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Comment Bouaké a évité le carnage
Jan 19, 08 5:23 pm     Comment Bouaké a évité le carnage        0
Son Excellence
Dezouhoussahon


Inscrit le: 09 Aoû 2005
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Opération ‘‘Noël à Abidjan’’ d’IB
Comment Bouaké a évité le carnage

Le sergent-chef Ibrahim Coulibaly dit IB et ses barbouzes croyaient tenir le bon bout de l’opération ‘‘Noël à Abidjan’’. Leur dernière tentative de déstabilisation des institutions a failli entraîner Bouaké dans un bain de sang. Récit.

 Les derniers jours de l’année 2007 ont été des moments de grande frayeur pour les populations de Bouaké. Plongés en effet dans les préparatifs des fêtes ( Tabaski, Noël et Saint-Sylvestre ), les Bouakéens seront, à deux reprises, secoués par des rafales d’armes de guerre. Le 18 décembre, des ‘‘bérets verts’’ sous contrôle du commandant Chérif Ousmane et en formation dans le camp d’Angouayaokro sur la route de Béoumi ont recours aux armes pour, disent-ils, « réclamer leur prime de savon ». Moins d’une semaine après cette montée de colère, c’est au tour de la confrérie des dozos ( chasseurs traditionnels ), visages badigeonnés et dans leurs tenues d’apparat, de bloquer  le 24 décembre les sorties et entrées principales de la ville de la paix. Ces forces paramilitaires qui ont combattu au sein de l’ex-rébellion des Forces nouvelles au plus fort de la guerre, s’estimaient abandonnés à leur sort au moment où le désarmement a atteint son point de non retour. Mais derrière cet épais écran de brouillard en cette période d’harmattan, se cache un ‘‘père Noël’’ en treillis qui a décidé de mettre fin à son exil béninois pour célébrer la Nativité à Abidjan. Ibrahim Coulibaly alias IB ou Major ou le Basketteur, c’est de lui qu’il s’agit, continue de croire dur comme fer qu’il est prédestiné à gouverner la Côte d’Ivoire.
 
Le “Bozizé” ivoirien

L’ex-sergent ne baisse pas les bras malgré les nombreuses tentatives de déstabilisation des institutions en place avortées dans le sang. L’on se souvient des attaques des positions des hommes de Guillaume Soro à Korhogo et Bouaké en juin 2004. La toute dernière porte le joli nom de code : « Noël à Abidjan ». IB n’a jamais fait de mystère sur ses ambitions. «J’étais prêt, a-t-il confié récemment  à Afrique magazine, à diriger la Côte d’Ivoire. Si le coup d’Etat (baptisé coup d’Etat de la Mercedes noire (de janvier 2001, Ndlr) avait marché, vous m’auriez vu apparaître au grand jour. Vous avez l’exemple du président Bozizé. Il n’était pas sur place, mais il dirigeait les opérations à six mille kilomètres de là. » La stratégie du ‘‘Bozizé’’ ivoirien n’a pas varié. Depuis son exil, il pilote les opérations sur le terrain comme l’indique