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Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007
MessageOct 31, 08 7:37 pm     Répondre en citant le nom Répondre en citant Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Interview de Laurent Nkunda:  Septembre 2007
L'interview a été réalisée, mardi 4 septembre 2007, par téléphone depuis Bruxelles par Amba Wetshi.

Vous êtes un homme plutôt mal connu. Qui êtes-vous ?
Je suis né dans le Territoire de Rutshuru précisément dans la collectivité de Bwito, localité de Mirangi. J'ai fait mes études à l'université de Kisangani à la fin des années 80. C'est au cours de l'année académique 1987-1988 que je suis arrivé dans la ville. Parmi mes anciens camarades d'études, il y a par exemple Justin Kabongo qui est actuellement professeur assistant à la même université. Après Kisangani, j'ai poursuivi mes études à l'université (adventiste) de Mudende, au Rwanda. J'ai quitté le Rwanda en 1990, lorsque le Front patriotique rwandais (*FPR) a déclenché les combats. Je suis marié et père de six enfants. Mon épouse est originaire de la Province orientale. Son père travaille à la RVA (Régie des voies aériennes). Il est en poste à l'aéroport de Simi Simi.
 
Après vos études, quel a été votre parcours professionnel ?
J'ai enseigné dans un institut d'enseignement secondaire mis sur pied par les responsables du parc national de Virunga. J'y donnais le cours de psycho-pédagogie. J'ai été enseignant également à Kitshanga.
 
Je tiens à vous prévenir que j'aurai à vous poser des questions parfois dérangeantes. J'espère que vous êtes prêt à jouer le jeu.
Il n'y a pas de questions taboues pour moi !
 
Quelle nationalité portez-vous au moment où nous parlons ?
La nationalité congolaise. Je n'ai jamais sollicité l'obtention d'une autre nationalité. Je n'ai jamais renié ma qualité de Congolais même lorsque j'étais enrôlé dans l'APR (Armée patriotique rwandaise) en 1993. J'ai fait partie de l'armée rwandaise pour de raisons strictement idéologiques. Révolutionnaires. Au Rwanda, les autorités peuvent vous confirmer que « Laurent » a servi au sein de l'APR en tant que Congolais.
 
Pourquoi avez-vous rejoint l'APR alors que vous revendiquez votre statut de Congolais ?
En 1990, je quitte le Rwanda. Je suis rentré à Goma. Pendant que la guerre faisait rage au Rwanda, tous les jeunes zaïrois, issus de l'ethnie tutsie, faisaient l'objet de diverses tracasseries policières. Ils étaient accusés d'être des « Inkothanyi », autrement dit des complices du FPR. Il devenait de plus en plus difficile de se mouvoir dans la ville. Ayant constaté que nous n'étions pas accepté comme de citoyens zaïrois à part entière, il ne nous restait plus qu'à rejoindre le Front. En 1992, j'ai rejoint la branche politique du FPR.
 
Avez-vous personnellement été menacé, à l'époque du Zaïre de Mobutu, du fait de votre appartenance à la communauté tutsie ?
Non ! Nous avons été menacés pendant un certain temps lorsque la guerre rwandaise a commencé à partir du mois d'octobre 1990. Cette situation peut être expliquée par l'amitié qui existait entre Mobutu et Habyarimana. Je peux vous dire cependant que je garde personnellement un excellent souvenir de l'époque de Mobutu durant laquelle tout le monde jouissait de la liberté d'aller et de venir aux quatre coins du Zaïre d'alors. J'en garde un grand souvenir. J'ai toujours répété aux gens qu'on devrait suivre l'exemple de Mobutu dans le « management » de toutes les ethnies du pays. Au sein du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, ndlr), nous considérons cette méthode comme un modèle de leadership à suivre. A cause de ses affinités avec Habyarimana, Mobutu a, au cours des dernières années de son régime, perdu « un peu » le contrôle des provinces du Kivu où des extrémistes se sont lancés dans le tribalisme.
 
Où étiez-vous durant le génocide rwandais de 1994 ?
J'étais déjà dans l'armée rwandaise. J'étais sous-officier.
 
Le FPR a pris le pouvoir à Kigali en juillet 1994. Qu'avez-vous fait après ?
Après le génocide, des contacts ont été amorcés avec André Kisase Ngandu en vue de la mise sur pied de l'AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre). Six à sept mois avant le déclenchement de la guerre dans les provinces du Kivu, j'ai fait partie des officiers chargés d'encadrer les combattants - Zaïrois et ceux issus du maquis de Ruwenzori - envoyés en formation dans le Parc de l'Akagera.
 
Dans une interview accordée au quotidien bruxellois « Le Soir », vous affirmez avoir assuré la sécurité de Joseph Kabila(fils de Laurent Kabila) à Kisangani durant la guerre de l'AFDL.
Après la « libération » de Kisangani en mars 1997, j'avais en charge la sécurité de cette ville. C'est à ce titre que l'on m'a présenté Joseph comme étant le fils de mon « boss ». Je devais assurer sa sécurité. Il logeait à l'hôtel Palm Beach. A l'époque, il était très discret. Calme. Il savait écouter. L'homme avait soif d'apprendre. Il était très sympathique. Malheureusement, nous ne nous sommes plus revus depuis ce temps.
 
Le 17 mai 1997, les troupes de l'AFDL font leur entrée à Kinshasa. Quelle fonction avez-vous assumée après la « libération » ?
Après la guerre, j'ai été désigné « S2 », c'est-à-dire responsable des renseignements à la 7ème brigade à Kisangani. En juin 1998, j'ai été affecté à Walikale, au Kivu, dans la 224ème brigade dirigée par le commandant Ali Gisatero.
 
Fin juillet 1998, c'est la rupture entre le président Laurent-Désiré Kabila et ses parrains rwandais et ougandais. Que faites-vous ?
Je me trouvais à Walikale. Je n'avais aucun contact avec Goma. C'est à partir de Walikale que j'ai appris que les jeunes soldats banyarwanda présents à Kisangani ont été massacrés. A la tête d'un groupe de militaires, j'ai « libéré » Kisangani le 23 août 1998. A l'époque, je n'avais eu aucun contact avec le staff dirigeant du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie). Je ne connaissais ni le général Ondekane encore moins le général feu Sylvain (Ndlr, Sylvain Buki).
 
Je vais peut-être sauter une étape pour arriver à la mise en place des institutions de transition à partir du 30 juin 2003. Pourquoi avez-vous rechigner de rejoindre Kinshasa après votre intégration dans l'armée nationale congolaise ?
Pour comprendre mon histoire, il me semble qu'il faut partir de la fin du Dialogue intercongolais dont les travaux se sont achevés à Sun City, en Afrique du Sud, le 22 décembre 2002. De retour de Sun City, le collège de fondateurs du RCD convoque une réunion à Goma. Tous les officiers sont présents. L'objectif est de restituer les négociations politiques de Sun City. J'ai à cette occasion soulever une préoccupation. A savoir que cette réunion a certes abouti à un accord politique se limitant à un partage de postes. En revanche, il n'y avait pas d'accord militaire. En clair, les parties se sont accordées sur rien en matière militaire et sécuritaire. Le président du RCD, Azarias Ruberwa, m'avait laissé entendre qu'une commission ira à Kinshasa pour traiter de ces questions. J'ai suggéré en vain que cet accord militaro-sécuritaire soit signé avant notre arrivée à Kinshasa. Je lui ai fait observé que, dans le cas contraire, il n'y aura pas de garantie du fait qu'il ne sera pas le chef suprême de l'armée dans la capitale. Voilà pourquoi je me suis abstenu de rejoindre Kinshasa. Et ce, pour de ne pas être victime de l'arbitraire. Les faits me donnent raison. L'arbitraire continue à régner jusqu'à ce jour. L'armée est gérée de manière monolithique. Les combattants issus des ex-forces belligérantes devaient être régis par des textes élaborés d'un commun accord. J'avais prévenu Ruberwa. Il ne m'avait pas compris.
 
D'aucuns vous accusent d'avoir commis des atrocités à Kisangani en 2002 à l'occasion de la répression d'une mutinerie. Que répondez-vous ?
On m'a toujours fait un mauvais procès sur mon intervention à Kisangani. J'ai quitté le chef-lieu de la Province orientale en y laissant une bonne impression. J'ai fait plus de quatre ans à Kisangani. J'étais l'officier le plus écouté de cette ville. La mutinerie de Kisangani a commencé au moment où j'étais en formation à l'académie militaire au Rwanda. J'ai été désigné pour accompagner le général Amisi « Tango fort », alors chef d'état-major de l'armée du RCD, qui devait mettre fin à ce soulèvement. Peut-on franchement m'imputer des actes qui ont été commis sous la supervision du chef d'état-major du RCD ?
 
En juin 2004, vous êtes stigmatisé comme l'organisateur d'une mutinerie à Bukavu.
En 2004, je n'assumais aucune fonction militaire. J'étais à la tête d'une Organisation non gouvernementale dénommée « Synergie nationale pour la paix et la concorde » dont le siège se trouvait à Goma. La mutinerie de Bukavu a eu pour détonateur le bras de fer entre le colonel Jules Mutebusi et son chef hiérarchique le général Budja Mabe. Le conflit a fini par dégénérer en affrontements armés dans la ville. Les Banyamulenge vivant à Bukavu devaient faire l'objet d'une rafle. En ce moment, je me trouvais en Ituri pour tenter de réconcilier les Lendu et les Hema. J'avais engagé des pourparlers avec des milices de l'Ituri afin d'arrêter le massacre des Bahema. De même, j'avais pris langue avec le général Kakolele Bwambale. Celui-ci devait m'apporter son concours grâce à ses relations avec les Balendu. C'est en Ituri que j'ai appris que les « Banyamulenge » de Bukavu étaient menacés. Voilà pourquoi, j'ai pris la décision d'intervenir. Nous avons amené au Rwanda les 1 500 Banyamulenge qui résidaient à Bukavu. Après, je me suis replié sur Goma.
 
