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Quelque chose de pourri dans la Chiraquie

20/10/2005  Scandale – Au-delà des cris d’orfraie poussés par la presse française, le vrai scandale qui risque d’emporter Alliot-Marie et Jacques Chirac (qui veulent sacrifier Poncet pour leur survie politique) est la soustraction aux yeux de la justice française des indices pouvant faire avancer l’enquête. Les auditions des assistants techniques de l’armée ivoirienne sont censurées ; Bentégeat ment sur les boîtes noires des Sukhoï…

«Le Courrier d’Abidjan» l’a affirmé dès que l’information de la suspension du général Henri Poncet a été rendue publique. Au-delà de «l’affaire Mahé», les représailles de Michèle Alliot-Marie et de Jacques Chirac contre l’ancien patron de Licorne, étaient directement et exclusivement liées aux événements de novembre 2004. Les choses sont devenues plus claires depuis hier : deux jours après l’annonce qui a fait trembler la «Grande muette», le dossier est exhumé par le quotidien Le Monde, historiquement très compréhensif vis-à-vis de la «raison d’Etat».

Dans un article catégorique, le quotidien affirme que «l’enquête française désigne le pouvoir ivoirien». Il suffit pourtant de lire l’article en question et de faire un certain nombre de recoupements sur le terrain ivoirien pour se rendre compte que la déclassification des documents secret-défense ainsi que la présence actuelle en France d’Ange Kessy, procureur militaire ivoirien, menacent plutôt l’exécutif français.

En effet, le dossier à charge de la juge Raynaud est prodigieusement vide. A part les rumeurs malveillantes de la rue Saint-Germain, où se situe l’état-major français, elle n’apporte rien de nouveau. Selon elle, la preuve qui atteste de manière absolue que le «bombardement» de Bouaké a été directement ordonné par le pouvoir ivoirien, c’est… une note de la Direction du renseignement militaire (DRM), structure de renseignement directement sous les ordres d’Alliot-Marie. Laquelle affirme, sur la base du tableau d’avancement de l’armée ivoirienne, que l’armée «accorde notamment une promotion aux pilotes soupçonnés d'avoir bombardé les emprises de la force Licorne, le 6 novembre 2004 à Bouaké». «Sont ainsi promus par le président ivoirien Laurent Gbagbo le lieutenant-colonel Oueï, ainsi que deux pilotes, les lieutenants Gnanduillet et Degri Akpali. Selon la DRM, ces officiers seraient les «seuls à avoir bénéficié d'une promotion au mérite. (...) Cet avancement n'est pas dénué d'ambiguïté et apparaît comme une récompense pour services rendus»», écrit Le Monde, qui affirme pourtant par ailleurs que le lieutenant-colonel Oueï (aujourd’hui colonel) a été «noté très au-dessus de la moyenne» pendant ses années de formation en France.

A part ce jugement de valeur émis par les services secrets, la juge Raynaud n’a rien. Elle n’a rien parce que Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense, a une fois de plus menti. Le 4 octobre, le ministère de la défense a indiqué que "Michèle Alliot-Marie – avait – décidé de suivre l'avis de la commission consultative du secret de la défense nationale et de procéder à la déclassification des documents en rapport" avec le bombardement de Bouaké. Il n’en est rien. Selon Le Monde, elle a décidé de censurer une partie du dossier ivoirien figurant dans les archives militaires. Dans le courrier qu'elle a fait parvenir à la juge Raynaud, le 4 octobre, la ministre écrit ceci : «Je vous informe que la commission consultative du secret de la défense nationale a rendu un avis favorable à la déclassification partielle des informations sollicitées et que j'ai décidé de suivre cet avis. J'estime toutefois opportun de ne pas déclassifier deux extraits du document nº135 du 5 novembre 2004, page 2 avant-dernier paragraphe, page 3 dernier paragraphe, après "ville" ainsi que la page 4 intégralement, tous éléments fondés sur des rumeurs faisant état de faits sans liens avec votre saisine.»