l’élément filmé qui circule en ce moment sur la toile mondiale. Tirant certainement les leçons des tentatives avortées, l’ex- sergent chef de l’armée ivoirienne prend soin de placer son destin entre les mains de la confrérie dozo, ceux de la sous-région (Mali, Burkina Faso, Guinée, Sierra Leone...) IB qui espère recruter plus de 7.000 chasseurs traditionnels précise qu’il ne veut pas de «dozo de ville » soupçonnés de rouler pour Guillaume Soro, l’ennemi juré. Ses hommes de main sur place dont Seydou Traoré dit L’Imam recrutent à tour de bras. A La plupart d’entre eux, ils disent qu’ils sont convoqués à Bouaké par Guillaume Soro. Mais à côté des soldats abusés, il y en a d’autres qui, eux savaient l’objectif réel du regroupement à Bouaké. Ce sont ces derniers qui, le 24 décembre vont tenter d’infiltrer le mouvement d’humeur des combattants placés sous le contrôle du chef Bamba. « D’ordinaire, confie un proche de Soro, quand les dozo arrivent à Bouaké, ils se rendent chez leur chef Bamba pour se faire enregistrer. Certains parmi eux dorment même au camp des Guerriers de la lumière. Mais cette fois, tous ceux qui sont arrivés de l’intérieur ont préféré rester en ville, sans se signaler. Nous avons décidé de suivre leur mouvement. Quand on a vu qu’il y avait de l’agitation dans la ville, nous avons renforcé notre dispositif. On s’est rendu compte qu’en s’emparant des corridors, ils voulaient installer un blocus autour de la ville. On est allé trouver Chérif pour lui dire qu’on ne pouvait plus attendre. Huit heures de blocage d’une route internationale, c’était trop.» La manifestation, elle, gagne en intensité. Les dozos qui officiellement manifestaient pour connaître leur sort après la crise, commencent à s’emparer des points stratégiques de la ville. Certains d’entre eux braquent les véhicules, tandis que d’autres parcourent les camps et appellent les jeunes soldats volontaires à rejoindre le mouvement. Ils réclament de plus en plus ouvertement la chute des dirigeants politiques et militaires des Forces nouvelles. Le consul du Burkina qui s’apprêtait à sortir de chez lui est pris à partie. Les manifestants l’éjectent de son véhicule et il est passé à tabac. L’opération “Noël à Abidjan” se met peu à peu en place. Flairant le danger, les autorités politiques et militaires des Forces nouvelles déploient leurs hommes pour contrer l’insurrection.  Les commandants “Docteur’’, “Vetcho”, “Chérif” et Wattao  reprennent le contrôle des principaux corridors de Bouaké. Issiaka Ouattara dit Wattao, chef d’état-major-adjoint met en lieu sûr la poudrière… « A la guerre comme à la guerre ! », lancent les chefs de guerre. Certains des dozos mécontents comprennent après coup qu’ils sont l’objet d’une récupération politicienne.