Comment avez-vous fait pour mobiliser des soldats alors que vous n'étiez que le président d'une ONG ?
Comme vous le savez, j'ai été le commandant de la deuxième région militaire du RCD au Nord Kivu. Une fonction que j'exerçais encore trois mois auparavant. C'est ainsi que je n'ai éprouvé aucune peine à mobiliser de combattants.

Vous aimez bien vous présenter en « défenseur de vos frères Tutsi ». N'est-ce pas une erreur de communication en tentant d'attraper les mouches avec du vinaigre ?
Il ne faut pas qu'on se cache la vérité. Là où je me trouve, je ne protège par les Tutsi. Je plaide leur cause. Il y a une cause tutsie qui n'a jamais été défendue dans cette République. Il y a des gens qui ne savent pas s'ils sont Congolais ou Rwandais. Depuis des années, ils naviguent entre le Rwanda et le Congo. Il y a de réfugiés qui sont au Rwanda, en Ouganda et au Burundi. Aucun officiel congolais n'a jamais pris la peine de se pencher sur leur situation. Je me dis qu'il faut plaider pour ce peuple pour qu'il ne soit pas exclu de la République. J'ai le malheur d'être Tutsi comme ces gens. Reste que je fais un grand travail. J'ai convaincu beaucoup d'autres officiels, civils et militaires - qui ne sont pas issus de la communauté tutsie - sur la nécessité de plaider cette cause. Je les ai sensibilisé sur le travail que je fais qui ne se limite pas uniquement à défendre les Tutsi mais surtout parce que ceux-ci n'ont pas de défenseur.
 
C'est un malheur d'être Tutsi, selon vous ?
Ce n'est pas un malheur ! Malheureusement, c'est un malheur qu'on peut créer. Aujourd'hui, il y a d'une part des Tutsi qui ont honte de leur origine. De l'autre, il y a des gens qui les ostracisent. Je ne pense pas qu'être Tutsi est un malheur parce que nous avons été crées par le même Dieu.
 
Qui, selon vous, menace la vie des membres de la communauté tutsie du Congo ?
La menace ne se situe pas au niveau de la population. C'est au niveau des pouvoirs publics. A titre d'exemple, lorsque la guerre a repris en août 1998, plusieurs officiers tutsis avaient refusé de prendre l'avion avec James Kabarebe et des Rwandais. Ces officiers étaient notamment à Kinshasa, à Kamina et à Kisangani. Sans oublier Lubumbashi. Ils ne voulaient en aucun cas être confondus avec les officiers rwandais. Savez-vous ce qu'ils sont devenus ? Ils ont été massacrés. Certains ont été brûlés vif dans la capitale. Le gouvernement congolais constitue la première menace qui plane sur les Tutsi. Le gouvernement doit changer sa façon d'agir. La deuxième menace émane des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) qui ont transplanté leur politique d'extermination des Tutsi, du Rwanda vers le Nord et le Sud Kivu. Les FDLR ont fini par intoxiquer d'autres Congolais. C'est le cas notamment des Bashi et des Bahutus du Congo. Certains parmi ceux-ci ont adhéré à cette idéologie. Nous pensons que la réconciliation entre Congolais doit être une priorité. Il faut commencer par faire rapatrier les FDLR au Rwanda. Voilà une piste pour le retour de la paix au Congo.
 
Pendant plusieurs années, l'armée rwandaise avait occupé les provinces du Kivu. Comment n'a-t-elle pas pu régler définitivement cette question des FDLR ?
Cette question est simple. A l'époque, les FDLR bénéficiaient d'un soutien total du gouvernement congolais. Ils participaient aux combats aux côtés des troupes congolaises. Ils étaient même incorporés dans l'armée congolaise. Aujourd'hui, les FDLR continuent à bénéficier du soutien des autorités congolaises.
 
Pouvez-vous citer des faits susceptibles d'étayer ce soutien ?
C'est très facile. Durant la guerre rwando-congolaise à savoir RCD contre le gouvernement de Kinshasa, les FDLR combattaient aux côtés des troupes congolaises revêtus du même uniforme. Aujourd'hui, nous sommes en train de nous battre. Suivez les nouvelles. La radio Okapi rapporte que la semaine passée, le vendredi ou le samedi, les troupes des FDLR ont occupé la localité de Ngungu dans le Masisi. Le même jour, le Conseil des ministres réuni à Kinshasa annonce que les troupes gouvernementales ont libéré Ngungu. Je peux vous faire parvenir des preuves de munitions que nous avons interceptées sur la route Rutshuru-Ishasha. Elles étaient destinées aux FDLR. A Rutshuru, il n'est plus un secret pour personne. Les FDLR portent les tenues des FARDC. Le gouvernement congolais n'a jamais traité les FDLR comme une « force négative ». C'est pour toutes ces raisons que les forces onusiennes hésitent à intervenir aux côtés des FARDC.
 
Les FDLR ont annoncé que 12 000 soldats rwandais se battraient aux côtés de vos combattants. Qu'en dites-vous ?
Ce sont des allégations purement fausses. Ce sont des militaires mixés qui se battent entre eux. Les troupes rwandaises ne sont pas au Congo.
 
La MONUC dit avoir surpris vos combattants portant des tenues de l'armée rwandaise.
Pour nous la tenue ne sert qu'à nous protéger contre le froid. Nous portons la tenue que nous trouvons sans nous préoccuper de son « identité ». Nous avons des uniformes belges, sud africains, FARDC et autres tenues de camouflages. Lorsque le RCD est parti à Kinshasa, c'est moi qui étais chargé de gérer le stock des uniformes y compris les armes.
 
Vous pouvez comprendre que l'opinion congolaise vous suspecte de « travailler » pour le compte du Rwanda de Paul Kagame
Cette affaire d'uniformes rwandais est un faux problème.
 
Vous êtes pourtant mieux placé que quiconque pour connaître l'état des relations existant entre le Rwanda et la RD Congo. N'est-ce pas une forme de provocation ?
Non ! Nous portons la tenue qui est disponible. Pourquoi ne parle-t-on pas de la tenue de l'armée belge que j'ai portée sur la photo prise par « Colette » la journaliste Colette Braeckman du « Soir » de Bruxelles, Ndlr ?
 
En janvier 2007, vous avez conclu un accord avec Joseph Kabila, représenté par John Numbi. Pourquoi avez-vous recouru à la « facilitation » rwandaise alors que, le ministre rwandais des Affaires étrangères Charles Murigande vient de déclarer à Kinshasa que l'affaire Nkunda est un problème « congolo-congolais » ?
Nous n'avons jamais pris l'initiative de solliciter les bons offices du Rwanda. Ce sont les autorités congolaises qui avaient demandé au président Kagame de faciliter ce dialogue.
 
Pouvez-vous confirmer ou infirmer l'information selon laquelle « Kinshasa » avait pris l'engagement de vous nommer à la tête de la 8ème région militaire (Nord Kivu) et de concéder quelques portefeuilles ministériels aux membres du CNDP ?
Nous n'avons pas évoqué ces sujets. A Kigali, il était surtout question de la conclusion d'un cessez-le-feu et de trouver des mécanismes de son renforcement. D'où le « mixage ». Après le mixage, nous allions passer aux négociations politiques. Celles-ci n'ont jamais eu lieu.
 
Pourquoi un mixage en lieu et place du brassage ?
Le brassage signifie un mélange définitif des militaires issus de divers mouvements. Nous avons pensé qu'il fallait commencer par le « mixage ». Le brassage ne pouvant avoir lieu qu'à l'issue d'un accord politique.

Depuis la création de la Force Publique en 1886, les militaires congolais ont l'habitude d'être affectés dans toutes les provinces du pays. Pourquoi vos « anciens combattants » ne peuvent travailler que dans le Kivu ?
Nous n'avons jamais posé cette exigence. En vérité, nous ne voulons pas travailler dans une armée comme des mercenaires dans un pays où nos parents ne peuvent pas revenir vivre. Nous avons demandé qu'on nous donne la chance de travailler à l'Est afin de nous occuper du problème sécuritaire, autrement dit de la traque des FDLR, pour permettre à nos parents de revenir au pays. Après cela, nous pourrions être déployés partout à travers le pays.
 
Pensez-vous, comme Charles Murigande, que l'affaire Nkunda est un problème congolo-congolais ?
C'est tout à fait vrai dans la mesure où d'aucuns prétendent que « Laurent » est un « satellite » du Rwanda. Les autorités rwandaises savent que je ne suis pas leur satellite. Je suis responsable des actes que je pose.
 
Vous n'êtes peut-être pas un satellite du Rwanda. Mais qui finance la formation, l'entretien et la logistique de vos troupes ?
J'ai hérité d'une armée formée par le RCD. Nous bénéficions du soutien de la population. Par ailleurs, notre mouvement est composé de membres qui versent leurs cotisations. Nos soldats ne sont pas payés. Ils sont en revanche nourris et soignés.
 
Quelle est, au moment où nous parlons, la situation qui prévaut dans la province du Nord Kivu ? (sept. 2007)
L'état-major des FARDC a emménagé dans le Nord Kivu. Toutes les troupes de la République sont rassemblées au Nord Kivu contre le « général Laurent ». La province est super militarisée avec la présence de plusieurs brigades. Nous assistons aux combats depuis une semaine sur l'axe Rutshuru-Masisi.
 
Avez-vous une « recette » pour ramener une paix durable dans les provinces du Kivu ?
Nous avons proposé au gouvernement de Kinshasa un plan de paix. Il ne s'agit pas d'un plan de partage de postes. Pour nous, il s'agit d'arrêter la guerre et de poursuivre le « processus de Kigali » qui avait si bien commencé. J'ai reçu une délégation du Sénat congolais ici. Je leur ai remis ce plan de paix en leur demandant de me dire si le document comporte un seul passage qui met en danger la souveraineté ou l'indépendance du pays. « Laurent » ne demande rien que la paix et la sécurité en RD Congo. Je suis prêt à y participer et à contribuer.
 
