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Les vérités que cache SORO

( L'Inter du mercredi 19 mars 2008 par Armand B. DEPEYLA)

Faire prendre des vessies pour des lanternes aux lecteurs de « Jeune-Afrique » ; telle semble être l’idée sournoisement entretenue par le Secrétaire général des Forces Nouvelles, le Premier ministre Guillaume Soro, à travers une interview accordée à ce journal Panafricain. Dans cet entretien, Soro a tenté de noyer le poisson, par des demi vérités, se présentant en « victime » et jonglant le clair-obscur, la manipulation et l’intox politique. Il a affirmé que « son organisation ( Forces Nouvelles) a une particularité... La rébellion ivoirienne n’a jamais coupé de bras, ni violé, ni creusé des charniers ».

De quelle rébellion parle Soro Guillaume ?, serait-on tenté de s’interroger. Car, celle qui se faisait appeler, dès son apparition en 2002, « Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire » et qui a donné naissance à des factions baptisées « Mouvement Populaire du Grand-Ouest » ( Mpigo de Félix Doh) et le Mouvement pour la Justice Paix ( MJP) du commandant Gaspard Déli, a commis les pires atrocités, aussi bien au centre qu’à l’ouest. Nous nous ferons fort de rappeler au souvenir de Soro Guillaume, qui semble avoir des trous de mémoire, les cicatrices du passage de sa rébellion à l’ouest et du massacre des gendarmes, ainsi que des purges ehtniques opérées au sein de son organisation.

La rébellion a occupé le département de Toulépleu et la sous-préfecture de Bloléquin ( aujourd’hui érigé en chef-lieu de département), entre octobre 2002 et mars 2003. Elle y a commis de violents crimes de sang inimaginables, des viols et des tortures les plus cruels. Des vieillards ont été décapités, des personnes enfermées et brûlées vives dans des maisons, des femmes enceintes éventrées à l’arme blanche, des bras, des jambes et des sexes de petits garçons tranchés à la machette, des yeux crevés à l’aide de produits chimiques, avec, en prime, des actes d’anthropophagie.

Lors de sa visite à Toulépleu en 2006, Mlle Boukéhi Lydie, du village de Nézobly ( village du Préfet de Région de Gagnoa, Mohiro Réné), avait été présentée au chef de l’Etat.
* Lydie Boukéhi dont les parents avaient été massacrés sous ses yeux, pour sauver son seul fils, avait offert, à la demande des rebelles, son bras à couper. D’un coup sec, son bras a été sectionné à la machette par les rebelles de Soro Guillaume.

*Bahibo Mélangninon, dont l’oncle ( Martin Bouheï) a eu la tête tranchée, lui, aussi, à la machette, avait donné un membre de son corps à couper, à la demande des rebelles, pour rester en vie. Aujourd’hui, elle est unijambiste... Les rebelles ont porté leur choix sur sa jambe droite, qui a été coupée d’un coup de roquette.

*A Péhé, toujours dans le même de département, plusieurs femmes enceintes dont Mme Zonhi, ont été éventrées, tout simplement, parce que les rebelles « voulaient connaître le sexe des enfants qu’elles portaient ». Elles et leurs bébés n’ont pas survécus à « ces césariennes »...

*Pour sa part, Kadjiké Eloi, surpris dans sa plantation, a été amputé de sa jambe à l’aide de sa propre tronçonneuse.

*A Guiéllé, trône un « monument aux morts » réalisé par Pol Dokui, directeur des antennes de la RTI. Ici, ce sont 57 personnes qui ont été massacrées.

*Tout comme à Saïbly ( village du commandant Kalo, responsable du parc-auto à la présidence de la République), situé à 7 km de Toulépleu. Là, plus 83 personnes, en majorité des femmes et des enfants reposent dans une fosse commune.

*A Toulépleu, presque tous les villages ont chacun leur fosse commune ou charnier.

*Bloléquin a aussi ses charniers et ses fosses communes...

*Au centre du pays, il y a eu ces massacres des gendarmes et leurs progénitures, qui a marqué plus d’un en Côte d’Ivoire. Dans ce rapport d’Amnesty international dont nous publions de larges extraits, il ressort que Soro Guillaume n’a pas dit la vérité aux lecteurs de « Jeunes Afrique » en mettant sous le boisseau un certain nombre de vérités.

La prise de Bouaké a été dramatique pour les Fds et leurs familles. L’un des survivants du massacre a raconté à la délégation d’Amnesty International comment lui et ses camarades ont été surpris par cette attaque. Ce 6 octobre 2002 en effet, les éléments du MPCI ont donc encerclé la caserne de la 3e légion et ont arrêté tous les hommes qui s’y trouvaient, à savoir une soixantaine de gendarmes accompagnés d’une cinquantaine de leurs enfants âgés de plus de douze ans. Ils ont été conduits au camp militaire. Nous sommes tous sortis des maisons avec un drapeau blanc, ils nous ont fait asseoir sur le goudron pour vérification. ». « Nous avons dû marcher durant plus d’une heure sous les huées de la population. Vers la préfecture de police, il y avait un attroupement qui criait : ‘Egorgez-les, tuez-les’. Des gens nous ont aussi jeté des cailloux et nous ont frappés. » « A plusieurs reprises, des hommes armés sont entrés dans la prison pour nous regarder et l’un d’eux nous a dit : ‘Souvenez-vous du Cheval Blanc(8), de la Mercedes noire(9), de Yopougon, moi j’ai été contraint de partir en exil, vous allez tous mourir. Un autre est venu plus tard et nous a dit : ‘Rappelez-vous de Yopougon, maintenant ce sera votre tour. Ce qui doit arriver, arrivera.’ » Vers 20 heures, « deux hommes sont entrés, un dozo et un autre en tenue militaire. Ils sont restés sur le seuil de la porte d’entrée et nous ont lancé des menaces.
Soudain, le dozo a envoyé une rafale de kalashnikov touchant tous ceux qui étaient devant lui. Certains détenus étaient assis, d’autres couchés par terre, beaucoup ont été touchés.
J’ai pu en réchapper parce que j’étais adossé au robinet qui se trouve près des WC, dans le coin gauche de la prison, j’étais donc hors de portée des tirs. Puis ils ont fermé la porte et sont repartis ». Une demi-heure plus tard, un deuxième groupe d’hommes armés a ouvert la porte de la prison. : « Je me suis caché dans une des cellules du fond, d’autres plus agiles sont montés sous la toiture. Une demi-heure plus tard, des hommes armés sont entrés et ont continué à tirer de manière aveugle sur nous. J’ai entendu des enfants qui criaient : ‘Nous ne sommes pas gendarmes, ne nous tuez pas !’ ».

