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Un fonctionnaire centrafricain écrit au président Gbagbo
Nov 09, 17 5:31 pm     Un fonctionnaire centrafricain écrit au président Gbagbo        0
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Lagohayou


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Si ceci a déjà été rapporté ici, prière de m'en excuser...

"Strasbourg, le 06 Novembre 2017
A
Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO,
Président Elu Démocratiquement de la
République de Côte d’Ivoire, Otage depuis 2011 au Centre Pénitencier de Scheveningen à la Haye. (Pays-Bas).
Objet : Message de soutien et d’encouragement.
Monsieur le Président,
Agé de 40 ans et originaire de la République Centrafricaine, pays enclavé au cœur du continent africain, qui malheureusement souffre jusqu’à présent à cause de la France impérialiste sous un système couplé de pillage de ses ressources naturelles et d’un «diktat politique» dont le but s’explique par une volonté de traîner dans la boue d’une part, ce riche et beau pays, et d’autre part, tout un peuple qui n’a que pour aspiration le respect, la dignité, le développement et l’ouverture à l’extérieur sur le principe d’égalité.
S’appuyant sur des prétextes mensongers et du mépris des institutions démocratiques du pouvoir en place, le nord musulman de la Centrafrique sous la France de François HOLLANDE a été instrumentalisé à visée déstabilisatrice, comme fut le cas de la Côte d’Ivoire, sous l’ère Jacques CHIRAC et Nicolas SARKOZY, tous des spécialistes en complot et gros bras de la machine «Françafrique » qui ont utilisé nos propres frères et sœurs égarés afin de pérenniser leur mainmise sur nos richesses au prix d’une grande effusion de sang, mais également, briser nos rêves de bâtir une Afrique libre, indépendante, souveraine et prospère.
A l’heure actuelle, vivre de telle humiliation est à la fois immorale et révoltante, surtout que des valeureux filles et fils d’Afrique des générations précédentes ont versé dans la douleur leur sang pour faire asseoir les fondamentaux de nos libertés socio- politiques.
Aujourd’hui, nous remercions Dieu, notre Seigneur Tout Puissant qui a fait de vous, une figure charismatique pour conduire ce noble combat malgré tous ses risques périls. Vous l’avez pleinement assumé et ait décidé d’aller jusqu’au bout, et c’est ce qui vous a valu d’être pris en otage par vos ravisseurs notamment la France et ses alliés, déguisés sans honte avec leurs mains souillées du sang des pauvres vies innocentes, en donneur de leçons démocratiques sur notre continent. Vous avez affirmé ceci : « Je ne suis pas en prison. Je suis otage ».
Seuls, les aveugles nient cette vérité, seuls, les sourds refusent de l’entendre, seuls, les muets préfèrent la taire, seuls, les vauriens disent le contraire, seuls, les incrédules hésitent de la défendre et seuls, les marionnettes continuent de faire la courbette devant l’occident.
En se référant à une de vos citations que je cite : «Toute ma vie, je vais la consacrer au combat de la liberté pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique », je me permets de vous rassurer que votre école est en train d’influencer positivement la nouvelle génération d’Afrique. L’activisme aigu de Kemi SEBA, pilier des jeunes panafricanistes du monde contemporain, en est une parfaite illustration positive et j’espère bien que l’écho de son combat décisif pour l’Afrique vous parvienne de là où vous y êtes.
A cause de vous, j’ai compris bon nombre d’aspects. Par exemple, la campagne d’acharnement, de diabolisation et de démonisation médiatique orchestrée par l’occident contre nos leaders éveillés et insoumis ne pourra plus dérouter ma lucidité.
J’ai également découvert le vrai visage de la fameuse communauté internationale qui brille par un langage de malhonnêteté et de versatilité dans toutes les négociations politiques aussi bien dans ses diverses missions d’observations électorales dans l’objectif est de placer à la tête de nos pays africains que des personnes favorables aux intérêts des puissances égoïstes.