Quels sont les éléments essentiels de ce plan de paix ?
Nous disons que le Congo doit être débarrassé des « forces négatives » étrangères.
 
Les forces négatives ne constituent-elles pas une affaire rwando-rwandaise ? Quel est l'intérêt pour le Congolais que vous êtes de se préoccuper de cette question ?
Ces forces occupent le territoire congolais et tuent les nationaux. Tant qu'elles seront là, nos réfugiés ne pourront pas regagner le pays. Les FDLR ne sont pas un problème rwandais. Il s'agit d'un problème congolais.
 
Des éléments des brigades mixées notamment « Bravo » ont été accusés de meurtres et autres exactions infligées à la population.
Ces accusations n'avaient qu'un seul but : mettre fin au mixage. On a voulu sacrifier les « mixés ». Ce sont de fausses accusations. Les soldats mixés n'ont jamais opéré sans l'ordre de l'état-major général. Il y a eu un incident à Buhamba. C'est un territoire contrôlé par les FDLR et les Maï Maï du colonel Jackson.
 
Au-delà de ce qui a été dit précédemment, quel est, en définitive, l'objectif de votre combat ?
Je veux qu'il y ait la paix en République démocratique du Congo. Il est illusoire d'escompter la paix tant que le gouvernement sera allié aux forces négatives lesquelles font souffrir les populations congolaises vivant à l'Est. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en rétablissant la paix et la sécurité en intégrant ce plan de réconciliation. Les Congolais n'ont pas été réconciliés durant la transition. Quand vous observez la manière dont Jean-Pierre Bemba a quitté Kinshasa, ce n'est nullement honorable pour une personnalité qui a récolté plus de 40% de suffrage à l'élection présidentielle. Bemba avait fait intégrer ses troupes dans l'armée en gardant un petit contingent pour sa sécurité rapprochée. Aujourd'hui, je suis en train de vivre le même scénario. J'ai accepté les négociations tout en donnant mes troupes au gouvernement. Voilà que je me fais attaquer. Nous ne voulons nullement remettre le Congo entre les mains d'un jeune dictateur. Il faut éviter que ce qui est arrivé à Bemba arrive à quelqu'un d'autre. Nous soutenons les institutions issues des élections. Cependant, le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour rétablir la paix et la sécurité.
 
Je vous ai contacté sur un numéro de téléphone précédé par le préfixe « 00250 », celui du Rwanda, encore un mauvais signal qui ne pourrait que troubler les esprits
Le téléphone n'a pas de nationalité. Ici à l'Est, nous avons l'habitude d'utiliser notamment le réseau du MTN-Rwanda Cell. C'est une question de simple commodité. Le problème du téléphone me fait penser à la question de la nationalité. Le CNDP continue à réclamer la double nationalité. La motion Makila nous donne raison. On a donné un moratoire de trois mois pour permettre aux députés ayant des nationalités étrangères de régulariser leur situation. Rien n'a été fait à ce jour. Plaidons pour que les Congolais ayant acquis une autre nationalité puissent garder celle d'origine.
 
Que répondez-vous à ceux qui ironisent que les Tutsi congolais ressemblent à de joueurs de football qui jouent un mi-temps dans le camp congolais et un autre mi-temps dans le camp rwandais ?
(Rires). Il y a des Tutsi congolais et des Tutsi rwandais. Ce sont des frères. Ils ont été séparés par le tracé de frontières fait à Berlin. J'espère que vous vous souvenez d'une visite effectuée à Kinshasa par le président Bongo, du Gabon. Issu de l'ethnie batéké, Bongo dira à son homologue qu'il est le « Mwami » des Batéké. Y a-t-il un mal que les Batéké considèrent le président gabonais comme leur « Mwami » ? La situation est identique en ce qui concerne les Tutsi. Ils sont au Rwanda, au Burundi, en Ouganda et au Congo. Ceux qui sont au Congo se reconnaissent comme citoyens congolais à part entière.
 
Que pensez-vous du projet d'organisation d'une table-ronde inter-communautaires dans les provinces du Kivu ?
La situation qui prévaut à l'Est est un problème politique. Il ne s'agit pas d'un différend entre communautés. Est-ce que ces différentes communautés n'existaient pas à l'époque de Mobutu ? Pourquoi la situation déplorée aujourd'hui n'existait pas ? On se trouve face à un problème de leadership. Cette table-ronde n'est rien d'autre qu'une fuite en avant. La cohabitation harmonieuse entre les différentes communautés est l'affaire du président de la République et du gouvernement. Ce n'est nullement une affaire des ethnies. Les pouvoirs publics doivent assurer à tous les Congolais une protection égale devant la loi.
 
Propos recueillis depuis Bruxelles par B. Amba Wetshi
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Le FPR a été créé en Ouganda, en 1987-1988 par les exilés tutsi de la première et de la deuxième république du Rwanda. Les origines du FPR remontent à 1979, quand est fondée la Rwandese Refugee Welfare Foudation (RRWF), association caritative qui devient un mouvement politique, la Rwandese Alliance for National Unity (RANU) l'année suivante. Le FPR est issu du RANU. De 1981 à 1986, une partie des jeunes Tutsis de la RANU s'engagent dans la guérilla de Yoweri Museveni contre Milton Obote, alors président de l'Ouganda, qui entretient des campagnes xénophobes contre les Tutsis. Selon Gérard Prunier, le mouvement de M. Museveni compte, quand il prend le pouvoir, au moins trois mille tutsis, sur un total de quatorze mille hommes[1]. Parmi ces militaires d'origines rwandaises, plusieurs occupent de hautes fonctions dans l'armée ougandaise. Ainsi, Fred Rwigema, président fondateur du FPR, est secrétaire d'État à la Défense, puis conseiller du président Museveni. Paul Kagame est chef de la Sécurité militaire. Parmi les autres exilés tutsis, se trouvent le commandant Sam Kaka, chef de la Police militaire, le Dr Bayingana, chef du service de santé de l'armée ougandaise, et le commandant Musitu, responsable du service d'entraînement[2].


Dernière édition par Djati le Oct 31, 08 8:31 pm;

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L’armée et les Nations Unies devraient agir pour protéger les civils
(New York, 1 février 2006)— 
Laurent Nkunda: recherché par le gouvernement congolais pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité © 2004 Reuters
Laurent Nkunda: recherché par le gouvernement congolais
pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité © 2004 Reuters

Le gouvernement de transition de la République Démocratique du Congo (RDC) et les forces de maintien de la paix des Nations Unies doivent arrêter immédiatement Laurent Nkunda, ancien officier de l’armée congolaise accusé de crimes de guerre et dont les forces rebelles ont repris les opérations militaires à l’Est de la RDC, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch.
Les lieux où se trouve Nkunda sont bien connus des autorités congolaises et des forces de maintien de la paix des Nations Unies, depuis qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui en septembre 2005.
.....
“Aussi longtemps que Nkunda est en liberté, la population civile demeure en grand danger.”  .....
 
Nkunda était un officier supérieur du Rassemblement Congolaise pour la Démocratie - Goma (RCD-Goma) soutenu par le Rwanda, l’un des principaux groupes rebelles ayant combattu en RDC de 1998 à 2003. En 2004 il a été nommé général dans une nouvelle armée nationale congolaise crée avec des soldats des forces dissidentes à la fin de la guerre.
.....
Malgré la fin supposée de la guerre et l’établissement d’un gouvernement de transition en 2003, des soldats dissidents fidèles au RCD-Goma ont affronté d’autres soldats de l’armée congolaise au Sud Kivu en mai 2004. Nkunda et les soldats qui lui étaient fidèles ont pris le contrôle de la ville de Bukavu au Sud Kivu le 2 juin, prétendant que leur action était nécessaire pour arrêter un génocide contre les Tutsi congolais, connus localement sous le nom de Banyamulenge. Au cours des combats, les soldats de Nkunda ont commis des crimes de guerre, tuant et violant des civils et pillant leurs biens. Dans une occasion le 3 juin 2004, des soldats de Nkunda ont violé en bande une mère devant son mari et ses enfants tandis qu’un autre soldat violait sa fille de trois ans. 


Dernière édition par Djati le Oct 31, 08 7:43 pm;

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histoire recente du rwanda. Faites vos recherches pour equilibrer l'information.

Le régime du Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame: après huit ans de pouvoir, peut-il mieux faire ou pas !?

Avril à Juillet 1994,il n´ y a qu´un laps de temps pour ne rien comprendre !! ! Il y a cependant presque huit ans, les troupes du Front Patriotiques Rwandais tuaient et ronronnent leur victoire à Kigali.Elles y proclamaient et y installaient une dictature, sur fond du « génocide reconnu par la communauté internationale.Cent jours auparavant, Juvénal Habyarimana, Président de la République avait été tué à Kigali dans une piraterie aérienne, précédée et suivie d´assassinats de plusieurs figures de proue de la politique rwandaise.Tant que cet assassinat du « Père de la Nation »ne sera pas élucidé ,tous les fossoyeurs du Régime Habyarimana jugeront ce dernier d´avoir conduit le Peuple Rwandais dans la guerre et le génocide prérappelé..

Des millions de paysans Tutsi, Twa et Hutu, jeunes et vieux, des centaines de milliers de dignitaires, d´opposants démocrates, de fonctionnaires, d´étudiants , d´élèves et de militaires, qui avaient, avec le Président J.Habyarimana,connu la paix et ,pour certains régné sur le Rwanda pendant plus de vingt ans fuirent le pays soit pour échapper à » la solution finale », soit pour se soustraire à la justice du vainqueur.

On aurait dû parler d´une Révolution au sens littéral du terme, s´il n´ y avait pas eu une agression armée, orchestrée et soutenue de l´extérieur.La comparaison avec la Roumanie de Ceausescu ne viendrait à l´esprit que si c´était le Peuple Rwandais qui aurait sacrifié lui-même son « Dictateur Habyarimana » et non une organisation criminelle et terroriste.