Derrière le brouhaha phénoménal orchestré par les médias français à la solde du pouvoir, c’est plutôt ce «charcutage» du dossier secret-défense, ce refus sournois de se soumettre aux recommandations de la commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), qui avait demandé la déclassification d’un certain nombre d’éléments du dossier – contrairement à une tradition française qui veut que cette commission soit toujours suivie par les politiques, et ce depuis sa création en 1998. «Entre le "tri" effectué par la CCSDN et celui du ministère de la défense, les rapports, notes et fiches déclassifiés et versés à la procédure ont été largement amputés. De fait, une bonne partie des documents transmis à la juge Raynaud sont constitués de feuilles blanches barrées d'une ligne noire, ce qui confère au dossier une aura de mystère supplémentaire», est obligé de reconnaître Le Monde. Il y a en tout cas quelque chose de sidérant à voir la Chiraquie critiquer en Poncet le «goût immodéré du secret» alors qu’elle-même fait disparaître les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité sur la mort de plusieurs ressortissants français…

Les auditions des assistants techniques de l’armée ivoirienne ont disparu

En plus, la «censure» d’Alliot-Marie est d’autant plus scandaleuse qu’elle touche le cœur du dossier. La France officielle a toujours accusé des assistants techniques de l’armée ivoirienne, originaires de Biélorussie, d’avoir été les mains ouvrières du bombardement de Bouaké. C’est pour cette raison qu’en occupant par la force l’aéroport d’Abidjan, la France a arrêté, de manière tout à fait illégale et à grand renfort de publicité, 15 assistants techniques originaires d’Europe de l’Est – Biélorussie, Ukraine, Russie. Elle les a gardés pendant quatre jours, les a photographiés, les a interrogés avant de les remettre au Consulat de Russie par l’intermédiaire de la Croix-Rouge (au nom de quoi ?). Qu’ont donc dit ces «mercenaires» aux enquêteurs de Licorne ? Ont-ils avoué ? Ont-ils accusé le pouvoir ivoirien de leur avoir donné un ordre ? Impossible de le savoir : Michèle Alliot-Marie a décidé de soustraire leurs dépositions des regards de la juge Reynaud. L’armée française ment une fois de plus en disant qu’elle n’avait pas mandat pour interroger les «mercenaires» (avait-elle mandat pour les arrêter, en plus loin du théâtre des opérations ?).

Mais les avocats des parties civiles, qui ont eu le dossier amputé, commencent à gronder, comme l’indique une dépêche de l’agence américaine Associated Press. «Le 9 novembre 2004, soit pendant la rétention des mercenaires, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie affirme que cette attaque résulte d'une action "délibérée des pilotes des chasseurs, dont on sait qu'ils sont des mercenaires biélorusses". Au vu des déclarations de la ministre et de certains documents déclassifiées, les parties civiles se demandent si les mercenaires biélorusses - pilotes des deux Soukhoï - dont fait état Mme Alliot-Marie ne se trouvaient pas parmi les quinze mercenaires arrêtés par l'armée française le 7 novembre.

Parmi les documents en possession de la juge, figure une planche photographique des mercenaires suivie d'une dizaine de feuillets dont la levée du secret-défense a été refusée. Les feuillets pourraient correspondre à l'audition des mercenaires lors de leur rétention à Abidjan, estime Me Jean Balan, l'un des avocats de la partie civile». De bonne foi, cet avocat pense que cette censure vise à protéger les autorités ivoiriennes. "La raison d'Etat ne peut être que compatible avec la recherche de la vérité", assure-t-il. "Si ces quinze mercenaires devaient être mis en examen, ils risquent de désigner les donneurs d'ordre qui ne peuvent venir que de la plus haute autorité ivoirienne et cela ne peut qu'embarrasser le gouvernement français"». Les autorités françaises, qui accusent à cor et à cri le président ivoirien d’avoir ordonné l’attaque du camp français de Bouaké, ne peuvent pas, logiquement, le «couvrir» dans le même temps. Ce sont ceux qui cachent les dépositions des assistants techniques qui pourraient, en réalité, être «désignés» par les éléments qu’ils dissimulent à la justice et aux familles des victimes…