Vers 22 heures, un troisième groupe est entré et l’un des hommes a crié : « Tuez-les tous ». Alors l’un des membres du groupe est entré dans l’enceinte de la prison en enjambant les corps des personnes tuées et blessées qui gisaient dans la cour. Un témoin a raconté à Amnesty International l’arrivée de cet homme en armes près de lui : « J’étais caché dans la cellule de gauche et le mur nous protégeait des tirs mais l’un des ‘mutins’ s’est approché de nous et a jeté un coup d’œil dans notre cellule en disant : ‘Putain, ils sont encore beaucoup ici’. Il a arrosé la chambre de balles, puis il a pris un autre chargeur et a tiré sans distinction. Quand il est parti, je me suis grimé de sang et je me suis caché sous un cadavre pour me protéger ».

Ce témoignage démontre bien que cette tuerie planifiée n’a pas été commise de manière incontrôlée. D’où la responsabilité directe de Soro Guillaume.
Selon les survivants, ces trois vagues successives de tirs ont tué une quarantaine de gendarmes, une trentaine de leurs enfants et 5 civils arrêtés avec eux dont un instituteur et un vendeur travaillant dans la pharmacie « des 18 logements » à Bouaké. L’un des gendarmes rencontrés par Amnesty International a ainsi perdu trois fils dans ce massacre. L’un d’eux est mort sur le coup le 6 octobre au soir, deux de ses fils sont morts dans ses bras le lendemain : « J’ai été arrêté avec trois de mes enfants, l’un âgé de vingt et un an, a été tué sur le coup le dimanche soir. Mes deux autres fils, âgés de dix-neuf ans et de vingt-trois ans, ont été blessés. Je suis resté à côté d’eux tout le lundi mais ils sont morts ce jour-là des suites de leurs blessures. ».

L’un des gendarmes survivants a raconté que des gens venaient régulièrement regarder par le trou de la serrure. Ce n’est que le mardi 8 octobre vers 17.00 heures que les portes de la prison se sont ouvertes à nouveau et que les éléments du MPCI ont demandé à certains détenus de sortir les cadavres pour aller les enterrer. L’un des gendarmes chargés de cette tâche a raconté à Amnesty International : « Certains cadavres étaient déjà en état de putréfaction, l’odeur était telle que les ‘mutins’ sont entrés dans la prison en se couvrant le nez et la bouche...Nous avons fait trois chargements et nous sommes allés les enterrer dans des fosses collectives près du quartier appelé ‘Dar es Salaam’ ».

ans la nuit du 8 au 9 octobre, sept autres blessés ont succombé à leurs blessures. Le mercredi 9 octobre, les gardes ont choisi quelques survivants pour aller enterrer ces nouveaux morts. Mais contrairement au jour précédent, aucune de ces personnes n’est revenue en prison. Tous les survivants du massacre de Bouaké sont convaincus qu’elles ont été abattues sur les lieux du charnier après avoir été obligées d’enterrer leurs camarades. Les exécutions sommaires se sont poursuivies. En effet, le 14 novembre 2002, deux gendarmes, l’adjudant Vléi Déhé Paul et le maréchal des logis chef, Koué Bi Zanli, ont été extraits de leur cellule en compagnie d’un membre du MPCI, nommé Sékou : « Ces trois personnes ne sont jamais revenues parmi nous, nous avons compris que rien n’était fini. On a demandé plus tard à des rescapés d’aller les ensevelir ».

Par ailleurs, la guerre de leadership qui a opposé Soro à IB avait donné lieu à une profonde purge ethnique au sein des Forces Nouvelles. On se rappelle que Koyaka et Sénoufo des Forces Nouvelles s’étaient canardés. Des chefs de guerre, proches d’IB, tels Kass avaient été tués.

Récemment encore, sous le cache-sexe d’un coup d’Etat, des exécutions sommaires, des assassinats et épuratiosn ethniques au sein des Forces Nouvelles avaient été dénoncés et condamnés par l’ONUCI. Et M. Youn-Ji Choi, nouveau représentant du secrétaire général des Nations unies, devrait produire un rapport au Conseil de Sécurité de l’Onu. Le MIDH, lui fait état d’exécutions sommaires d’au moins 7 personnes au cimetière municipal de Bouaké dont la plupart ont été arrêtées à leurs domiciles. Pour ce qui est des viols des mineurs, c’est l’apanage de toutes les rebellions au monde. Et Soro est bien placé pour savoir que ses hommes ont bel bien violé.

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