Je suis solidement édifié par votre vision politique en termes d’arguments pour pouvoir décrier la présence des troupes françaises sur nos sols, aussi bien, à retirer toute mon entière confiance aux Organisations Non Gouvernementales à connotation occidentale, aux Organismes Internationaux et Institutions Internationales qui ne sont que des véritables outils d’espionnages et de manipulations. Je suis fortement déçu de la prestation militaire des forces internationales de maintien de paix et de la sécurisation qui cachent dans leur passivité une complicité flagrante avec le monde de l’oppresseur.
Du fond au comble, j’ai compris la nullité du F CFA, qui est une monnaie coloniale d’arnaque, imposée aux 15 pays francophones d’Afrique. Elle constitue un frein à notre décollage économique, ne cesse de pousser nos Gouvernements vers la politique de mendicité internationale et des endettements extérieurs, alors que, l’exploitation de nos ressources par nous-mêmes, devrait générer plus d’emplois et des revenus, solution adéquate pour un véritable développement économique et humain.
Grace à vous, j’ai pu comprendre les différentes voies par lesquelles l’occident passe pour jouer ses cartes de crises prolongées en déstabilisation de nos Etats africains. Les cas sont nombreux : Par la commission électorale pour donner des résultats masqués (Côte d’Ivoire en 2010), à travers des contestations civiles pour engager un bras de fer avec le pouvoir en place (Libye en 2010), en passant par l’armée nationale pour des revendications d’ordre militaire (Mali en 2012), en faisant pression sur la cour constitutionnelle pour s’opposer aux décisions légitimes et souveraines (Gabon en 2016, Kenya en 2017), en activant des mouvements rebelles de l’intérieur comme de l’extérieur sur des prétextes fallacieux (République Centrafricaine en 2012 et en République Démocratique du Congo depuis plusieurs décennies) ou en se servant des ONG occidentales pour produire des rapports biaisés sur les droits de l’homme (Burundi en 2015).
Excellence, Monsieur le Président, la main de Dieu, notre Seigneur Tout Puissant posée infailliblement sur vous est la vraie source de votre grandeur et force. Rendons grâce à Lui, pour avoir sauvé votre vie sous les bombes de l’armée française et celle de vos proches qui ont subi des pires traitements en frôlant la mort, avant et après le 11 Avril 2011. Ce n’est ni l’occident ni ses bras cassés éparpillés à travers le monde qui nous diront le contraire. Quelques faits illustratifs ci-dessous :
La prison et l’exil étaient des moyens utilisés pour casser votre élan politique sous l’ère du Président Félix HOUPHET BOIGNY. Votre courage a payé et je vous rappelle vos propos: « Nous, qui sommes issus des familles modestes, si ce n’était pas à cause de nos luttes pour la démocratie, nous ne pourrions pas accéder aux hautes fonctions de l’Etat ».
A la tête de votre pays, une rébellion et un complot international ont été dressés contre votre pouvoir dans le but de vous contraindre à céder à la pression extérieure. Votre inflexibilité a triomphé et je vous paraphrase : « Je ne suis pas un sous-préfet français, et je ne peux pas être un sous-préfet français. J’ai gagné les élections, laissez-moi tranquille diriger mon pays, la Côte d’Ivoire ».
A la Haye depuis Novembre 2011, vos détracteurs et bourreaux ne cessent de vous faire subir une injustice décriante dans un schéma de mensonges pour vous pousser vers un anéantissement total. Votre sérénité dans la vérité constitue votre rempart. C’est pourquoi vous avez déclaré : « Si on m’accuse, ce qu’on a des preuves, je ne regrette pas d’être là, et on va aller jusqu’au bout ».
Excellence, Monsieur le Président, c’était en Novembre 2004 que vous m’aviez politiquement séduit suite à votre discours ferme contre le complot français dit de Bouaké piloté depuis l’extérieur pour déstabiliser votre régime démocratique.