Pourtant, fin politicien, Juvénal Habyarimana fut trahi et pressuré par ses anciens fidèles et amis ainsi que par la finance internationale. Et, sans peut-être le savoir ,il a traîné son Peuple bien aimé dans la tourmente.Il n´a pas compris à temps qu´il aurait pu, en sa qualité de Général et Commandant suprême des Forces Armées, mettre hors d´état de nuire, sans hésitation, le fossoyeur du Peuple, qu´il soit à l´intérieur ou à l´extérieur, afin de sauvegarder la paix et l´intérêt général pour son pays , son Peuple ainsi que pour les voisins du Rwanda. Il ne l´a pas fait ou il a échoué de le faire.Il a par conséquent fait le contraire. Et il en a été la plus illustre victime. Selon ses propres déclarations, »c´est celui qui se sent le plus à l´aise qui doit faire d´avantage de concessions. »En même temps et en face de lui, Tito Rutaremara, un des dirigeants du FPR et actuelle matière grise du régime de Paul Kagame, déclarait que son mouvement était »prêt à mener la lutte( armée) jusqu´au bout contre le régime actuel(celui de J .Habyarimana ,NDLR). Entre la volonté politique d´un Général-président soucieux de la paix et de la sécurité dans son pays et dans la sous-région et la détermination des maquisards Tutsi décidés à tout détruire et tout ruiner ,l´écart était énorme.

Ce militaire qui avait depuis des années troqué ses habits civils estimait que son « armée avait le dessus sur le terrain et savait se défendre »,mais que ,trop pacifiste. »il fallait une solution pacifique ».Sur le plan diplomatique ,le Président Juvénal Habyarimana tenait, malgré l´agression armée, à maintenir ,dynamiser et revigorer » la politique de bon voisinage reposant sur une confiance mutuelle et sur une sécurité réciproque. C´est ainsi qu´il a rencontré beaucoup de fois tous les chefs d´Etat des Pays voisins du Rwanda ,dont notamment le Président ougandais Yoweri Museveni, alors président en exercice de l´Organisation de l´Unité Africaine. Le Rwanda étant menacé de partout, une majorité du peuple n´y a pas cru considérant que leur Président et leur Gouvernement étaient « naïfs » face aux promesses de paix obtenues de l´ex-maquisard Museveni et des autorités militaires Tutsi du Burundi.Il en est d´ailleurs de même quand il déclarait, sans convaincre, face aux premiers tâtonnements des Forces armées, que son Gouvernement avait donné la priorité au développement.Et pourtant, ne dit-on pas que « qui veut la paix prépare la guerre ».Son régime avait trop duré, hélas, pour condamner tous ce qui ont eu cette même naïveté de s´y accrocher ,sans vouloir le réguler ou le régénérer, avant de finir, entraînant le peuple avec eux , dans les cimetières creusées par le Front Patriotique Rwandais. Et ,pour les plus chanceux ,de se retrouver en exil qui n´est pas de tout repos.Et ce, par manque de prospective politique et sociale ou par manque de realpolitik tout court ?En tout état de cause ,l´Homme avait lié son œuvre et son destin à son Pays et à son Peuple.Que l´on veuille ou non, le président assassiné est un héros qui ,un jour ,sera vénéré sur les fonds baptismaux de la paix et de la coexistence pacifique !

Huit ans après l´avènement du FPR ,quel jugement peut- on porter sur les performances du général-président Paul Kagame et de son équipe ?Peut-on parler vraiment d´une équipe ?Peut-on parler de leaders nouveaux qui ont pris sur leurs épaules la tâche herculéenne de reconstruire de fond en comble ce petit et pauvre pays qu´est la République Rwandaise ?

L´ »AKAZU »ou clique du Président Paul Kagame , selon les dissidents du régime rwandais actuel, serait plus implacable que celle de feu Président Juvénal Habyarimana .Cette « AKAZU »,par excellence inexpérimentée, gouverne le pays où seuls prospèrent les méchants, où la cruauté joue l´efficacité sur l´humanité et la morale.Etrangers au peuple qu´ils ont conquis dans le sang et le chaos ,ils n´ont pas la bonne volonté, et encore moins une idée directrice capables de guider leur action.Cette idée s´avère être la suivante pour ce cercle restreint :détruire et ne jamais réparer, piller, tuer, opprimer jusqu´au delà des frontières nationales, exactement le contraire de ce qu´avaient fait leurs prédécesseurs. »La mafia internationale » a élu domicile aux » Pays des milles collines ».

Considéré comme leader de la nouvelle génération »,le Président Paul Kagame, héritier du pouvoir , n´est célébré que via » le génocide » de son peuple qu´il aurait arrêté, mais paradoxalement déclenché après la disparition tragique de son présécesseur.Mais l´homme d´état ne dort pas sur les lauriers !Même si les Nations Unies lui ont accordé le satisfecit en reconnaissant ce génocide et en instituant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, l´opinion publique s´ interroge sur cette tragédie rwandaise qui se poursuit jusqu´à la qualifier de « double génocide en son acte final » .

Le Président Paul Kagame a-t-il la stature de Juvénal Habyarimana ?Aura-t-il sa longévité au pouvoir ?Est-il un unificateur ,un rassembleur ? Huit ans après son avènement au pouvoir ,cela n´est plus la grande interrogation. L´ex- maquisard a déçu. L´opinion nationale, régionale et internationale le prend respectivement pour un fossoyeur de la paix , de l´unité et de la réconciliation du Peuple, un » criminel » et « un vampire » des richesses du Peuple congolais, et enfin un autocrate insolent , dédaigneux et arrogant qui défie le bon sens et la morale universelle. Ses frères de sang, eux-même ex-maquisards dont l´homme d´Affaires Valens Kajeguhakwa en tête, le confirment sans ambages devant l´opinion internationale. Eux, ces Tutsi qu´il a sortis  »du plus long exil et de la discrimination intolérable »dont ils auraient été victimes sous « la dictature Hutu », appellent de tous leurs vœux l´écroulement de cette « AKAZU », nouvelle formule !

Pour mesurer les performances du Président Paul Kagame et de ses fidèles ,imaginons que feu Président Juvénal Habyarimana et ses hommes, Hutu et Tutsi confondus, n´aient pas été tués ou forcés à l´exil ;imaginons que tous les compatriotes Hutu et Tutsi, co-fondateurs ou non du FPR soient libres au Rwanda ou n´ errent plus partout en exil pour la seconde fois et en ce moment à la recherche d´une audience et d´un rôle(ex. un Kimenyi, un Kajeguhakwa, un Sebarebzi ,un Bizimungu,etc.…) ;imaginons tous ces opposants démocrates à « la dictature raciste » de feu Président Habyarimana ne soient pas en ce moment réduits au silence ou en exil (ex. un Twagiramungu, un Nsengiyaremye ,un Rwigema etc..),imaginons tous ces dignes fils et filles du Rwanda méritant soient tous unis ,rassemblés autour d´un Homme providentiel pour parler du progrès social et économique !S´il était permis de rêver !!!!Le Rwanda serait-il mieux guidé, mieux gouverné ?Y aura-t-il.au moins ,lieu d´espérer ?Quel aurait été la force,la fierté , la confiance,la sûreté dans l´avenir pour toute la Nation rwandaise mobilisée autour de ses leaders qui respirent la paix , la tolérance ,la coéxistance pacifique et le progrès dans tous les domaines !!!

Ce sont ,à mon avis, les trois critères de base qu´il faut toujours avoir à l´esprit lorsqu´il s´agit de porter un jugement objectif sur l´action ,l´inaction , l´impéritie, la moralité et les graves erreurs du Président Paul Kagame et de son entourage.On ne cessera jamais ,tant qu´ils sont encore là, de mettre en exergue leurs insuffisances, leurs fautes voire leurs crimes.Quand à moi , je ne crois pas en leur volonté politique de mieux faire.Ils se trompent et en définitive, ils n´ont plus le temps pour apprendre à mieux faire, à mieux gouverner.En attendant des lendemains qui chantent, iront-ils loin ?La question trouve sa réponse dans cette explication principale de leurs échecs cumulés en moins de dix ans de règne et ce, dans tous les domaines.

Le mérite primordiale de la paix, c´est qu´elle n´extermine pas les êtres humains et leur environnement, même si elle n´étouffe pas toutes les formes d´injustice.A cet égard, feu Président Juvénal Habyarimana sera un jour proclamé héros national, un martyr de la paix dont l´ombre hante son successeur qui, exploitant de façon folle et éhontée, le malheur national, se sent interpellé et harcelé d´interrogations profondes et de questionnements éthiques et moraux.

Demain ,ce sera peut-être la veille quand le Président du Rwanda Paul Kagame et ses principaux collaborateurs auront compris que l´idée d´une minorité Tutsi persécutée, discriminée est insupportable. Car chaque homme ,chaque femme, chaque enfant, qu´il soit Hutu, Twa ou Tutsi, abandonné, exclus, soumis à l´oppression, est une minorité des minorités.Le comprendre et l´intégrer ,c´est déjà gouverner mieux ; c´est faire mieux !

Alphonse Bazigira

Journaliste politique.



Dernière édition par Djati le Oct 31, 08 8:32 pm;

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1. SURVIVRE DANS LA PEUR

Visite au gacaca

Inspirés de la tradition rwandaise, animés par des magistrats non professionnels et financés par la Communauté Internationale, les gacaca (prononcer gatchatcha) sont chargés de juger la plupart des responsables présumés du génocide de 1994. On a fait recours à cet ancien système de résolution des controverses dans le but déclaré de réconcilier le peuple rwandais dans la vérité et diminuer le nombre des prisonniers accusés de génocide dont regorgeaient les prisons.[1] La réalité est bien différente. Aux gacaca, les mensonges, l’esprit de vengeance et les emprisonnements injustes sont en train de rouvrir les cicatrices et de semer la haine ethnique, au profit du pouvoir en place.