 Atmosphère de mort

Soumaïla Bakayoko, chef d’état-major et Konaté Sidiki, qui veulent éviter que l’insurrection soit matée dans le sang, reçoivent les manifestants au secrétariat général des Forces nouvelles et leur intiment l’ordre de lever le blocus. «Pendant la manifestation, révèle notre source, on voyait un petit groupe de dozos agités constamment en communication sur un portable. Ils sortent de temps en temps pour aller téléphonner dehors, puis rentrent, passent le téléphone à un autre dozos, qui sort, puis revient passer le téléphone à un autre. On entend un dozo informer son interlocuteur qu’il vient de voir passer Chérif Ousmane. Comme le confirme un passage de l’élément filmé, l’interlocuteur au bout du fil, un homme de race blanche, lui crie : « Butez-le ! Butez-le !» Devant l’incapacité des dozo à s’exécuter, l’homme se reprend : « Bon, Chérif et Wattao, j’en fais mon affaire. Mettez, vocifère-t-il, Bouaké à feu et à sang ! » Ils échangent avec IB et un homme de race blanche, comme on le saura plus tard grâce aux films qui circulent en ce moment. Depuis leur cachette, ils suivent, minute après minute le déroulement du soulèvement. IB joint aussitôt un certain Moussa sur son portable. «Alors Moussa, c’est comment ? Vous êtes prêts ? Un groupe n’a qu’à aller au Bima (43ème Bima, base militaire française basée à Port-Bouët, Ndlr). Les Blancs (Licorne) vont vous donner armement.» Major et ses barbouzes, dans leur volonté de fouetter l’ardeur de leurs éléments à Bouaké, leur font croire qu’ils ont un général français de leur côté et que les Français, qui ne veulent pas se mettre en avant, soutiennent son action. La journée du 24 décembre s’achève sans que les autorités ne parviennent à désamorcer la bombe. Le lendemain mardi, une rencontre houleuse oppose autorités et dozos mécontents au centre culturel Jacques Aka. L’ambiance est électrique. Des  dozos font tout pour que leurs camarades refusent de se rendre à cette rencontre. Quand les autorités des FN arrivent avec leur sécurité, qui les encadre le doigt sur la gachette, un groupe crie aux autres dozos: «Fermez les portes, on va se gbabougou (Ndlr : tirer dessus). » Konaté Sidiki entouré de Soumaïla Bakayoko et des chefs de guerre prennent la mesure du danger. Ils  constatent que la salle est cernée et que le risque de se faire masssacrer à l’intérieur est bien réel. Un message discret est envoyé à Wattao qui, aussitôt, déploie un détachement impressionnant d’hommes sur-armés. Les soldats déployés au  secrétariat général se déployent également autour du centre Jacques Aka. Morou Ouattara, arrivé la veille, vient intensifier avec sa force, le dispositif  contre-insurrectionnel. Tout le secteur est bouclé. Il y a rapidement un rapport de forces défavorables aux dozos. Dans la salle Jacques Aka règne une atmosphère de mort. Une petite étincelle et tout explose. «Ce jour-là, confesse un membre du secrétariat général, je suis sorti pour la première fois muni de mon pistolet automatique (PA) pour aller à une réunion. Même les patriotes de Gbagbo ne pouvaient pas se comporter avec nous avec une telle violence».  La réunion démarre et les dozoba (chefs dozos), qui ne reconnaissent aucun de leurs élements sont débordés par les excités, qu’ils peinent à maîtriser. Konaté Sidiki prend alors la parole pour révéler qu’il y a deux groupes dans la salle. D’un côté, les manifestants qui sont venus pour qu’ensemble des solutions soient trouvées aux problèmes soulevés et de l’autre, ceux qui sont venus pour poser des revendications politiques. Il se tourne vers leur chef Bamba. « Je m’en tiens à ce que nous avons décidé ensemble hier. Vous devez aller voir le patron à Abidjan  pour regler ça avec lui», tranche-t-il. Le chef Bamba prend à son tour la parole pour s’adresser à ses éléments (en langue Malinké). «On va, dit-il, aller voir Soro à Abidjan. » Bronca. Les excités font un boucan de tous les diables. Ils refusent d’aller à Abidjan et exigent que Soro vienne à Bouaké. Konaté revient à la charge et interpelle les mécontents. «La haine que vous êtes en train de semer va vous conduire à votre propre perte. » Les deux camps se défient, le doigt sur la gâchette prêts à ouvrir le feu. Les hommes d’IB tentent en vain d’empêcher la rencontre Soro-dozos à Abidjan. La rencontre s’achève sans avoir démantelé les réseaux d’activistes ou sans les avoir ramenés à la raison. La nuit promet d’être dangereuse. Les autorités politiques et militaires des FN sont sous pression. Ils savent qu’une attaque est possible, puisque, grâce à certains dozos qui sont venus les voir, ils sont maintenant informés d qu’un fort contingent de dozos venus de pays frontaliers campe aux abords de Bouaké. Ils attendent les armes que Traoré dit L’Imam était censé leur apporter après avoir tué Wattao et dévalisé la poudrière qui se trouvait chez lui. «Il faut être les premiers à engager les hostilités pour en finir avec cette situation», propose un chef de guerre sous l’effet de la colère. Les autres proposent d’attendre afin que l’on ait une idée plus précise du nombre et de la position des assaillants. En ville, les servic es de renseignements suivent minutieusement les mouvements d’un groupe de dozos qui demande à toutes les forces combattantes de se rallier au mouvement.