Dans ce discours, vous aviez accusé sans langue de bois le locataire de l’Elysée de l’époque, d’être derrière ce coup aux airs de françafrique. Votre franc-parler et détermination à ne pas trembler devant l’occident étaient extrêmement louables et marquaient votre entrée solennelle par la grande porte dans l’histoire du panafricanisme en suivant les pas de nombreuses grandes figures d’avant votre ère, parmi lesquelles figuraient Ahmed Sékou TOURE (Guinée Conakry), Thomas SANKARA (Burkina Faso), Joseph MOBUTU (ex Zaïre) sans oublier Robert MUGABE (Zimbabwe), le dernier lion féroce de notre temps.
Avoir le courage de véhiculer dans la presse de tel propos à l’endroit d’un Président français ne vient jamais de la bouche d’un dirigeant africain de petit calibre et surtout que son pays est sous tutelle coloniale de la France. Vous aviez dit ceci : «Jacques Chirac ne me connait pas et il sait pas à qui il parle ….».
L’Afrique de nos jours, est baignée dans la honte à cause de nos dirigeants qui préfèrent baisser leurs tètes devant l’occident en terme de dignité et de défense de nos intérêts. Par exemple, ils ont des larmes que pour des morts chez leurs maitres, au-delà de la Mer Méditerranée, au lieu de les verser pour nos propres sœurs et frères endeuillés par les groupes terroristes tels que Boko Haram, El Shebab, Aqmi, Al Qaeda au Maghreb etc… aussi bien les victimes des diverses catastrophes humaines et naturelles.
En cette même année de 2004, le fait de beaucoup apprécier votre vision politique j’avais dédié en votre nom mon Mini Mémoire de Licence en Anglais soutenu en Décembre de l’année à l’Université de Bangui dont le thème portait sur les « Soubresauts Politiques qui ont Fragilisé le Processus Démocratique en République Centrafricaine de 1993 à 2003 », y compris celui du Grand Guide Libyen Mouammar Al-KADHAFI, figure emblématique du panafricanisme que l’Afrique pleure à jamais. Que son âme repose en paix. Que la justice divine s’occupe drastiquement de tous les auteurs lâches et complices de sa mort.
Depuis lors jusqu’à ce jour, je me suis pleinement intéressé à votre vie, parcours politique, discours, aux actualités ivoiriennes etc. J’ai lu vos différents ouvrages et ai côtoyé plusieurs de vos proches amis et camarades politiques (ivoiriens ou étrangers) parmi lesquels figure votre ami de très longue date, Guy LABERTIT, ancien Monsieur Afrique de l’International Parti Socialiste que je lui rends au passage un vibrant hommage pour sa ferme loyauté à votre cause.
Plusieurs fois, en discussion avec votre ancienne épouse française et mère de votre fils ainé, Jacqueline CHAMOIS, une dame courageuse à saluer que je n’ai jamais tardé à la rejoindre en larmes chaque fois que nous évoquons votre détention injuste à la Haye. Je suis allé deux fois à la Haye (Mars 2016 et Avril 2017) pour vous apporter tout mon amour et soutien dans des grandes manifestations organisées sur place. Très à jour sur le déroulé de votre procès en cours dit de la honte, ouvert depuis le 28 Janvier 2016.
Croyez-moi, c’est ma treizième (13) année que mon cœur vous suit partout. Je détiens sur ma carte mémoire de téléphone vos nombreuses photos d’enfance, de votre jeunesse, vie de couple, d’engagements politiques, de formation militaire, diverses circonstances, de votre passage au pouvoir et de vos multiples apparitions en procès. Des preuves reflétant vos propos : « Quand un homme marche, il laisse des traces pour qu’on le retrouve sur le chemin qu’il parcourt ».
Le hasard de la vie a fait qu’actuellement je réside à Strasbourg, la ville dans laquelle vous et vos camarades de lutte à l’époque lointaine, avaient mis sur pied dans une chambre universitaire la première fondation de votre mouvement politique dans un cadre dénommé la « Charte de Strasbourg », considérée comme l’ancêtre de votre actuel grand mouvement politique, le Front Populaire Ivoirien (F.P.I) dont vous êtes le Président Fondateur.