Selon des voix qui courent, des difficultés financières obligeraient les gacaca à conclure leurs travaux cette année-ci, au lieu de la prochaine. Ainsi, le pouvoir est en train de foncer, afin de mettre rapidement en prison tous ceux qu’il vise. C’est comme une explosion, on emprisonne à tort et à travers. Des gens qui ont sauvé des vies sont accusés de les avoir tuées. Si un rescapé[2] a quelque chose contre un Hutu, il peut l’accuser au gacaca de n’importe quoi.

C’est une semaine avant le procès qu’on avertit la personne qu’elle est accusée et qu’elle doit comparaître au gacaca, sans lui dire la cause. Il ne lui reste que de chercher des amis qui puissent témoigner à décharge et aller comparaître, mais il est presque inutile de les amener, car au gacaca il existe seulement le devoir d’accuser. Les neuf juges sont assis sur une rangée. On appelle les accusés selon l’ordre de la liste qui a été préparée. L’accusé entre et s’arrête devant les juges. Derrière lui, la foule assise sur l’herbe. Quelqu’un est déjà préparé pour l’accuser, on dit « pour le charger ».

Si l’accusé cherche à se défendre, dans l’assemblée d’autres gens sont préparés pour crier, l’insulter et l’empêcher de parler. Ceux qui voudraient le défendre sont indignés, mais ne peuvent rien dire, ou, s’ils essaient de dire quelque chose, leur voix est couverte par les réactions du groupe qui soutient l’accusation.  Des gens sont préparés aussi pour malmener les gens qui réagissent indignés. Dans le gacaca il n’y a pas d’avocat, ni de possibilité de faire recours à la justice ordinaire.

Parmi les juges, il y a des secrétaires, qui n’écrivent que les témoignages à charge. Ensuite, les juges se réunissent dans une chambre pour « étudier le dossier » et « porter jugement ». Ils y restent normalement une vingtaine de minutes, après quoi, ils reviennent et, pour la plupart des cas, ils disent: «Vous n’avez pas gagné le procès et vous êtes condamné». Normalement il s’agit d’une condamnation à 25-30 ans de prison.

La police est là et observe, de même que la « local defense », qui, si l’accusé est condamné, l’arrête immédiatement, le transfère à la brigade et le lendemain à la prison. Le condamné peur recourir à un gacaca de niveau supérieur, mais souvent inutilement, c’est pourquoi beaucoup y renoncent. Il peut arriver qu’une famille riche donne de l’argent aux juges, aux policiers et alors on peut espérer en un acquittement.

Une femme a vendu sa maison pour que son mari soit acquitté. Ce sont des cas rares. Plusieurs femmes et filles acceptent des relations sexuelles avec les chefs civils et militaires, pour sauver leurs familiers. Pendant les trois mois que les prisonniers libérés passent dans les Centres de rééducation (« Ingando »), on leur demandera, entre autre, d’éviter des querelles avec leurs femmes violées par ces chefs. 

Tout Hutu cité dans les enquêtes est présumé coupable et trouver des témoins à décharge est très difficile, à cause du climat d’intimidation. Si au gacaca on demande à un juge hutu de présider le procès et qu’il pose des questions pour connaître la vérité, il sera facilement accusé d’avoir accepté la corruption, ou bien de divisionnisme, de minimiser le génocide ou d’idéologie génocidaire et mis en prison. : « C’est un Hutu – dira-t-on - qui veut protéger les gens de son ethnie ».

Ainsi, ont été injustement emprisonnés quatre Présidents Hutu des gacaca. Le gacaca est l’un des moyens utilisés par le FPR, dirigé par Paul Kagame, pour neutraliser toute personne ne partageant pas son idéologie. « Watawaondoa wabaya wote !  » (on enlèvera tous les méchants !), déclare-t-on dans l’armée rwandaise, désormais appelée RDF (Rwandan Defense Force).  

Un peuple opprimé

En arrivant au Rwanda, on peut s’étonner de certains progrès réalisés: les routes principales bien entretenues, l’ordre et la propreté des centres ville, la construction d’édifices nouveaux, la diffusion de l’informatique, la discipline de l’armée et de la police … Ce sont des progrès réalisés surtout avec l’aide internationale et par l’exploitation illégale des ressources naturelles de la RDCongo, comme prouvé dans les différents rapports de l’Onu.

Souvent il ne s’agit que d’une apparence qui cache mal la peur et la pauvreté des populations des périphéries et des villages.

- Les Hutu sommes soupçonnés à chaque instant : les intimidations, les arrestations arbitraires, les enlèvements des Hutu sont monnaie courante au Rwanda. Plusieurs rwandais opposants ou riches, faussement accusés d’être des collaborateurs des FDLR ou d’autres forces d’opposition en exil, sont arrêtés arbitrairement ou enlevés.

La plupart des prisonniers libérés par l’arrêt présidentiel (les malades, afin qu’ils ne meurent pas en prison et les « ndemeye », ceux qui ont accepté d’avoir commis le génocide) seront arrêtés à nouveau après avoir appliqué les instructions reçues en prison, d’aller attribuer le génocide à des innocents visés à cause de leurs femmes ou filles, de leurs positions politiques ou de leurs biens.

C’est ainsi que plusieurs personnalités tant civiles que militaires préfèrent aller souffrir à l’étranger. - Femmes et filles Hutu sont obligées à des relations sexuelles, avec la menace toujours incombant du SIDA, pour obtenir un emploi ou un document, ou la libération des leurs membres de famille.

- Les autorités militaires, juridiques et civiles demandent souvent aux prisonniers accusés de génocide, en échange de leur libération, d’aller au Tribunal Pénal International pour le Rwanda (T.P.I.R.) d’Arusha ou au gacaca témoigner faussement contre des Hutu influents qui peuvent constituer un obstacle à leur pouvoir.

-.Dans des réunions populaires du 17/02/2007, les autorités ont accusé les Hutu de Gisenyi, Ruhengeri, Byumba et Cyangugu de collaborer avec les « Abacengezi » (les infiltrés des FDLR[3]). L’affaire des abacengezi est en réalité un prétexte, qui permet à Kagame de continuer les tueries et les enlèvements des Hutu, sans reproche de la part de la Communauté internationale. Même des Congolais passent des années dans les prisons rwandaises sans procès équitable.

- Les journaux qui informent selon la vérité sont souvent poursuivis et leurs responsables accusés d’avoir insulté le pouvoir et arrêtés. C’est le cas des journaux UMUSESO, UMURABYO, UMUTEKANO. Nous les Hutu disons: «C’est fini! Nous serons opprimés à jamais, car l’opinion internationale n’écoute pas notre voix».


Abolie la peine de mort, on meurt à feu lent Le Rwanda va vers l’abolition de la peine de mort, sauf pour les traîtres du pays, les violeurs et les pédophiles. Cette abolition apparaît comme le fruit de la volonté du pouvoir de donner une bonne image au monde pour se faire accepter. C’est aussi le moyen pour voir s’attribuer les procès qui ne pourront pas avoir lieu au Tribunal Pénal International pour le Rwanda, d’Arusha. Ceux qui ont eu la prison à perpétuité en échange de la peine de mort, selon la nouvelle loi sur l’abolition de la peine capitale, ne pourront pas avoir de réduction de peine, donc ce sera une mort lente. Nous nous disons : « Au moins subir la peine de mort, que de rester dans les prisons rwandaises toute sa vie ».

Ethnies niées, haine entretenue

Pour éviter des conflits ethniques et favoriser la réconciliation et l’unité du peuple rwandais, on dit qu’au Rwanda les ethnies n’existent plus, mais la ségrégation est bien évidente. Seulement on change de vocabulaire. On dit « rescapé » au lieu de Tutsi ; « celui qui est venu du Congo et de l’Uganda » pour indiquer les Tutsi qui ont conquis le pouvoir dans le cadre du FPR[4];

Les Hutu sont appelés « ibipinga » (opposants). Le pouvoir en place encourage en réalité la séparation ethnique. On apprend aux enfants à l’école que l’ennemi est le Hutu. Les enfants Hutu et Tutsi sont ensemble sans problèmes à l’école primaire, mais à l’école secondaire le conflit ethnique apparaît très fort.

Le campus universitaire est d’abord l’apanage des rescapés, puis des Tutsi venant de la RDCongo et de l’Uganda, enfin des Hutu. Les rescapés viennent d’abord, car leurs association Ibuka soutient leurs revendications. Pour ce qui est des postes de travail, la hiérarchie est la suivante: ceux qui sont venus de l’Uganda et du Burundi, les rescapés, ceux qui sont venus du Congo. Le Hutu, que ce soit à l’école ou au travail, ne sera jamais favorisé, même s’il déploie toutes ses énergies.

Au contraire, il doit chercher à travailler sans émerger ou se faire remarquer, de peur de susciter la jalousie. Le soi-disant assainissement ou reforme continue dans tous les services publiques, en vue de neutraliser les « ibipinga » (opposants) Hutu qui manquent de diplôme, pour faire place aux Tutsi qui viennent de terminer leurs études dans de différentes universités du monde.  Il y a des Tutsi qui sont contre les injustices du pouvoir. Ce sont surtout les pauvres, qui demandent à leur voisin du sel ou un bidon d’eau et qui ne partagent pas les fausses accusations, mais ils ne voient pas la manière de se déclarer.

Genocide: de drame de tout un peuple à outil de pouvoir

Au niveau international, on présente souvent le Rwanda comme le Pays d’une nouvelle génération politique, d’une saine administration, de la bonne gouvernance et de la relance économique. Le FPR et le Président Paul Kagame sont présentés comme ceux qui ont pu stopper le génocide de 1994 et libérer le Pays de la dictature de Juvenal Habyarimana.

Toutefois, actuellement au Rwanda, la minorité piétine la majorité[5] et a tracé un vaste programme pour protéger le pouvoir qu’elle avait perdu en 1959 et reconquis en 1994 : toute personne qui s’oppose à ce pouvoir n’a qu’à disparaître. Les Hutu qui se trouvent dans le Gouvernement ne peuvent rien faire. 

