut des militaires français – qui a été discutée par le Parlement fin 2004 – et qui leur donne droit à une certaine liberté de parole.

Comme l’indiquait d’ailleurs Guy Tessier, président et rapporteur de la Commission Défense de l’Assemblée nationale française le 14 décembre 2004, lors de la présentation du projet de loi relatif au «statut général des militaires». «La liberté d'opinion est heureusement confirmée à l'article 4 et la liberté d'expression élargie puisque l'autorisation préalable du ministre de la défense est abrogée», explique-t-il. C’est cette disposition légale que les dernières représailles de l’Etat-major contre le lieutenant-colonel Peillon viole, selon certains milieux militaires français en colère.

La presse française a déjà été tenue au courant. Le quotidien France-Soir, très en pointe sur les questions ivoiriennes ces dernières semaines, a levé le lièvre et mis le scandale sur la place publique (nous reproduirons l’article pour vous demain).
Face à la sourde révolte d’une partie de l’armée française, la cellule africaine de l’Elysée cogite. Elle ne sait pas par quel biais légal «tenir» et faire taire Peillon, mais surtout les autres militaires qui, pense-t-elle, s’apprêteraient à témoigner sur la vraie nature de l’expédition coloniale lancée en Côte d’Ivoire sous le couvert de l’Opération Licorne. Elle a été visiblement traumatisée par la fronde des épouses des soldats du 43è BIMA, qui n’étaient pas loin d’accuser le général Poncet de préparer un sale coup il y a quelques semaines, quand il les a obligées à quitter la Côte d’Ivoire. Quelles seront les prochaines confidences ? La suite des événements nous le dira. Visiblement, l’Histoire n’attendra pas 50 ans, dans le cas ivoirien, pour déballer ses secrets.

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Jan 27, 06 3:05 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        3
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Le mercredi 22 juin 2005, nous publiions un entretien dans lequel, Georges Peillon, le militaire écrivain affirmait que la France avait ‘’plus à perdre en Côte d’Ivoire qu’elle ne le croit…

Depuis lors, il est interdit de presse africaine particulièrement de presse ivoirienne. De plus, selon le journal ‘’France Soir’’, il a failli même en prendre pour son grade. Toujours d’après le même quotidien et dans un entretien avec notre confrère François Jean Maçon, l’officier Peillon le confirme. Voici ce qu’il dit en substance lors de l’entretien : “Le chef d’état-major vous a convoqué avant-hier pour vous interdire de parler à la presse”, interroge le confrère…
Réponse du colonel. ‘’D’abord, c’est mon supérieur hiérarchique à Lyon que j’ai
rencontré, pas le chef d’état-major. Et il ne m’est pas interdit de parler à la presse puisque je le fais avec vous !’’
Réplique du confrère : “Mais vous avez été convoqué pour le contenu de votre livre ?’’ Précision de Peillon sur son interdiction de parler à la presse : “c’est l’interview que j’ai donnée à un confrère ivoirien, ‘’L’Intelligent d’Abidjan’’, publiée le 22 juin 2005, qui gêne l’action des forces françaises sur place. Réaction que je comprends, puisque j’ai été moi-même en position de porte-parole en Côte d’Ivoire. Il est vrai que dans ces conditions, le devoir de réserve s’impose naturellement. On m’a donc demandé de ne plus communiquer sur mon livre avec la presse africaine sans en avoir obtenu l’autorisation préalable…’’, dit-il.

Dorénavant, l’interdiction formelle est faite au lieutenant-colonel Georges Peillon, officier de presse à la base de la région militaire de la région terre sud-est Sirra Terre régional près de Lyon en France, de parler à la presse ivoirienne, même à ses amis. Afin de vérifier cette information, nous avons joint le lieutenant-colonel au téléphone depuis Abidjan.
Cette fois, en lieu et place d’une causerie fraternelle, il nous a simplement dit bonjour, et a ensuite mis son téléphone sur messagerie. Aujourd’hui donc, il est clair que Georges Peillon est sous écoute et qu’il est en ce moment surveillé comme du lait au feu.

Nous nous inquiétons pour notre part de sa vie car de gros intérêts sont en jeu vu que ses faits et gestes sont surveillés. Sa seule espérance de pouvoir nous parler réside dans la transformation du statut général des militaires français. ‘’Je constate que 2005 est, en France, l’année de la transformation du statut général des militaires pour une plus grande liberté d’explication des personnels. C’est très positif pour notre institution…’’, espère-t-il.

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Jan 27, 06 4:32 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        4
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Lire aussi, dans la Selection d'AbidjanTalk.com: "IvoireNue, Chroniques d'une Cote d'Ivoire Perdue"
http://www.abidjantalk.com/forum/selection.php?page=four

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Jan 27, 06 5:24 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        5
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J'espere que toutes ces info aideront dans les debats.

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Jan 27, 06 8:12 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        6
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Sir Saintjer


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La chiraquie se livre à un exercice de fabrication de mensonges et de fausses preuves pour échapper au blâme de la communauté internationale, car elle est le véritable instigateur de cette "crise" qui mine la Côte d'Ivoire et dans laquelle ses auteurs ont mené en bâteau toute la communauté internationale qui elle-même a lâchement fermé les yeux face à ce drame. rappelons-nous que c'est justement cette attitude de lâcheté qui à été à la base de la 2nde guerre mondiale, qui en fait était une guerre européenne !
 
Ce n'est pas à un juge français de mener une telle procédure mais à ce niveau, ce serait plutôt le devoir de l'ONU de créer une commission d'enquête pour éclaircir les tenants et les aboutissants de cette affaire.
 