Excellence, Monsieur le Président, tout le monde sait que vous êtes devant un tribunal colonial dirigé par vos propres bourreaux dont l’injustice est la règle de l’art. C’est un procès inique, purement politique et une véritable farce comme soulignait dans une des sorties médiatiques de la grande dame, Professeure Odile TOBNER : « Le Procès à la Haye contre Laurent GBAGBO est une pure comédie ».
Loin du prétoire, des questions sans réponses convaincantes autour de votre comparution ont fait l’objet de nos discussions.
– Pourquoi cette justice internationale ne poursuit qu’un seul camp ? Où est son impartialité dans cette posture ?
– Sur une période de six (06) mois, c’est à dire, d’Avril 2011 à Novembre 2011, elle prétend conduire des enquêtes débouchant sur des preuves accablantes pour le transfèrement de l’accusé à la Haye. En six (06) ans pourquoi n’est-elle pas en mesure d’ouvrir des enquêtes dans l’autre camp ? Ne croit-on pas à une véritable justice des vainqueurs ?
– Est-il juridiquement normal de garder en détention un accusé et en même temps demander au Bureau du Procureur de revoir sa copie d’accusations ? La volonté politique ne se cache pas derrière ce raisonnement juridique ?
– Copté ses proches collaborateurs dans l’appareil militaire pour les aligner comme des témoins à charge contre l’accusé sans qu’ils soient inquiétés. Ne sommes-nous pas dans un schéma de manipulation ?
– S’attendre au verdict de ce procès pas avant l’an 2022, c’est à dire, après onze (11) ans de détention préventive de l’accusé qui est totalement contraire aux normes de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Ce n’est pas une manœuvre dilatoire sur la base d’une connivence de jeu politique avec le pouvoir d’Abidjan ?
– Refusez à l’accusé plus d’une dizaine de fois sa demande de mise en liberté provisoire sur des justificatifs infondés tels que sa probable fuite ou ça pourrait engendrer des troubles socio politiques dans son pays d’origine. Pourquoi saboter le droit d’un accusé qui est censé bénéficier de présomption d’innocence ?
Les faits historiques les plus indéniables nous démontrent du long au large que depuis le début de vos luttes syndicales jusqu’à votre accession en Octobre 2000 à la Magistrature Suprême de l’Etat Ivoirien, Laurent GBAGBO, est un homme de culture pacifique et démocratique avec démarche le dialogue comme un moyen indispensable pour la résolution de tout différend politique. Votre style du sourire toujours aux lèvres témoigne une grande marque d’ouverture sociale et de proximité avec toutes les entités du pays.
Pendant votre règne, pas des règlements de compte politiques tels que des détentions arbitraires, des assassinats ou de contraintes à l’exil. Au nom de l’unité, de la concorde, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale, des rebelles du nord intégrés au Gouvernement, pas de poursuites pénales contre eux et suivi à la lettre de tous les engagements internationaux de sortie de crise. Le recomptage des voix de vote, recours légal et démocratique, était exigé sous la supervision d’une commission internationale pour décrisper les tensions politiques.
L’on se demande pourquoi cette volonté déguisée de vous faire noyer ? Que cherche réellement la France derrière cette mascarade ?
Aujourd’hui ça fait six (06) que vous êtes à la Haye, cependant les vrais criminels en Côte d’Ivoire, partout dans le monde aussi bien les destructeurs sanglants (en occident) de la Libye se pavanent en toute liberté. C’est une réalité de l’heure, plus personne croit à la crédibilité de cette justice internationale qui n’est qu’à la remorque des grandes puissances impérialistes.
Le Président rwandais Paul KAGAME avait raison de déclarer ceci : « La Cour Pénale Internationale est une justice raciale, coloniale, politique, sélective et partiale qui n’intéressera jamais le Rwanda ». De son côté, l’ex Président gambien Yahya JAMMEH avait précisé en ces termes : « La Cour Pénale Internationale est une cour des blancs pour persécuter et l’humilier l’homme noir ».