 Traque à l’ennemi

Un autre groupe d’insurgés se dirige à la télévision locale avec une déclaration entre les mains. Un plan de sécurité est alors mis en place pour qu’ils n’aient pas accès à la télé. « On est en état d’urgence», se convainc un membre du secrétariat général qui sonnela mobilisation générale des troupes pour gagner cette course contre la montre. Ils savent maintenant qu’il y a plusieurs centaines d’hommes entraînés qui s’apprêtent à les frapper, dont certains sont déjà entrés à Bouaké et ont réperés leurs domiciles pour les assassiner. Les hommes de Fofié Kouakou basés à Korhogo mettent le cap sur Bouaké, ceux de Katiola en font autant. Morou Ouattara, commandant la zone de Bouna et ses hommes se déploient  dans la ville. La poudrière du secrétariat général s’ouvre pour faire face à la rébellion des dozos. Les éléments fidèles au secrétaire général des Forces nouvelles se livrent à une longue patrouille dans la ville pour traquer  “l’ennemi” et montrer la supériorité de leur armement.  L’inquiétude s’empare de Bouaké et une nuit d’angoisse commence. Une autorité diplomatique étrangère, inquiète elle aussi de la situation, vient aux nouvelles. «Faites très attention, conseille-t-il aux collaborateurs de Guillaume Soro. Une alerte vient de partir à l’Onu disant que la population fait l’objet de séquestration dans vos zones depuis le 24 décembre. Cela risque de se retourner contre vous.» Ce diplomate leur fait comprendre que si la situation n’est pas rapidement normalise, il y a le risque que l’ONU ordonne aux forces de l’Onuci et celles de la Licorne d’engager un désarmement forcé, en prenant pour prétexte des prétendus exactions sur la population civile. Les ex-rebelles comprennent qu’il faut agir vite pour arrêter la spirale dangereuse qui s’ouvrait. la menace au sérieux. L’Imam, lui décide de continuer le plan arrêté avec le pseudo-général français qui est avec IB. Il prend une poignée d’hommes et entreprend d’aller exécuter Wattao. Il tombe sur l’une des nombreuses patrouilles qui foisonnent dans la ville et décède suite à des échanges de tirs. Son téléphone portable est confisqué et tous ses coups de fils sont ainsi interceptés. Un soldat qui imite bien sa voix répond à tous ses appels.  Parmi les personnes qui appellent L’Imam cette nuit-là, une voix qui n’est pas étrangère aux hommes de forts de Bouaké. « Seydou, vous avez une heure pour finir le travail.  Tuez-les tous ! » Le porteur du portable joue le jeu. « Oui Major, c’est compris. » Après IB, c’est au tour du général français (sic) d’ajouter sur un ton de colère: « Bon, écoutez. Il n’y a plus d’amusement. Après la catastrophe du lundi, c’est la dernière carte. Vous ne voulez pas que le Major rentre ? Il faut qu’il rentre parce qu’il est à la frontière. Les autres sont déjà sur la ligne. On ne peut pas rater aujourd’hui. (…) Prends ce numéro. Tu attaques Wattao. Hamed ‘‘Liberien’’ s’occupe, lui, de Chérif pendant que les autres attaquent le secrétariat. Est-ce que c’est clair ? Après vous allez à la télé pour déclarer que Soro n’est plus le chef des Forces nouvelles et que vous demandez à l’Onu de venir chercher votre grand patron qui attend.» Un autre interlocuteur est un marabout qui dit s’appeler Tchèkôrôba (le Vieux) de Segou, au Mali. Lui dit à l’Imam de ne pas avoir peur car après être entré en “kalwa” (retraite spirituelle) Dieu lui a confirmé que l’opération allait réussir.  C’est même pour cela, dit-il, qu’il n’est pas allé à la Mecque cette année. « Vous voyez, Dieu est en train de nous parler en ce moment », s’enthousiasme un membre du secrétariat en écoutant les instructions téléphoniques du sergent-chef depuis sa cachette. Grâce aux noms et aux numéros de téléphone donnés par Major et le général blanc, les FN ont pu procéder à des arrestations et ainsi, fait imploser le complot, sans avoir usé de leurs armes pour défaire les conjurés. On apprendra ainsi que des dozos positionnés à Abidjan n’attendaient plus que le feu vert pour frapper leurs cibles : RTI, hôtel du Golf, résidence de Gbagbo à Cocody...Un feu vert qui ne viendra jamais. Le père Noël en treillis avec ses kalachnikovs et autres DCA n’a pas pu traverser la frontière ivoirienne.

 Jean Roche Kouamé

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Dernière édition par webmaster le Jan 19, 08 11:08 pm;

Dezouhoussahon

"Moi, je ne suis pas chrétien. Si tu me gifles sur la joue droite, c´est sur ta joue droite que je te gifle et puis après nous sommes quite. Parce que, tout ce que les hommes font, c´est sur terre qu´il faut le rembourser."
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Jan 19, 08 5:32 pm     Re: Comment Bouaké a évité le carnage        1
Son Excellence
A.Diomande (houphouetiste


Inscrit le: 13 Jan 2005
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Patrie:
Vigilance!vigilance!vigilance! Le syndrome centrafricain est à nos portes.IB, le BOZIZE ivoirien!!!

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Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort; sans cela, que saurons ns de la vie?
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