L’idéologie du génocide est devenue une arme utilisée par Paul Kagame et le groupe au pouvoir pour écarter ceux qui le dérangent. Chaque rwandais est obligé d’accepter ce pouvoir sans revendication aucune, sous peine d’être enlevé, emprisonné ou, par grâce de Dieu, s’exiler. Il y a même des Tutsi qui disent qu’il faut abattre tous les Hutu.

Lors des élections présidentielles de 2003, Faustin Twagiramungu fut empêché de faire sa campagne ; les responsables des cellules, les militaires, les « local defense » étaient passés à chaque porte pour interdire à la population de participer à son meeting ; plusieurs personnes furent tuées, enlevées par des inconnus à cause de leurs positionnements politiques.

Le 01/02/2007, Journée nationale des héros rwandais, le Président Paul Kagame a déclaré qu’il n’acceptera pas de renversement du pouvoir en place, car ils l’ont reconquis après avoir perdu beaucoup de leurs sur les champs de bataille. 

Le 7 avril 2007, jour du XIII anniversaire du début du génocide, Paul Kagame a dit qu’il regrette que nous ayons pu traverser la frontière pour fuir le pays : c’est pour lui un péché que Dieu leur pardonnera, parce qu’il n’y avait pas moyen de l’empêcher. Il est triste, a-t-il dit, de voir des gens rentrer de l’exil lavés et nourris, alors qu’ils ont tué des Tutsi. Quelqu’un lui a demandé : « Et l’avion qui portait Habyarimana ? ». « Qu’est-ce qu’il y avait dans l’avion ? Rien ! ».

Un autre film en préparation

Ces derniers temps, les habitants du côté de Cyangugu voient un grand groupe de gens, parmi lesquels beaucoup de Blancs, en train de tourner un film sur la présumée implication de l’armée française dans le génocide de 1994 pendant la période de l’Opération Turquoise. On demande aux  gens de se déguiser en militaires d’Habyarimana, en Interahamwe, etc. en train de traverser la frontière, pour se réfugier en RDCongo. On a donné beaucoup d’argent et celui qui amène une ancienne uniforme des FAR[6] reçoit 500 $. Cette troupe est allée demander à une femme de la campagne d’accepter d’être violée, moyennant 500 $ pour la reprendre ; comme elle a refusé, on a cherché des prostituées en ville. On a brûlé un véhicule tout neuf, pour montrer l’action des Interahamwe. Il est clair qu’il s’agit là d’une instrumentalisation de la population en vue d’une lecture manipulée des évènements de 1994.  

2. LE REGIME DANS LA REGION DES GRANDS LACS

Le régime de Kigali continue à déstabiliser la Région des Grands Lacs
Presque tous les Pays de la Région des Grands Lacs d’Afrique ont entamé un processus d’ouverture politique et de démocratisation, par la tenue d’élections libres et transparentes et le dialogue avec les mouvement rebelles. C’est le cas de la RDCongo, du Burundi et même de l’Ouganda.

Les peuples de l’Afrique Centrale cherchent la paix avec toute leur énergie, mais il doivent lutter contre un plan de déstabilisation de la région, entretenu par l’actuel régime rwandais, soutenu par une certaine lobby internationale. Il semble bien que le Président Paul Kagame et le FPR sont impliqués dans:

- l’attentat contre l’avion où sont morts les présidents du Rwanda Juvénal HABYARIMANA et du Burundi Cyprien NTARYAMIRA et tous les passagers, à Kanombe-Kigali le 06/04/1994.

- l’assassinat du Président de la R.D.Congo, Laurent Désiré KABILA, le 16/01/2001.

- la mort de plus de 4.000.000 de Congolais entre le 02.08.98 et fin 2002.

- le génocide contre les Hutu au Rwanda depuis le 01/10/1990 et en R.D.Congo depuis octobre 1996 jusqu’en 2002. 

- le coup d’Etat loupé en avril 2006 au Burundi, qui a risqué de coûter la vie au Président Pierre NKURUNZIZA et à d’autres autorités burundaises[7].

- la guerre que Laurent NKUNDA mène dans les localités congolaises de Masisi et Rutshuru au Nord-Kivu, avec sa base arrière à Ruhengeri au Rwanda;

-la guerre dans la province congolaise d’Ituri, dont la base arrière se trouve à Ruhengeri et en Ouganda, en collaboration avec le président Museveni;

-celle qui se déroule à Minembwe, dont la base arrière se trouve à Cyangugu, toujours au Rwanda.

Les militaires Tutsi au sein de l’armée congolaise se disent « Congolais d’origine rwandaise » mais ils sont au service de KAGAME, BAGAZA, RWAKABUBA, BIZIMA KARAHA, Moise NYARUGABO, Azarias RUBERWA, KANGUTA MUSEVENI, AMAMA MBABAZI, James KABAREBE, Jean BIKOMAGU, NZEYIMANA Pierre.

C’est avec eux que collaborent aussi des officiers supérieurs congolais et de hauts politiciens de l’opposition.

Les récentes attaques

La population de l’Est de la RDCongo observe maintes fois des militaires de l’armée rwandaise traverser la frontière congolaise et se diriger vers Minembwe, Walungu, Masisi, Nyabibwe, Rutshuru, Ituri et les forets de la R.D.Congo.  Par ses militaires éparpillés partout, son service militaire de renseignement (D.M.I.), les militaires congolais rwandophones, les officiers militaires congolais corrompus, les politiciens du R.C.D.[8], Paul Kagame essaie de déstabiliser l’Est de la R.D.Congo.

Son régime y provoque des violences, pour qu’il y ait, en guise de réaction, des massacres de Tutsi qu’il fera appeler génocide et pour montrer à la Communauté internationale que le président Joseph KABILA ne sait pas maîtriser la situation. C’est ainsi que Paul Kagame pourra recommencer la guerre en R.D.Congo pour y arrêter un nouveau génocide. Le plan vise à remplacer le président Joseph KABILA par Bizima KARAHA.

Immédiatement après, une nouvelle rébellion serait déclenchée, avec des attaques foudroyantes à Kinshasa, au Shaba, à Kisangani, pour s’emparer de la R.D.Congo avant toute intervention internationale. Ainsi ils pourront continuer à piller les richesses et corrompre, avec elles, les grandes puissances.

Rasta et FDLR

Les viols de femmes et de jeunes filles, les tueries et les pillages enregistrés dans le territoire de Walungu et dans les alentours, au Sud-Kivu, sont l’œuvre d’un groupe armé dénommé « Rasta » et continuent jusqu’à présent sous le commandement des colonels MURENZI et Eric MUROKORE et du capitaine KAZORA.

Les Rasta, c’est un ensemble de militaires Hutu et de bandits congolais. Les Hutu appartenaient à l’Armée du régime Habyarimana (FAR). Sortis des prisons rwandaises ou rentrés  au pays depuis la RDCongo, ils sont encadrés par l’Etat major de l’Armée rwandaise et envoyés au Kivu pour le déstabiliser par la violence. Ils acceptent dans le but de gagner de l’argent[9] et de s’assurer la confiance du pouvoir en place[10].

Des complicités locales facilitent la réalisation de leurs crimes. Ce sont le Président Paul Kagame, le général James Kabarebe et son Etat major qui, par l’intermédiaire de certains officiers congolais corrompus, les envoient dans l’est de la R.D.Congo pour continuer à salir la réputation des réfugiés Hutu, à tout instant assimilés aux Interahamwe[11].

Les réfugiés Hutu, qui ont fui le Rwanda après le génocide de 1994, sont organisés dans les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), la formation politico-militaire qui a signé à Rome le 31.03. 2005 l’engagement à rentrer au Rwanda, sous protection internationale. Ils désirent rentrer au Rwanda dans le respect des leurs droits fondamentaux, mais le FPR les considère comme ses ennemis et ils ne peuvent pas rentrer au pays, faute de sécurité.

La majorité des réfugiés hutu cohabitent pacifiquement avec la population autochtone et même avec les Tutsi dans plusieurs coins de l’Est de la RDCongo, comme à Masisi, Rutchuru, Walikale, au Nord-Kivu ; à Itombwe, Minembwe, Lemera, Mulenge, dans la Plaine de la Ruzizi, à Fizi, au Sud-Kivu ; à Misisi, Kabalo, Kongolo, Lunga, Moba, Kalemie, Nyunzu, au Katanga.

Toutefois, certains parmi les FDLR, corrompus, ont rejoint les Rasta ou collaborent avec eux dans la perception de taxes, l’occupation du territoire et les violences perpétrées contre la population. La stratégie est celle de créer une haine tripartite entre la population congolaise et les Hutu, ainsi qu’entre cette population et son Président Joseph Kabila. Cela dans le but de convaincre la Communauté internationale que ce dernier n’est pas à la mesure d’assurer la sécurité de la population sur toute l’étendue du pays et de faciliter la conquête rwandaise de l’Est de la RDCongo, sous couvert d’une rébellion locale. Nous sommes conscients que c’est la population qui est toujours victime de la violence et de la soif de pouvoir.

3. LES APPUIS INTERNATIONAUX

Un pouvoir protégé de loin

Malgré les multiples témoignages, jusqu’à présent une grande partie de la Communauté internationale refuse de reconnaître que la population rwandaise est l’otage du Front Patriotique Rwandais (FPR)[12] et de Paul Kagame, qui constituent une menace permanente, pas seulement pour le Rwanda, mais aussi pour la Région des Grands Lacs. Tout au contraire, les Pays occidentaux maintiennent leur soutien politique, économique, diplomatique et militaire à l’actuel régime rwandais.