Grand bravo au Burundi, ce petit pays d’Afrique, qui a compris cette leçon et vient de claquer la porte et c’est sur ce dynamisme que notre jeune génération va pousser les autres pays africains concernés à suivre cet exemple courageux.
Excellence, Monsieur le Président, contrairement au plan de vos bourreaux de vous anéantir totalement, nous avons vu que votre charisme est en train d’orienter le monde vers une nouvelle direction. Les faits sont indéniables : Etant serein dans vos bottes, votre « INNOCENCE » a pesé lourdement sur l’éclatement de la Cour Pénale Internationale, avec des révélations fracassantes de corruption, de complicité avec les autorités politiques dans le monde etc.
Maintenu à la fois à des milliers de kilomètres loin de votre terre natale et vos frères et sœurs, elle a permis de révéler aux yeux du monde que vous êtes un homme tant aimé au-delà des frontières lointaines, à travers la campagne de Pétition Internationale initiée l’année dernière par le Patriarche Bernard DADIE et l’ex-Premier Ministre togolais Joseph Koffi KOFFIGOH recueillant 27 millions de signatures pour votre cause.
Resté inamovible devant les pires mensonges de la planète déversés sur vous, elle est devenue un effet de boomerang qui a fait rétracter les médias occidentaux à relayer votre vraie version de ce complot international.
Attaché fermement à votre logique de se battre pour les causes panafricaines, elle est devenue une force dissuasive pour faire basculer les témoins à charge en votre faveur et aussi couper court aux arguments mensongers de tous vos détracteurs.
Accepté de ne pas céder devant l’ennemi, elle est devenue une pesanteur pour faire d’Amnesty International votre avocat défenseur auprès de toutes les forces de mal dressées sur votre chemin, en dénonçant l’injustice dont vous faites l’objet liée au refus répétitif de votre demande de mise en liberté provisoire et aussi les conditions de votre transfèrement à la Haye.
Excellence Monsieur le Président, ma lettre a trois raisons :
D’abord, c’est pour vous témoigner tout mon soutien, surtout en ce moment très crucial dans votre vie. Je vous rassure quel que soit le contexte, je serai toujours la voix élogieuse de votre combat politique.
Ensuite, c’est pour vous faire comprendre à vive voix, mon éveil à travers une prise de conscience effective pour un véritable engagement et une disponibilité totale pour cette cause panafricaine. Enfin, c’est pour solliciter d’un côté, votre bénédiction comme l’exige notre tradition africaine, et de l’autre, révéler à travers votre image mon visage d’un combattant panafricain à l’échelle internationale.
La génération actuelle d’Afrique francophone est dynamique et éveillée, avec pour objectif de faire comprendre à nos dirigeants politiques de sortir de leur vieille logique, c’est-à-dire, celle d’exploiter comme moyen de gouvernance le «Logiciel Programmé de la Françafrique » qui ne cadre plus à nos réalités socio politiques. Elle est aussi responsable en évitant de transformer notre combat pour la dignité et le respect mutuel à une vengeance ou haine raciale vis-à-vis de l’occident.
L’Afrique a tant souffert sur tous les plans et la redresser est une responsabilité collective venant de ses propres filles et fils qui doivent résolument travailler afin de combattre la pauvreté, les maladies, l’ignorance, la mauvaise gouvernance, le tribalisme, la violence, les sabotages etc….
Notre jeunesse est sensible à la gravité des pillages interminables de nos ressources et l’infiltration des armes de guerre fabriquées chez les blancs et toujours commercialisées chez les noirs que l’occident détourne délibérément de souligner comme les vrais maux qui minent notre continent.
Pour finir ma lettre, Excellence, Monsieur le Président, mieux vaut tard que jamais et j’en profite pour vous transmettre du fond de mon profond cœur, toute ma compassion pour votre douleur traumatisante liée au décès de votre mère Marguerite GADO, en Octobre 2014 à Abidjan, pendant son transfert d’exil du Ghana vers son village de Mama, centre-ouest de la Côte d’Ivoire.