Boîte noire des Sukhoï : les graves mensonges de Bentégeat

Où sont donc passées les boîtes noires des deux Sukhoï qui, prétend-on, auraient détruit le camp français à l’aide «d’au moins cinq» roquettes (selon le reporter de France 2 sur place, il s’agissait de deux à trois roquettes) ? C’est la question que s’est posée la juge Reynaud. Elle a interrogé le chef d’état-major de l’armée française, le général Bentégeat, qui lui a répondu par un mensonge grossier. Ainsi, Le Monde écrit : «Dans sa commission rogatoire, la magistrate, qui évite toute mise en cause directe, a fait part de son souhait de retrouver les boîtes noires des deux avions Soukhoï détruits par l'armée française peu après l'attaque de Bouaké. Peine perdue. Dans un courrier du 5 octobre, le général Henri Bentegeat, chef d'état-major des armées, a ruiné ses espoirs : "Je vous confirme que – les boîtes noires – n'ont jamais été récupérées par un militaire français. Les avions ont été détruits à distance, sans que les militaires français s'en soient approchés."»

Hallucinant ! Les médias du monde entier ont pourtant raconté de manière unanime comment les choses se sont passées. Il y a eu trois quart d’heures entre le moment où les Sukhoï 25 sont revenus à l’aéroport de Yamoussoukro le 6 novembre, et celui où l’aviation française, qui occupait de manière structurelle le tarmac de l’aéroport, a tout juste retourné ses canons contre les avions ivoiriens et les a bombardés, provoquant la fuite des militaires ivoiriens. Les avions n’ont donc pas été détruits à distance. Ce sont 3 MI-24, un PUMA et un MI-8 positionnés à l’intérieur du palais présidentiel de Yamoussoukro qui, dans la nuit du 6 novembre, ont été détruits au sol par des missiles lancés par des hélicoptères Gazelle n’émettant aucun signal lumineux ou sonore.

L’armée française est restée maîtresse de l’aéroport de Yamoussoukro pendant plusieurs jours. A son départ, elle a laissé les carcasses des Sukhoï… sans leurs boîtes noires. Où sont-elles donc passées ? Auront-elles le même destin que celle de l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, volatilisées elles aussi, en 1994, au début du génocide rwandais ? Le mensonge de Bentégeat vise en tout cas à camoufler la boîte dans laquelle figurent toutes les conversations de l’équipage des Sukhoï.

Par ailleurs, pourquoi la juge française n’a-t-elle pas eu les éclats des roquettes qui ont détruit le camp militaire français ? Où sont-ils passés, alors que l’armée française s’est fait un devoir de nettoyer de fond en comble leur camp et ses environs avant de laisser entrer toute personne étrangère, notamment le procureur militaire ivoirien. Pourquoi n’y a-t-il eu aucune reconstitution des faits à Bouaké, alors que les militaires français continuent d’y demeurer ? Pourquoi aucun journaliste n’a pris des photos claires des dégâts ? Quand l’armée française montrera-t-elle des images nettes de son camp détruit ?

Il est aujourd’hui évident que le quatuor Chirac-Alliot-Marie-Bentégeat-Poncet a fait disparaître tous les indices matériels pouvant permettre d’établir rationnellement les faits qui se sont déroulés à Bouaké. Mais cela n’a pas suffi. Dans leurs anticipations, les trois premiers se rendent compte que le mensonge ne pourra pas tenir longtemps. Ils ont donc décidé de sacrifier le dernier cité, en préparant l’opinion à admettre qu’il a menti et induit ses supérieurs en erreur sur le bombardement de Bouaké.

Théophile Kouamouo - kouamouo@yahoo.com

Source: Le Courrier d'Abidjan

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