Les visites répétées de certains occidentaux dans la Région des Grands Lacs, notamment en Ouganda et au Rwanda, ont comme objectif le soutien à ces deux régimes, pour continuer à bénéficier du pillage des ressources de la R.D.Congo.  Les grandes puissances d’où sont provenus les missiles utilisés par le FPR pour abattre le 06/04/1994 l’avion des Présidents du Rwanda et du Burundi[13], se voient maintenant obligées de protéger à tout prix l’actuel régime rwandais, pour que ne soit pas dévoilée la vérité sur cet événement qui a marqué le début du génocide au Rwanda et la guerre en R.D.Congo. C’est ainsi qu’elles continuent d’étouffer et d’intimider le TPIR, afin qu’il ne mène pas d’enquête sur le crash de cet avion et continuent à soutenir que c’est le défunt président HABYARIMANA qui a planifié le génocide.

Entre temps, Kagame et le FPR, pour distraire l’ONU, ont ouvert eux-mêmes une enquête sur la mort d’Habyarimana, quand il semble que ce sont eux mêmes qui l’ont tué et qui empêchent le TPIR d’achever son enquête à ce sujet. L’ONU, l’UE et toute la Communauté internationale devraient eux-mêmes constituer une commission indépendante pour une véritable enquête sur cette tragédie.

Les grandes puissances continuent jusqu’à présent à utiliser Paul Kagame et le FPR dans le pillage des richesses de la R.D.Congo et font sourde oreille pour les plus de quatre millions de Congolais, sans compter les réfugiés Hutu, morts à cause de deux guerres consécutives (1996-1997 et 1998-2002). Elles continuent à crier haut et fort, et avec raison, leur indignation à propos du génocide de 800.000 rwandais (Tutsi et Hutu) d’avril-juillet 1994, mais elles se taisent, injustement, sur les massacres congolais que quelqu’un ose qualifier de génocide.

4. RECOMMANDATIONS AUX GRANDES PUISSANCES

Les grandes puissances doivent savoir que leurs représentants qui viennent au Rwanda ne peuvent pas recevoir, de la part de la population, une information objective et complète sur la situation réelle, car dire la vérité sur le régime signifierait risquer la vie.

Nous demandons aux grandes puissances et à l’O.N.U. :

- de cesser de soutenir le pouvoir oppressif et déstabilisateur de Paul Kagame et du FPR ;  - d’ouvrir les yeux sur la vraie nature des gacaca, qu’elles ont financés, de cesser de les soutenir ou bien d’exiger que les Hutu aussi soient autorisés à dénoncer les Tutsi qui les ont tués ;

- de pousser ce régime à ouvrir un dialogue avec les citoyens vivant à l’extérieur ; - de stopper dans le plus bref délai le transfert de prisonniers Hutu d’Arusha au Rwanda, car c’est inacceptable que Paul Kagame se porte plaignant et en même temps juge ;.

- de faire pression pour que les prisonniers politiques qui croupissent dans les prisons rwandaises  soient relâchés sans délai et sans conditions; 

- qu’elles créent les conditions pour un retour en patrie dans la dignité de la population Hutu réfugiée en R.D.Congo. L’option militaire n’est pas une véritable solution ; c’est plutôt une amnistie générale qui faciliterait le retour des réfugiés et une cohabitation pacifique[14] ;

-         si le régime continue de refuser une véritable et immédiate ouverture, que ces puissances enlèvent l’immunité de Paul Kagame, en soutenant les mandats d’arrêt lancés par le magistrat français Bruguière.

CONCLUSION
Nous, populations de la Région des Grands Lacs Africains, en particulier celles de la  R.D.Congo et du Rwanda, nous ne cessons de déplorer le soutien international à certains régimes dictatoriaux de l’Afrique Centrale.
Nous voulons habiter en paix dans la Région, avec toutes les ethnies et les peuples qui s’y trouvent et il est temps que les Puissances internationales mettent la justice et la paix dans la Région au dessus de tous leurs intérêts. Fait dans la Région des Grands Lacs, le 20 juin 2007.

Un citoyen rwandais



Dernière édition par Djati le Oct 31, 08 9:16 pm;

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MessageNov 01, 08 5:27 pm     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re:Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Ce Kagame la, il me fait peur desormais. Je crois que je l'aime plus... apres avoir lu tous ces articles. Eclairez-moi les gars. Est-ce que je me trompe dans mon analyse?

Pour ramener son exemple plus pres, pensons a un petit Guéré de l'Ouest de la Cote d'Ivoire. (Ici les Tutsi du Rwanda).
Supposons que accusant Houphouet de tribaliste anti-Guérés (anti-Tutsi), certains Guérés fuient se refugier au Liberia anglophone ou nous avons aussi une population de la meme ethnie.

Parmis ces Guérés vivants au Liberia, se trouve un enfant de 6 ans du nom de Kagame.
L'enfant fait toutes ces etudes au Liberia, entre dans l'armee et monte dans les rangs. Il devient conseiller special pour les affaires militaires du president Guérés du Liberia (ici yoweri mussevini de l'OUganda) . Ces Guérés decident de se vanger contre Houphouet.

Le president Guéré du Liberia et son conseiller militaire Guéré ivoirien, Paul Kagame, montent donc une armee pour aller prendre le pouvoir en Cote d'Ivoire.
Ils declenchent une guerre qui n'epargne personne. Leur armee est composees en majorite de Guérés ivoiriens, des Guérés liberiens, (inventons aussi des Guérés de Guinee, du Mali...)...

La France se lance au Secours d'Houphouet contre les rebelles Guérés. Bongo est le mediateur. Mais Houphouet refuse les arrangements que proposent Bongo.

De retour d'un meeting chez bongo, l'avion d'Houphouet est abattue. La guerre reprend de plus belle. Les Guérés exterminent tous les non-Guérés qu'ils trouvent sur leurs passages. De meme, l'ethnie d'Houphouet extermine les Guérés partout ou elle les trouve.
C'est un double genocide.

Malgre l'aide de la France, le clan Houphouet perd et les Guérés prennent le pouvoir. Kagame est president de Cote d'Ivoire. C'est le sauve-qui-peut dans l'intelligentia non-Guérés qui fuient le pays pour l'europe et les pays voisins.

Le nouveau rebelle president Guéré utilise l'excuse du genocide pour assoeir son pouvoir. Aux yeux du monde, il devient un hero, alors que c'est lui qui a declenche la guerre.

Toujours fache contre la France qu'il a combattue, il s'accomode peu de ce pays.
Un matin, ayant marre de la France, il jette par-dessus bord son ambassadeur. Les Africanistes applaudissent l'acte, sans vraiment comprendre le fond. "L'ennemi de mon ennemi n'est-il pas  mon ami"?

Deux ans plus tard, le rebelle devenu president declare que la Cote d'Ivoire parlera desormais anglais. On va enseigner cette langue a partir de l'ecole primaire. Certains africains comme nous autres qui avons des piments a griller contre la france applaudissent l'Homme fort qui a ose chasser la France.
Ce que nous oublions, c'est que Kagame n'a pas chasse la france pour les memes raison que nous evoquons ici.

Imaginez donc que le nouveau rebelle president venu du liberia, vainqueur de la guerre nous impose desormais l'anglais, la seule langue internationale qu'il parle, lui le president d'un pays francophone.

Combien d'ivoiriens, non-Guéré, se sentiraient-ils a l'aise dans un tel pays, mes freres?

Je vous pose cette question, afin que nous puissions pointer nos lanternes sur le vrai Paul Kagame, "l'Africaniste, le Sauveur"...  Est-il reellement cela?
Ou bien nous donne t-il la version d'un Allassane Ouaattara qui serait venu prendre le pouvoir depuis le Faso, avec son armee ethnique, ou toutes les reunions se font dans une seule langue, en exterminant les non-Nordistes, comme on l'a vu dans cette guerre en Cote d'Ivoire?

Je pense qu'il y aura une autre guerre au Rwanda, tot ou tard.,. Surtout que la France n'a toujours pas digeree sa defaite.


Dernière édition par Djati le Nov 02, 08 3:12 am;

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MessageNov 01, 08 11:00 pm     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re:Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Djati, merci pour cette belle intrigue nuancée ! En tout cas très instructive pour comprendre ce qui se passe là-bas.

Avec tous les guérés de ton histoire, on aurait tort de dire qu'il s'agit du cas d'un petit pays, à l'image de nos sahéliens ayant une solidarité dozo transfrontalière.

Ca m'a fait penser à l'histoire de ce général congolais et tutsi, toujours solidaire de la cause des tutsis. Il serait monté en grade au rwanda malgré son origine congolaise. Alors, d'une part, l'histoire va-elle se répéter à Goma ?

D'autre part, c'est sûr qu'en faisant triompher Ado dans une histoire semblable, tu m'obliges à détester Kagamé en même temps non, ou bien ?

Combattons cette posture minable toujours favorable à l'occident au détriment de l'afrique.
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MessageNov 02, 08 2:28 am     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Lumiere sur Paul Kagame, le rebelle venu d'Ouganda.

Le General Tutsi dont tu parles, c'est Laurent NKunda. C'est lui et sa bande, guidee par Mussevini et Kagame, qui ont installe Kabila au pouvoir. Il n'est pas le seul d'ailleurs. Il y a d'autres 'Nordistes' comme lui qui ont epouse la cause de l'ethnie. Et je peux affirmer que  pour eux, tant que leur gars du Nord n'est pas president du Zaire, ils vont continuer a s'assurer que le pays n'ait pas acces aux ressources de  leur region d'origine.

Des l'installation de Kabila, Mussevini et Kagame se sont eriges en colon tout naturellement. D'ailleurs, ils avaient deja monte tout leur coup pour chasser Mobutu. Laurent Kabila, populaire opposant de longue date, n'a ete recrute que pour faire avaler la pillule aux Zairois.

Un peu comme si en 1999, nos rebelles avaient embauche Gbagbo pour le mettre au devant lors du renversement de Bedie, Gbagbo etant un opposant connu de tous, populaire et populiste. C'etait cela Laurent Kabila au Zaire. Il aurait du refuser de prendre la tete des bandits et attendre tranquillement son tour en continuant de faire de la politique.