Nous voyons dans cette triste affaire, beaucoup de laxisme et de lâcheté. On préfère "s'acharner" sur le "petit" plutôt que de reconnaître les torts du "grand" tel l'adage qui veut que le faible ait toujours tort.
 
En Côte d'Ivoire également, les acteurs de la vie politique ont aussi leur part de responsabilité en ayant servi de terrain de base à cette conspiration, car si ces derniers étaient tous réellement préoccupés par la recherche du bonheur de notre pays, cela n'aurait pas été possible.
 
Enfin reste la faiblesse des dirigeants africains dont la majorité se sont complu à assister et parfois même à renforcer les manigances de la chiraquie, dans le désir de se garantir l'impunité de leur gouvernance inique sous la tutelle de cette france chiraquienne, cette petite france qui va à l'encontre des valeurs de la grande France dont on nous a tant vanté les mérites à l'école !
 
C'est une ignominie qui implique un constat d'échec de l'ONU qui se donne pourtant la mission de garantir la paix dans le monde !

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Jan 27, 06 8:22 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        7
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Albert2


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Savoir qui a fait quoi n'est plus important, à mon avis. Nous ne connaitrons probablement jamais la vérité, de toutes façons. L'important, maintenant, est de désarmer tout le monde et de remettre le pays en ordre de marche.
Que les armées étragères s'en aillent.

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Jan 27, 06 8:57 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        8
Talker
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Albert2, tu as l'air beaucoup plus lucide aujourd'hui. Dieu soit loué.

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Jan 27, 06 11:16 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        9
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Sran Yassoa


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Merci Webmasta!
Après lecture de ces écrits j'espère que ceux qui sont animés de mauvaise foi manisfeste quant à l'implication de la France dans la crise Ivoirienne se tairont à jamais. Albert2 nous montre là un bel exemple de lucidité.

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Jan 27, 06 11:23 am     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        10
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Albert2


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Ahmed DOUDOU a écrit:
Merci Webmasta!
Après lecture de ces écrits j'espère que ceux qui sont animés de mauvaise foi manisfeste quant à l'implication de la France dans la crise Ivoirienne se tairont à jamais. Albert2 nous montre là un bel exemple de lucidité.

Je ne suis ni plus ni moins lucide.

Je dis qu'il s'agit maintenant de désarmer tout le monde (les rebelles, les Fanci, les milices de Gbagbo) par la force. Une fois que c'est fait, que les armées étrangères s'en aillent, tout en laissant une structure chargée de veiller au non réarmement.

Et ensuite, remettre le pays en ordre de marche, mais il faudra au moins une génération. Et laissons aux historiens le soin de savoir qui a fait quoi et qui est responsable de quoi.

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Jan 27, 06 2:58 pm     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        11
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Sran Yassoa


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Albert2, j'espère pour toi que tes souhaits seront exaucés. Si désarmer les fancis en même temps que les rebelles et autres milices en armes est pour toi un préalable pour aller au désarmement et à la paix c'est bien. Désarmer une armée Républicaine serait une première dans le monde. Si c'est ça que tu veux alors mon ami  rêve parce que ça au moins on ne peut pas te l'enlever.

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Jan 27, 06 3:30 pm     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        12
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Albert2


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Ahmed DOUDOU a écrit:
Albert2, j'espère pour toi que tes souhaits seront exaucés. Si désarmer les fancis en même temps que les rebelles et autres milices en armes est pour toi un préalable pour aller au désarmement et à la paix c'est bien. Désarmer une armée Républicaine serait une première dans le monde. Si c'est ça que tu veux alors mon ami  rêve parce que ça au moins on ne peut pas te l'enlever.
 
Les Fanci, "une armée républicaine" ?
 
 
Vous savez ce que c'est une vraie armée républicaine ?
 

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Dernière édition par Albert2 le Jan 27, 06 3:37 pm;

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Jan 27, 06 7:46 pm     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        13
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 Vraiment..... Y en a qui se laissent tjrs prendre dans les griffes de ce minable Albert2  hein ! En quoi etait-il "devenu lucide" ?
 
  He beh, il vous a bien montre sa "lucidite" hein, avec " 5 grandes gueules" a l'appui !
 
Comment peut-on envisager de dissoudre l'armee d'une republique, parce qu'une rebellion qui l'a attaque en a decide ainsi ?
 
  Moi je vous dis que ce type est la, juste pour se moquer de nous, et occuper ses journees ! Bon, si l'elephant insiste a avaler cette grosse noix de coco, moi,  Moda  je suis qui pour worry de  l'elimination sudique de la chose apres ?  Okpoh !

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Dernière édition par le Jan 27, 06 7:49 pm;
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Jan 27, 06 7:55 pm     Re:Destruction des avions ivoriens: qui cache quoi?        14
Son Excellence
Albert2


Inscrit le: 13 Sep 2005
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Patrie:
"L'armée d'une république", comme vous dites, ne participe pas à des pillages, l'armée d'une république défend le territoire attaqué, l'armée d'une république fait respecter les lois, l'armée d'une république ne participe pas à des braquages, l'armée d'une république ne rançonne pas la population qu'elle est chargée de protéger, l'armée d'une république n'est pas composée de 60% d'officiers, etc.etc.j'en passe.

Je ne pense vraiment pas qu'on puisse qualifier les Fanci "d'armée de la république"

 

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Dernière édition par webmaster le Nov 18, 07 5:26 pm;

Gloire aux bounties. Eux, ils font quelque chose !
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