Malheureusement, l’injustice de l’homme blanc ne vous a pas permis de rendre un hommage bien mérité à une personne si chère dans votre existence. Que son âme repose en paix. Ma compassion est aussi élargie pour les disparitions de tous vos proches familiaux ou politiques, qui sont décédés loin de vous. Que leurs âmes soient merveilleusement accueillies dans le royaume céleste.
Par votre canal, j’apporte tout mon soutien à votre épouse Simone Ehivet GBAGBO, prise en otage depuis 2011 par le pouvoir sanguinaire d’Abidjan, au Ministre Charles BLE GOUDE, votre co-accusé avec qui vous partagez un quotidien d’otage, à vos parents, amis et compatriotes en détention, en exil ou qui subissent des persécutions, d’un degré à un autre pour leur appartenance à votre camp. Que Dieu, notre Seigneur Tout Puissant, agisse en leur faveur pour pouvoir renverser cette dure réalité.
Je félicite toute votre équipe de défense à la Haye, pour son travail remarquable aussi bien tous ceux ou celles dans le monde ne cessent de porter haut et fort votre cause, contre vents et marées. Que Dieu, notre Seigneur Tout Puissant, entende leurs voix. Très particulièrement, je jette des plus belles fleurs à votre fidèle compagnon de route et gardien du temple, Abou Dramane SANGARE, homme respectable dans sa loyauté pour votre cause.
Une copie de ma lettre va lui être destinée pour qu’elle soit lue à tous vos camarades pour témoigner une preuve matérielle et supplémentaire de soutien en montrant à tous vos détracteurs que même de très loin, il y a des voix derrière votre cause, et aussi elle permettra de réchauffer l’état d’esprit de tout un chacun pour ne pas lâcher cette bonne cause panafricaine.
Excellence, Monsieur le Président, six (06) ans sont déjà écoulés et l’occident a vraiment du mal à cacher son complot monté contre votre régime ni être en mesure d’établir des preuves accablantes d’accusations contre votre personne dans ce procès vide et politique. Vous êtes dans la vérité car vous ne cessez de dire que : « Le temps, c’est un autre nom de Dieu ».
Je crois fermement à votre libération imminente et aux diverses prophéties révélées par beaucoup d’hommes de Dieu dans le monde, qui ne cessent d’affirmer que : « Laurent GBAGBO est entré à la Haye par la porte d’humiliation et y sortira par celle de grandeur pour briller partout dans le monde ».
Si j’étais un sorcier, avant que ma lettre vous parvienne, en faisant le raccourci de toutes ces prophéties, j’allais me présenter devant votre cellule, vous ouvrir la porte de sortie et vous ramener en Côte d’Ivoire, votre terre ancestrale dont votre amour pour elle et tous vos compatriotes est indeskriptible. Une fois retourné à Abidjan, je vous promets INCHAALLAH, d’aller serrer vos mains, acte qui restera à jamais graver dans mes annales car mon rêve deviendra une réalité en vous rencontrant physiquement. Courage mon Président. Courage notre icone panafricaine et nous t’aimons fort.
« Des millions de cœurs à travers le monde souffrent de voir Laurent GBAGBO s’asseoir injustement et innocemment à la Haye » dixit le Ministre Charles BLE GOUDE, qui est un produit pur bien enraciné dans vos enseignements politiques. C’est un jeune ministre plein de vitalité, du charisme et d’un avenir radieux.
Que la main de Dieu, notre Seigneur Tout Puissant, anéantisse toutes les forces du mal qui tirent l’Afrique vers le bas, et donne une grande force à tous ceux qui œuvrent pour sa gloire.
Je vous prie, Excellence, Monsieur le Président, de croire à l’expression de ma profonde considération.
Nouhou HASSAN
Copie : Présidence Intérimaire à (Abidjan) du
Parti Front Populaire Ivoirien (F.P.I).
Nouhou HASSAN
Maitre en Anglais et Administrateur
Civil au Ministère des Affaires
Etrangères (République Centrafricaine)
12 Rue …., 67200 Strasbourg

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