Mais tres vite, le nationalisme de Laurent Kabila va faire surface contre les Mussevini et Kagame qui se comportent comme des colons au Zaire. Kabila renvoie les lieutenants Rwandais et Ougandais qui avaient ete mis a sa dispositon par ses 'Presidents' pour sa 'securite', disons plutot pour le surveiller. C'est l'AfroAfrique pourrait-on dire.(as opposed to FranceAfrique.. . meme methode... couleurs tropicales. Smile ).

Les consequences de cette 'temerite' de Laurent Kabila ne se font pas attendre. La clique Rwando-ougandaise l'assassine mais n'arrive pas a placer leur homme a la tete du pays.
Organiser des elections dans des conditons pareilles, c'est ne pas connaitre l'Afrique.

Kagame peut-il gouverner sans sevir? Je ne crois pas. Quel journaliste pourrait le traiter de chef rebelle et etre encore en vie le lendemain? Quel politicien oserait le critiquer au Rwanda?
Kagame doit tuer pour regner. Tout comme le tueur de Sankara doit regner par la terreur. Car celui qui a tue pour prendre le pouvoir vit dans la peur d'etre lui aussi tue. Il ne neglige aucune piste suspecte contre lui.

J'espere que notre soeur Abidjantalkeuse Twagira viendra me faire une contre analyse, pour me dire que je me trompe lourdement dans mon analyse.

J'imagine la peur au ventre des Hutu, (cadres, journalistes, professeurs....) , dans le Rwanda actuel du vengeur anglophone venu d'Ouganda. Ca doit etre effrayant.


Dernière édition par Djati le Nov 02, 08 3:06 am;

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MessageNov 02, 08 3:42 am     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Hmmmm.....Eheeeeeeeeee la vie !!! On ne sait plus ou se donner de la tete, avec ces hommes africains de mes deux ! Donc, Kagame est un "colon" en douce , tout comme les blaise compaore et autres ? Mais, qui est son "patron" occidental, vous qui en savez qq chose ? Parce que, pour blaise la, on connait ! Tonnerre .... !!!

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MessageNov 02, 08 4:03 am     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re:Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Djati a écrit:
Visite au gacaca


C'est clair , ils sont tous dans la merde...

L'acceptation de la différence est un combat permanent...
Pour mieux me connaitre :
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MessageNov 02, 08 4:07 am     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Moda a écrit:
Hmmmm.....Eheeeeeeeeee la vie !!! On ne sait plus ou se donner de la tete, avec ces hommes africains de mes deux ! Donc, Kagame est un "colon" en douce , tout comme les blaise compaore et autres ? Mais, qui est son "patron" occidental, vous qui en savez qq chose ? Parce que, pour blaise la, on connait ! Tonnerre .... !!!


Alors Moda, quel effet cela te fit-il de retourner ta veste? Tes yeux s'ouvrent sur kagamé. Il n'est jamais trop tard pour bien faire . C'est bien...
J'attends avec impatience l'ouverture des yeux sur le catastrophique Mugabé....

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MessageNov 02, 08 4:11 am     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Mais, Kouassi, qu'est-ce qui te fait croire que j'ai retourne ma veste ? Ha non, mais, ca va pas non !

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MessageNov 02, 08 9:20 am     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Moda, laisse le plaisantin. Si l'a lu tous les articles publiés par Djati, il comprendra que personne n'est blanc dans cette affaire. Il adore la simplicité parce que lire et réfléchir lui donnent des migraines ou bien?

Lorsqu'on se bat, on peut perdre, lorsqu'on ne se bat pas, on a déjà perdu.
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MessageNov 02, 08 10:39 am     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Mel-Essis
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Tous d'abord, tous Pays qui veut s'émanciper et qui est attaqué par l'extérieur doit d'abord étouffer ou écraser les traites de l'intérieur au risque de tourner en rond.

Il y a d'abord trois questions à la quelle ces journalistes doivent réponde.

1. Qui était chargé de la surveillance de la Zone ou a été abattu l'avion du président HABYARIMANA ?

2. Le Génocide n'a-t-il pas cesses après la victoire de Paul Kagamé ?

3. Pourquoi l'acharnement judiciaire Française contre Kagamé à totalement stopper lorsque ce dernier sait mis a faire de même avec des responsables politique Français ?

Djati, tu as voulu enlever toute envie aux Patriotes de défendre Kagamé en associant son nom à celui de ADO mais sa prend pas même si tu l’a déjà condamner sans procès.
Les paramètres qui motivent mon soutient à Kagamé n’ont pas pour l’instant changer.

Moi, les coups je les rends avec violence. Il est hors de question que je les laisses à Dieu.
cliquez ici:
http://www.abidjantalk.com/radioabid.php?dbit=high
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MessageNov 02, 08 4:09 pm     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Mon style reste le même . J'ai toujours pris parti pour les opprimés, je me range du côté de ceux qui souffrent et luttent pour leur survie .
Le scénariot mis en place dans la zone des grands lacs du continent Africain , me peine , et je n'arrive pas à l'admettre . Même s'il fut un temps , je prenais parti pour Kagamé, je l'ai fait pour une partie de son combat . J'admets qu'il ait voulu liberer son pays de la domination de puissances étrangères , je veux dire des pays occidentaux, mais je n'accepterai pas un seul instant qu'il veuille soumettre aux autres peuples ce qu'il refuse lui qu'on lui fasse subire .
Gbap,

UN HOMME QUI A PEUR N'EST PAS UN HOMME LIBRE !Gbap.
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MessageNov 02, 08 7:10 pm     Répondre en citant le nom Répondre en citant Re: Zaire, Rwanda: Interview de Laurent NKunda en 2007 Répondre au sujet
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Mel-Essis a écrit:
Tous d'abord, tous Pays qui veut s'émanciper et qui est attaqué par l'extérieur doit d'abord étouffer ou écraser les traites de l'intérieur au risque de tourner en rond.

Finalement, un sujet ou je suis en desaccord avec mon frere jumeau. Smile
Ok... revenons au sujet...
Quel pays a attaque le Rwanda de l'exterieur?  C'est Kagame qui a attaque le Rwanda a partir du Soudan.Declenchant ainsi une guerre qui fera pres d'un million de morts au Rwanda.
Mel-Essis a écrit:
Il y a d'abord trois questions à la quelle ces journalistes doivent réponde.
1. Qui était chargé de la surveillance de la Zone ou a été abattu l'avion du président HABYARIMANA ?

Kagame clame que ce sont les francais. Les francais clament que ce sont les troupes de Kagame. Ici, je crois plutot que c'est Kagame qui dit la verite. C'est Bongo, le president Gabonnais qui a devoile le secret en menacant Gbagbo pendant la crise Ivoirienne. Notons que l'avion du president Rwandais a ete abattu en provenance de Libreville. Bongo avait menace ce president qui, disait-il, s'entetait... Bongo a reitere ces memes menaces contre Gbagbo en disant que Gbagbo ne l'ecoute pas et risque de finir comme le president rwandais. Or on sait dans quel camp joue Bongo. Les Francais etaient les premiers sur les lieux du crime. La Boite Noire de l'avion, recuperee par la France, est restee introuvable pendant des annees. Te demandes-tu pourquoi?
Mel-Essis a écrit:
2. Le Génocide n'a-t-il pas cesse après la victoire de Paul Kagamé ?


Le genocide a cesse parce qu'il y a eu un vainqueur. Il n'y avait pas de genocide avant l'attaque de Kagame a partir de l'Ouganda de Yoweri Mussevini, son patron.
Mel-Essis a écrit:
3. Pourquoi l'acharnement judiciaire Française contre Kagamé à totalement stopper lorsque ce dernier sait mis a faire de même avec des responsables politique Français ?
La France n'est pas vierge dans cet histoire. Elle se defend... Elle a peur des revelations du rebelle Kagame qu'elle a ferocement combattu.

Mel-Essis a écrit:
Djati, tu as voulu enlever toute envie aux Patriotes de défendre Kagamé en associant son nom à celui de ADO mais sa prend pas même si tu l’a déjà condamner sans procès.
Les paramètres qui motivent mon soutient à Kagamé n’ont pas pour l’instant changer.
Non... je suis tombe sur de nouvelles informations... Et comme tout homme qui se veut analytique, j'ai cherche a comprendre. Je suis arrive a la conclusion que je n'aime plus Kagame de la meme maniere que je n'accepterais pas un Ouattara venir du Faso pour exterminer les ivoiriens sous pretexte de xenophobie, prendre le pouvoir et clamer qu'il est le sauveur des ivoiriens.

La guerre de Kagame n'etait pas originellement contre la France ou quelque puissance etrangere que ce soit. C'etait contre les Hutus, ethnie au pouvoir qu'il accuse de maltraiter son ethnie les Tutsies.
Le president Tutsie Habyarimana etant franceafricain, la France a vole naturellement a son secours, tout comme elle protege Houphouet, Bongo, Compoare, Sassou, Bozize et toutes ses marionnettes. C'est ainsi que Kagame le rebelle venu de l'Ouganda s'est retrouve nez a nez avec la France.

Mon frere, nous avons tous applaudit quand Kagame a chasse l'ambassadeur de france. Mais Kagame est un tribaliste de la pire espece. Prends le temps de lire les quelques info que j'ai postees ici. Je pense que si tu etais de l'ethnie Hutu, tu n'aurais pas envie de  vivre sous le regime Kagame. Ou bien?

Comme je l'ai dit, quel journaliste au Rwanda peut traiter ce gars de rebelle ou ex-rebelle? Quel politicien peut le critiquer vertement comme on critique Gbagbo en Cote d'Ivoire? Je crois que c'est lui qui distribue les armes aux rebelles Tutsie Zairois et seme le desordre dans cette region. Ce gars est dangereux.
La France dit la meme chose, mais pas pour les memes raisons. Elle le dirait contre tout president d'un pays francophone qui veut echapper a sont controle. exemple: Laurent Gbagbo.


Dernière édition par Djati le Nov 03, 08 2:12 am;

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